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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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Emotions électriques, le Rock Blog Libéré

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 19:25

La plupart du temps, lorsqu’on évoque les groupes anglais des années 60, on commence par les mods : Kinks, Who, Small Faces... Les Beatles sont définitivement inclassables et pour les rockers, on se limite généralement aux Rolling Stones.

C’est négliger l’importance des Pretty Things
, groupe méconnu, mais qui a ouvert quelques brèches avant tout le monde
. Leur riche carrière offre aux amateurs de curiosités un impressionnant réservoir de curiosités esthétiques, dans lequel les perles abondent.




Formés en 1963 dans le Kent, c’est-à-dire la banlieue londonienne, ces quatre mauvais garçons se font d’abord remarquer en faisant beaucoup de bruit. Sorti en 1964, le 45 tours « Rosalyn » n’a rien à envier, du point de vue de l’agressivité, à « You Really Got Me » des Kinks, sorti la même année. Au contraire, les Pretty Things vont même plus loin, annonçant en deux minutes sauvages ce qui fondera le punk-rock une douzaine d’années plus tard. Le titre « Don’t Bring Me Down », suivi d’un premier album, confirme qu’il va désormais falloir compter sur eux et sur le charisme de leur chanteur, Phil May, souvent comparé à Jagger.


Toutefois ils se mettent bien vite à explorer de nouveaux territoires. Dès 1965, ils font partie des premiers défenseurs britanniques du psychédélisme avec le titre « L S D », l’un des rares standards qui ne soit pas sorti officiellement en son temps et qui se soit fait connaître uniquement par la scène et les éditions pirates. Plus ouvragé, leur deuxième album, « Get The Picture ? », paru la même année, reste très proche du « rythm’n blues ». Il contient d’excellents titres, comme le classique « Midnite To Six Men ».

Après une année entière d’expériences chimiques et électriques, ils reviennent en 1967, avec un 33 tours déroutant : « Emotions ». Malgré l’ouverture musicale que connaît le rock cette année-là (« Sgt-Pepper », « Their Satanic Majesty’s Request »…), ses influences médiévales et folkloriques surprennent le public, qui attendra quelques années avant de s’enthousiasmer pour ces musiques. Les excellentes chansons continuent de pulluler, en tête desquelles les discophiles classeront « Walking Through My Dreams », une face B teigneuse et aérienne, n’ayant rien à envier aux
Pink Floyd de Syd Barrett. Même parties dans ce genre de trips, les paroles n’oublient cependant pas l’ancrage social du groupe, comme en témoigne « Death Of A Socialite ».

Avec « S.F. Sorrow », en 1968, les Pretty Things ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire en publiant le premier opéra-rock officiellement répertorié. Trop étrange et chaotique pour être le chef d’œuvre que décrivent certains, le disque possède néanmoins ses moments de génie, comme « I See You ». Et surtout, il inspire à Pete Thownshend « Tommy », le double album des
Who qui fera vivre au rock un impressionnant virage.

Cependant, comme on pouvait s’y attendre, le grand public se trouve définitivement largué, et seuls les fouineurs les plus persévérants peuvent espérer découvrir les quelques pépites cachées sur leurs albums des années 70. Après une première séparation en 1980 (Phil May avait quitté le groupe cinq ans plus tôt), le groupe s’est reformé à la fin des années 90. En 1999, « Resurrection », enregistrement live des titres de « S.F. Sorrow », permet à la critique de se replonger dans leur œuvre, tandis que le disque studio « Rage, Before Beauty », la même année, les voit revenir au « good old rock’n roll » de leur jeunesse. Habitué des petites salles et des audiences de fins limiers, le groupe se produit régulièrement sur scène depuis.

Le rayonnement des Pretty Things est souterrain mais essentiel. Sur son album de reprises « Pin Ups », paru en 1973,
David Bowie (auteur d’un célèbre « All You Pretty Things ») n’hésite pas à reprendre « Rosalyn » et « Don’t Bring Me Down », montrant l’influence majeure que ce groupe a exercé sur sa musique. A la même époque, les formations de garage et de pub-rock (Dr. Feelgood, the Inmates et leurs plus obscurs condisciples) continuent de faire vivre ce répertoire auprès des amateurs. En fait, en inventant l’opéra-rock tout en revendiquant la simplicité, les quatre musiciens ont creusé les deux voies qui se sont affrontées au cours des seventies : le progressif et le punk, un duel qui n’est toujours pas résolu…

Stoppez la playlist en cours à la fin de cet article pour un meilleur visionnage de ces trois vidéos :


A Whole Scene Going (1966)


Cries From The Midnight Circus


S.F. Sorrow (1968), l'album  :

Basé sur une nouvelle écrite par le chanteur et guitariste Phil May, l'album est structuré comme un cycle de chansons racontant l'histoire de la vie d'un dénommé Sebastian F. Sorrow, qui connaît l'amour, la guerre, la folie et le désenchantement de la vieillesse.

L'album fut enregistré au cours de l'année 1967 dans les fameux studios EMI (devenus "Studios Abbey Road") à Londres, tandis que dans les mêmes studios, les Beatles et Pink Floyd enregistraient respectivement Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (studio 1) et The Piper at the Gates of Dawn (studio 3).

Le groupe travailla avec le producteur Norman Smith, qui avait enregistré les premiers albums des Beatles, et l'ingénieur du son Peter Mew. Ils expérimentèrent les dernières innovations sonores, comme le mellotron ou les premiers générateurs de sons électronique, utilisant souvent des techniques et des gadgets conçus sur place par les techniciens d'EMI. Phil May a déclaré avec emphase que Smith était le seul à EMI qui soutenait vraiment ce projet, et que son expérience technique fut inestimable pour le résultat final. Cette attitude contraste nettement avec les difficultés rencontrés par Pink Floyd avec Smith.

 



L'histoire :

Le style de narration de S.F. Sorrow est différent de celui de la plupart des autres concept albums/opéras rock : là où Tommy (The Who) ou The Wall (Pink Floyd) utilisent les paroles des chansons comme moyen de faire progresser le récit, l'essentiel de l'histoire de Sebastian F. Sorrow est raconté dans de petits paragraphes intercalés entre les paroles des chansons dans le livret de l'album. Ces notes explicatives furent également lues à haute voix par Arthur Brown durant le seul concert où le groupe interpréta cet album.

Comme The Wall et Tommy, S.F. Sorrow s'ouvre sur la naissance du personnage principal. Sebastian F. Sorrow nait au « numéro trois », dans une petite ville sans nom et de parents ordinaires. La ville est soutenue par une usine connue sous le nom de Misery Factory, « usine à misère » (S.F. Sorrow is Born). L'enfance banale du petit Sorrow, un garçon doté d'une grande imagination, s'achève brutalement lorsqu'il a besoin d'un travail. Il part travailler avec son père à la Misery Factory, où de nombreux employés viennent d'être renvoyés. Cette embauche fait de Sebastian un objet de haine, dans la mesure où il est considéré comme un briseur de grève ou peut-être comme le jeune arriviste venu prendre la place d'un homme plus âgé (Bracelets of Fingers).

Cependant, la joie existe toujours pour lui, sous la forme d'une jolie fille qu'il croise tous les matins et à laquelle il pense constamment. Ils tombent amoureux et sortent ensemble, mais leurs plans de mariage volent en éclats lorsque Sorrow est enrôlé dans l'armée (She Says Good Morning).

Sorrow est incorporé dans une unité d'infanterie légère et part combattre, peut-être dans la Première Guerre mondiale. Il sombre dans la stupeur et passe la guerre entière dans une peur bleue, sa vie étant rythmée par le bruit des fusils et des canons. Sorrow survit à la guerre et s'installe dans un pays nommé Amerik, qui fait clairement référence aux États-Unis (la chanson Balloon Burning commence avec les mots « New York »). Pour le rejoindre, sa fiancée emprunte un dirigeable, le « Windenberg » (Hindenburg), mais un incendie éclate à bord à l'arrivée (Ballon Burning), tuant toutes les personnes à bord. Sorrow reste seul, sa fiancée bien-aimée morte (Death).



Sorrow plonge dans la dépression, qui le mène dans un voyage épique au cœur de son subconscient. Errant dans les rues, il rencontre le mystérieux
Baron Saturday, figure de la mythologie haïtienne, qui l'invite à partir en voyage et, sans attendre la réponse de Sorrow, « emprunte ses yeux » et entame un voyage à travers le Monde d'en-dessous (Baron Saturday).

Le voyage s'achève par un vol dans les airs, où Sorrow est emporté par le Baron Saturday. Sorrow pense qu'il vole vers la Lune, un astre qui l'a toujours fasciné, mais à la place, il découvre son propre visage. Le Baron le pousse à travers la bouche de ce visage, puis à travers sa gorge, où ils découvrent un ensemble de portes en chêne. Saturday les ouvre et attire Sorrow à l'intérieur, où il découvre une salle pleine de miroirs (The Journey). Chacun d'entre eux reflète un souvenir de son enfance, et Saturday conseille à Sorrow de bien les étudier. Après la salle des miroirs vient un long escalier en colimaçon, qui le conduit à deux miroirs opaques. Ceux-ci lui montrent les atroces vérités et révélations de sa vie (I See You).

Sorrow est détruit par son voyage, qui lui fait comprendre qu'il ne peut plus faire confiance à personne, et que la société ne fera que vous rejeter lorsque vous serez trop vieux pour la servir plus longtemps (Trust). Il se retire dans un isolement mental où il souffre d'une solitude éternelle (Old Man Going). À la fin de l'album, il s'identifie à « la personne la plus seule au monde » (Loneliest Person).



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commentaires

razibuzouzou 24/01/2011 14:24



  Je  ne  m'en  lasse  pas chez  Pretty   Things. Ils   ne  sont  pas  vieillis  par  rapport  aux  sTones .
Toujours  d'actualité.  le  SiTE  est   fait  honnètement : félicitation.



Tonton 05/03/2011 23:41



Merci pour ton message. Ta contribution à ce site (idées, envies...) est la bienvenue!!!



Tonton 14/09/2008 18:14

Hola todos!!! Cela fait peu de temps que j'ai découvert The Pretty Things et j'avoue que cet album "SF Sorrow" est sublime. Il est vrai qu'à l'époque entre les Beatles, les Stones, les Who...pas facile de se faire une place dans l'élite du rock britannique mais des fois il est bon de ne pas regarder les têtes d'affiches, de creuser un peu + et v'là qu'il y a des groupes médiatiquement inexistants mais dont le son est énorme!!! Bienvenue à vous Olivier et Eelsoliver...bientôt The Kinks auront droit à leur article sur ce blog car c'est un groupe que l'on ne peut négliger quand on parle des Sixties!!!Je vais de suite voir ce blog ciné et écouter sur myspace "Skies of Acardia"...

eelsoliver 14/09/2008 17:29

Bonjour! Merci pour cet article e classe sur teh pretty things! Cependant, j'aimerai revenir sur les Kinks!Un groupe essentiel! J'ai découvert ce groupe de légende grâce à l'album somenone else by the Kinks!Un pur bijou!Sinon de mon côté, je tiens un blog sur le ciné et critiques de films. Voici l'adresse:http://cinemadolivier.canalblog.com/

Olivier 13/09/2008 13:49

C'est vrai, quel excellent album! Et le suivant Parachute n'est pas mal non plus! A part certains cotés kitsch concernant les choeurs de temps en temps, les mélodies de ces albums sont sublimes, et en plus les albums sont super variés!

fred-zibalo 13/09/2008 09:03

salut tonton, merci pour ton com très sympa, je suis vraiment très content d'être dans ta communauté, car ton blog est aussi d'une richesse incroyable, je n'ai malheureusement pas de disque des pretty things, mais ça viendra certainement un jour, c'est vrai que dans les annéees 60, de nombreux groupes ont du oeuvré enormement pour se faire une place au soleil, les premières places etant très occupées par des groupes gigantesques, ne laissant que l'ombre aux autres, il fallait avoir le talent des denicheurs de groupes et la perseverance de ceux la pour affirmer leurs valeurs et toutes leurs entités...bravo encore à ce blog...a+, fred