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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 13:17

Voici un romancier, poète, novéliste et "gourmand vagabond", véritable héritier de la Beat Generation dont je suis fan...à vrai dire mon auteur préféré, ayant lu presque tous ses romans et nouvelles (Dalva, Légendes d'automne, de Marquette à Veracruz, En route vers l'ouest...et j'en passe beaucoup d'autres)... que je vous incite à lire ou à relire. Vous trouverez à la fin de cet article une biographie et une bibliographie de cet auteur.




Sa prose, son écriture, sa liberté d'expression, ses thèmes de prédilection, ses personnages anti-héros aux personnalités fortes et parfois complexes, son goût pour le vin de qualité ainsi que la bonne cuisine, les femmes... font de lui un écrivain qui attire l'attention...son style, il le doit aux écrivains de la Beat Generation de part son amour pour la route, les grands espaces, la LIBERTE!!!...mais c'est dans son Michigan natal qu'il tire la plupart de ses romans en référence à cette région qui lui a donné l'envie de pondre des romans, des nouvelles et des poèmes pour en mieux décrire les aspects sauvages (la pêche, la chasse, les petits plaisirs de la vie...) Il n'en oublie pas ceux, dans ses oeuvres, qui ont peuplé l'Amérique et qui la peuple encore aujourd'hui dont certains cloîtrés dans des réserves, son goût pour la nature, l'histoire de son pays, son melting pot, ses dérives...mais aussi ses richesses...

Si le terme d'"écrivain-hippie" ne peut qu'encombrer Jim Harrison, l'homme n'en reste pas moins un fils des écrivains de la Beat Generation (quelques écrivains photo de gauche). Monographe d'une Amérique blessée, il n'a eu de cesse d'explorer, dans ses livres, les multiples - et parfois invisibles - "dernières frontières" de son pays. Comme chez Kerouac, ses personnages se retrouvent - ou se perdent - dans des traversées du continent, des périples souvent initiatiques, où ils font figure de clochards célestes. Harrison partage avec des "hobbos" comme Neal Cassady ou Richard Brautigan ce goût pour le bon vieux thème de la "route", qui imprègne les Lettres américaines, de London à Steinbeck, d'Hemingway à Thomas McGuane. Les personnages de Harrison, comme ceux de Kerouac, recherchent une part d'humanité dans l'intimité du monde dit "sauvage"; ils préfèrent s'enfoncer dans les chemins sinueux de l'Amérique profonde pour redonner un sens au mot "civilisation".
Jim Harrison chante donc l'Amérique profonde, l'Amérique des campagnes et des vastes étendues sauvages. Un amoureux de la nature. C'est un homme libre avide de découvertes, un contemplatif, un poète vagabond.


Ami de longue date de Gary Snyder (un autre "clochard céleste") et de Richard Brautigan (dont vous trouverez quelques articles sur ce blog), Jim Harrison adule des écrivains baroudeurs comme Jack London, fait souvent référence à Henry David Thoreau dans ses romans pour un retour à la nature, parle souvent de la working class américaine, de musique...mais surtout de plaisirs simples comme la cuisine ou le bon vin...
Les femmes ont une place privilégiée dans les romans de Jim Harrison et comme l'a écrit le Magazine Littéraire :

"Les héros de Jim Harrison ne sont pas des solitaires obsédés par le péché et la chasteté. Ils mordent dans la vie à pleines dents, et lorsque Harrison parle des femmes dans ce monde maléfique, c'est pour les dépouiller de leur image factice de "statue de porcelaine" : je n'ai jamais rencontré une seule femme qui ressemblait, ne fût-ce que de loin, à la définition qu'en donnait la société."




En rien sophistiqués, ni matérialistes, ses écrits vous donnent envie de voyager et de mieux connaître "votre voisin"...tout comme Kerouac...vous donnent l'impression que l'Amérique vaste et profonde a quelque chose à se faire pardonner mais a également tant de choses à offrir...de choses dont elle n'a jamais tenté de nous faire découvrir...Jim Harrison, quant à lui l'écrit, le partage, nous fait découvrir le côté caché de l'Amérique et de son peuple...
Tant d'écrivains avant lui l'ont fait ou ont essayé mais ce qui est sûr, c'est qu'en lisant du Harrison, on pense à Henry David Thoreau avec "Walden" (photo de droite), Faulkner, London...à la Beat Generation : Kerouac, Snyder, Brautigan, celle qui vit sur la route, dans les forêts et les plaines, celle qui nous parle des américains, des vrais...du temps qui passe et qu'il faut apprécié sur le moment même!!!
 

 

  Jim Harrison et Jack Kerouac

Jim Harrison a rencontré Kerouac et la première fois fut dans un club de jazz. Il a remarqué chez lui son penchant pour la liberté, le voyage, l'alcool, son désir de s'affranchir des règles sociales, des lois...son côté contestataire...ils ont parlé de jazz et Jim Harrison s'est aussi rendu compte qu'il était un grand solitaire, "il se tenait facilement à l'écart car il appréhendait mieux une forme de réclusion et de solitude"...

Lorsque Jim Harrison parle de Kerouac; il dit (je le cite) :

"A ce moment là, on savait tous - et Ginsberg l'avait bien pointé - que "Sur la route" de Kerouac portait vraiment quelque chose de neuf. C'était la liberté sans restriction. Cela vous ouvrait des portes, ça vous grandissait. Plus tard quand j'ai écrit mon premier roman, Wolf - en 1971 -, cette liberté était déjà bien étalie. Wolf n'était en aucun cas un hommage à Kerouac, mais des années après, je me suis rendu compte du lien qu'il pouvait y avoir avec Sur la route, j'ai perçu alors l'influence que Kerouac avait eu sur moi. Davantage que dans ma poésie, c'est dans la forme du roman que j'ai pu mesurer l'impact de la Beat Generation, et de Kerouac, sur mon travail.

(...)Il avait remis au goût du jour ce genre de démarche. Avant lui, un Jack London avait vécu et écrit de cette façon-là, toujours dans le mouvement physique! Cela l'a influencé. Même Mark twain a été une référence importante pour Kerouac. Ils font figure de prédécesseurs. Je peux sentir à quel point un Kerouac - et son univers, sa liberté, son éxubérance - a marqué l'un de mes personnages, Chien Brun (récurrents dans plusieurs novellas de Jim Harrison, ndlr). Le premier roman que Kerouac a écrit, The Town And The City - traduit en français sous le titre Avant la route -, laisse penser que c'était quelqu'un qui étouffait un peu, et qui a eu ce furieux besoin d'écrire en bougeant." 

 

 




Extrait du Magazine Littéraire :


"Les héros de JH semblent n’exister que pour célébrer l’espace, se placer dans le " grand cercle de la nature, ou toute chose est liée". Là où le puritanisme urbain n’a pas pied, ils s’adonnent à un hédonisme parfois brutal. Ses personnages défient presque son écriture. Ils avalent un litre de whisky avant même que les mots n’aient le temps de vider la bouteille. ..Car les personnages de JH vivent dans l’urgence. Ils se battent souvent avec leurs origines, comme Dalva, avec une civilisation qui est née de l’assassinat d’une autre. Ils portent en eux bien des décombres de vies amochées, les leurs et bien d’autres. Ils partagent la douleur, au présent et au passé. Comme Faulkner, à qui il doit sans doute davantage qu’à Hemingway, il aime brouiller les cartes dans ses récits. Seule obsession : fouiller. Ses anti-héros cherchent à s’immiscer dans l’existence, et c’est souvent la nature qui impose les rites d’intégration."





Biographie de Jim Harrison
Ecrivain américain (Né à Grayling, Michigan le 11 décembre 1937)

Issu de la petite bourgeoisie du Michigan, c'est à l'âge de 16 ans que Jim Harrison décide de devenir écrivain 'de par mes convictions romantiques et le profond ennui ressenti face au mode de vie bourgeois et middle class'. Il quitte le sud et part étudier la littérature à Boston et à New York. En 1965, il obtient son master de lettres et voit son premier recueil de poésie, 'Plain Chant', publié. Ainsi, il abandonne très vite son poste d'assistant d'anglais à l'université de Stony Brook, dans l'Etat de New York, pour se consacrer à l'écriture. C'est l'époque de ses premiers romans, mais aussi celle où il écrit des recueils de poésie, des scénarios et des articles de journaux. A partir de 1967, il retourne dans le Michigan et publie ses premiers succès littéraires: 'Wolf', 'Oulyers and Ghazals', 'Un bon jour pour mourir', 'Farmer'. En 1975, il rencontre Jack Nicholson qui le pousse à écrire pour Hollywood. En 1979, 'Légendes d'automnes' est son premier véritable succès littéraire, suivront 'Sorcier', 'Faux soleil', 'Dalva'... Avec Thomas Mc Guane, il écrit plusieurs scénarios pour Hollywood. En 1989, il adapte sa nouvelle 'Une vengeance', et en 1994, il écrit le scénario de 'Wolf'. Le retour de Jim Harrison à l'écriture s'opère par un 'Retour en terre', en 2007 qui vient appuyer la réputation de Jim Harrison n'étant plus à faire depuis bien longtemps.


Son œuvre

 


 Poésies

- Plain song (
1965)

-  Locations (1968)

  •  - Outlyer and Ghazals (Lointains et Ghazals) (1971)
  •  - Letters to Yesenin (Lettres à Essessine) (1973)
  •  - Returning to earth (1977)
  •  - Selected and new poems (1982)
  •  - Theory and practice of rivers (Théorie et pratique des rivières) (1985)
  •  - After ikkyu and other poems (L'éclipse de lune de Davenport) (1996)
  •  - The shape of the journey (1998)



  • Romans 

    - Wolf, a false memoir
    (Wolf, Mémoires fictifs) (
    1971)
  •  - A good day to die (Un bon jour pour mourir) (1973)
  •  - Farmer (Nord Michigan) (1975)
  •  - Warlock (Sorcier) (1981)
  •  - Sundog (Faux soleil) (1984)
  •  - Dalva (1988)
  •  - Just before dark (Entre chien et loup) (1990)
  •  - The Road Home (La route du retour) (1998)
  •  - True North (De Marquette à Vera Cruz) (2004)
  •  - Returning to Earth (Retour en terre) (2007)
  •  - The English Major (Une Odyssée Américaine) (2008)

     






 Nouvelles

  •  - Legends of the fall (Légendes d'automne) (1979)
  •  - The woman lit by fire flies (La femme aux lucioles) (1990)
  •  - Julip (1994)
  •  - Westward Ho (En route vers l'ouest) (2000)
  •  - The Summer He Didn't Die (L'été où il faillit mourir) (2005)

Livre jeunesse

 - The boy who ran to the woods (Le garçon qui s'enfuit dans les bois) (2000)

Essai

 - Adventures of a roving gourmand (The raw and the cooked) (2001)






Autobiographie

  • Off the side (En marge) (2002)














Adaptations cinéma

 

 

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commentaires

En marge 07/09/2009 03:04

Youp, c'était pr les écoles... Ben y'a peu d'choses intéressantes ds les écoles pr les gamins qu'en veulent de la vie. No?

Tonton 08/09/2009 15:35


ahhh l'école buissonnière...tout à fait d'accord sur ce coup là Mr Bertaud!!!


En marge 07/09/2009 03:01

Jim harrison, peut-être plus en retrait des choses, plus observateur - alors que chez Kérouac, la traversée de l'égo est une composante importante.Ya la page "ajouter un com" qui me les cache ces commentaires... ... Je reviens...

Tonton 08/09/2009 15:50


Il est vrai que chez Kerouac, c'est du vécu ses bouquins, c'est souvent lui l'acteur, le protagoniste!!! Kerouac se cherche, délire, aime, vie et l'écrit...Harrison observe, analyse et retransmet
la complexité de la vie à travers ses personnages fictifs!!!
Y a un peu de kerouac dans les personnages d'Harrison...

A lire les aventures de Chien Brun, dans trois recueils de nouvelles de Jim Harrison :

- La femme aux lucioles (épisode 1 des aventures de Chien Brun)
- Julip (L'homme aux deux cents grammes, épisode 2)
- En route vers l'ouest (en route vers l'ouest, épisode 3 des aventures de CB)

Chien Brun... :  l' inclassable, l'emmerdeur, le mal élevé... un personnage qui n'a ni compte en banque, ni numéro de sécurité sociale, ni la plupart du
temps de toit au dessus de sa tête. C'est toutefois l'un des hommes les plus chargés d'humanité de toute l'œuvre de Jim Harrison.


Olivier 06/09/2009 13:01

J'avais lu Un bon jour pour mourir et c'est un excellent livre. Je l'ai même préféré aux romans de Kerouac que j'ai pu lire, je peux pas dire pourquoi! C'est cool de parler de cet écrivain, il est pas assez connu en France. Je suis en train de découvrir pas mal de littérature américaine, et j'avoue que leur thèmes me touchent beaucoup plus que la littérature française. Je viens de finir "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", et c'est un petit bijou qu'on devrait étudier à la place des Misérables dans les écoles !!!

Tonton 08/09/2009 15:53


"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"...intéressant, je ne connais pas. A lire donc!!! Merci pour l'info!!!


En marge 30/08/2009 13:58

On the road again... Sur le chemin des perceptions du monde dans ses simples exrêmes...