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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 21:43

Bob Dylan et l'engagement social
 
Le 28 août 1963, Dylan, comme Joan Baez, Mahalia Jackson, etc. participe à la Marche sur Washington, où plus de 200 000 pacifistes se rassemblent pour dénoncer l'inégalité des droits civiques que subit la population noire. Après que les orateurs se furent succédé et que Martin Luther King eut prononcé son célèbre discours « I have a dream », il interprète Only A Pawn In Their Game (vidéo ci-dessous), tandis que Peter, Paul and Mary chantent Blowin' In The Wind


Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier avant de stopper le morceau à l'écoute actuellement à la fin de cet article :

 


Cet épisode illustre l'implication de Dylan et de nombreux autres artistes pour les droits civiques à cette période : par l'intermédiaire de Suze Rotolo, qui travaillait au CORE (le Congress of Racial Equality), et de Broadside, il côtoyait le milieu contestataire étudiant, qui militait pour les minorités, dans un contexte difficile.

Le 10 mai 1963, à Greenwood, dans le Mississipi, Dylan avait chanté à un rassemblement organisé par le SNCC, pour inciter la population noire des États du Sud à s'inscrire sur les listes électorales.

De même, sa présence aux concerts de Joan Baez, leur relation amoureuse, contribuèrent à forger son image de héraut de la contestation sociale, aux côtés de Joan. Surgissent cependant les signes de l'étroitesse et de l'inexactitude de cette image.





Le 13 décembre
1963, au cours d'un banquet de charité organisé par le Comité de Secours aux Libertés Civiques (Emergency Civil Liberties Commitee, ECLC), Dylan reçoit le prix Tom Paine, qui récompense « une personnalité qui a symbolisé le juste combat pour la liberté et l'égalité ». Grisé par l'alcool, il prononce un discours désastreux.


À l'occasion d'un profil réalisé par Nat Hentof pour le
New Yorker, Dylan décrivit son impression :

« Je suis tombé dans un piège quand j'ai accepté le prix Tom Paine […] dès que je m'y suis pointé je me suis senti oppressé. […] Ça m'a vraiment pris à la gorge. Je me suis mis à boire. J'ai… vu un groupe de gens qui n'avaient rien à voir avec mon genre d'idées politiques. J'ai regardé le parterre et j'ai eu la trouille. […] On aurait dit qu'ils donnaient de leur argent parce qu'ils culpabilisaient ».



Dans cet article, Dylan dit également :

« Je fais partie d'aucun Mouvement. Sinon je ne pourrais rien faire d'autre que d'être dans le Mouvement. Je ne peux pas voir des gens s'asseoir et fabriquer des règles pour moi. Je fais un tas de trucs qu'aucun Mouvement n'autoriserait. »



Joan Baez, de laquelle Dylan s'éloigna en
1964, le décrivit de la façon suivante :

« Pour on ne sait quelle raison, à mon avis, il veut se libérer de toute responsabilité. N'importe quelle responsabilité, concernant n'importe qui, me semble-t-il. S'en tirer tout juste avec ce que les autres ont à offrir. »


Only A Pawn In Their Game (1963)
ALBUM : "THE TIMES THEY ARE A-CHANGING". - 1964


Le meurtre en 1963 de Medgar Evers, leader noir du Missouri, fut un choc pour la nation. Dylan utilise le meurtre pour montrer les racines du mal.
Confusion entre les victimes et celui qui fait les victimes: "Le pauvre blanc sert d’outil entre leurs mains".
Dans le racisme du Sud de l’époque, le "diviser pour régner" a maintenu le Blanc et le Noir dans le même dénuement.




Only A Pawn In Their Game Rien qu'un pion dans leur jeu
A bullet from the back of a bush took Medgar Evers'blood.
A finger fired the trigger to his name.
A handle hid out in the dark
A hand set the spark
Two eyes took the aim
Behind a man's brain
But he can't be blamed
He's only a pawn in their game.
Une balle tirée d'un buisson répandit le sang de Medgar Evers.
Un doigt appuya sur la gâchette à son nom.
Un poing caché dans l'obscurité
Une main arma le fusil
Deux yeux le prirent comme objectif
Guidés par le cerveau d'un homme
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
A South politician preaches to the poor white man,
"You got more than the blacks, don't complain.
You're better than them, you been born with white skin," they explain.
And the Negro's name
Is used it is plain
For the politician's gain
As he rises to fame
And the poor white remains
On the caboose of the train
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Un politicien du sud a dit au pauvre blanc,
"On t'a donné plus qu'aux noirs, te plains pas.
Tu es meilleur qu'eux, tu es né avec la peau blanche", on t’apprend.
Et le nom du noir
Est employé c'est clair
Au profit du politicien
Pour accroître sa renommée
Et le pauvre blanc est laissé
A la queue du train
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
The deputy sheriffs, the soldiers, the governors get paid,
And the marshals and cops get the same,
But the poor white man's used in the hands of them all like a tool.
He's taught in his school
From the start by the rule
That the laws are with him
To protect his white skin
To keep up his hate
So he never thinks straight
'Bout the shape that he's in
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Les shérifs, les soldats et les gouverneurs ont été payés,
Les inspecteurs et les flics aussi,
Mais ils se servent du pauvre blanc comme d'un outil entre leurs mains.
Dans son école on lui apprend
Depuis le début et dans les règles
Que les lois sont avec lui
Pour protéger sa peau blanche
Qu’il faut garder beaucoup de haine
Alors il ne doute jamais
Du moule qu'on lui a coulé
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
From the poverty shacks, he looks from the cracks to the tracks,
And the hoof beats pound in his brain.
And he's taught how to walk in a pack
Shoot in the back
With his fist in a clinch
To hang and to lynch
To hide 'neath the hood
To kill with no pain
Like a dog on a chain
He ain't got no name
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Du fond de sa pauvre baraque, des fêlures il regarde les rails,
Et de ses sabots il bat le pavé dans sa tête.
Et on lui apprend comment marcher en bande
A tirer dans le dos
Avec les poings serrés
A pendre et à lyncher
A se cacher derrière la cagoule
A tuer sans remords
Comme un chien enchaîné
Il n'a pas de nom
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
Today, Medgar Evers was buried from the bullet he caught.
They lowered him down as a king.
But when the shadowy sun sets on the one
That fired the gun
He'll see by his grave
On the stone that remains
Carved next to his name
His epitaph plain:
Only a pawn in their game.
Aujourd'hui, Medgar Evers est mort de la balle qui l'a frappé.
Ils l'ont fait descendre comme un roi.
Mais quand l'ombre tombera sur celui
Qui tira le coup de feu
Il verra près de sa tombe
Sur la pierre qui restera
Gravé à côté de son nom
Cette simple épitaphe :
Rien qu'un pion dans leur jeu.

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commentaires

En marge 01/11/2008 00:07

Rectif : l'album (suite à son engagement chrétien/catolique) que j'ai évoqué n'est pas SAVE mais SAVED. Il y a quelques semaines, l'article sur Cat Stevens parlait de son changement après être entré en religion. A partir de SAVED, je n'ai plus trouvé Dylan tout à fait pareil à ce qu'il avait jusque là véhiculé en idéologies.

Genco22000 :0023: 29/10/2008 02:50

Hello Tonton,Cela peut paraitre dingue, mais je connais malheureusement cette artiste que de nom ...Bon dieu, quel inculte suis-je ?Mais je crois que c'est un artiste à texte, alors ne parlant pas anglais, c'est chaud pour moi !!!

En marge 28/10/2008 15:55

fascinant et mystérieux Dylan.

Tonton 28/10/2008 12:09

Dylan aime être unique, se démarquer du point de vue de la forme, il aime rebondir, créer la surprise, déranger, n'aime pas les étiquettes. C'est un libre penseur, ça c'est sûr mais ne jamais le mettre dans un moule sinon ce n'est plus du Dylan. C'est un personnage complexe, lui-même ne pourrait se définir et il s'en amuse bien. Il est tout à la fois et rien. Concernant le religion il s'est déjà converti à je ne sais plus quoi, preuve de son instabilité ou peut être preuve de fuite, d'appartenir à tout le monde ou à personne. Le film sur lui "I'm not there" est excellent.Une citation de Bob Dylan :« Un artiste doit prendre garde à ne jamais croire qu'il est arrivé quelque part. »

mom 28/10/2008 10:12

grand monsieur! bonne journée