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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 22:50

 

I hear a very gentle sound
With your ear down to the ground
We want the world and we want it...
We want the world and we want it...
Now
Now?
Now!

"When the music is over." The Doors


Ces paroles servent de socle à ce livre de Claude Chastagner. Des paroles qui symbolisent l'émergence d'une nouvelle culture (qui a vu le jour avec les premiers "rebelles" : Elvis, J.Dean, M.Brando puis s'est développée de manière plus expressive et revendicative lors de la guerre du Vietnam, des grands rassemblements comme le festival de Woodstock avec guitares et basses euphoriques branchées sur amplis).

Entre l'enfance et l'âge adulte, les baby boomers découvrent l'adolescence, ce besoin de s'exprimer, de renverser, d'inverser l'ordre établi...la guitare devient l'ennemi des adultes, des parents, de ceux qui ont le monopole de l'ordre moral...

Guitare : instrument rebelle par excellence qui rassemble toutes les classes sociales. Le rock est une musique rebelle donc qui amène la révolte (The Who - Won't Get Fooled Again, MC5 - Out The Jams, The Rolling Stones - Street Fighting Man) et la guitare en devenant électrique, ce sont les émotions, les attentes, ce besoin de s'exprimer tel un cri, qui surgissent..."Pas de compromis, fini le conformisme".

Tel est le message exprimé par cette génération. C'est le temps de l'émancipation, des contestations à base de slogans.

Jim Morrison l'exprime dans ces paroles mais cette rebellion soulève des interrogations :

Comment allons nous changer la donne, comment allons nous changer le monde? Nous assistons à un réel  besoin de tout posséder, de profiter de tout, de consommer...Le rêve d'une nouvelle société voit le jour. Oui mais...

 

 

 



...cette rebellion représente aussi l'ambiguïté de cette culture, que l'on appelle désormais contre culture où le rock'n'roll devient le Rock. Demander le monde tout de suite va de pair avec ce besoin de consommation, une certaine forme de jouissance matérielle...et pourquoi tout le monde n'en profiterait pas, hein? Car si aujourd'hui, nous évoluons dans une société capitaliste, C.Chastagner nous le rappelle :

le rock et le capitalisme se rejoignent sur ce besoin de modernité car au final ils sont indissociables. La modernité, c'est transgresser, c'est se rebeller, c'est bouger!!! Et un slogan, un!!! La publicité a trouvé son nouveau créneau.

 Le rock s'exprime, fait vendre et les baby boomers qui représentent des consommateurs potentiels en masse sur un marché porteur, sont donc la cible principale des entrepreneurs, publicitaires, multinationales...et c'est parti!!! On parle alors de récupération, le rock n'a plus le monopole de ses slogans, de ces concepts et chacun est gagnant : publicité, promotion...La révolte devient alors une activité lucrative. Et oui, la rebellion rapporte "à condition qu'elle reste une image, un spectacle" nous rappelle C.Chastagner. On parle alors au sein de la culture rock d'une relation décomplexée à l'argent, à la consommation et au capitalisme. Le Star System est né. 

    
Claude Chastagner nous expose d'ailleurs dans cet essai deux courants qui s'opposent. D'un côté, les radicaux mettant le doigt sur cette nécessité de changer le monde, persuadés que de ce partage de culture rock peut émerger le progrès social. D'un autre coté, les post modernistes dénonçant cette récupération où tout désir de changement est vain. Les multinationales du disque ont récupéré les slogans rock. "Le rocker a succombé à cet appât, celui de l'argent, de la gloire."

Mais ces deux courants ainsi exprimés, l'auteur veut croire à une autre lecture du rock car il doit bien exister des interstices.


Des interstices? Selon Chastagner, "être dans l'interstice, c'est se glisser par effraction dans les modes établis de représentation pour les subvertir (renverser) et proposer des possibilités de vie nouvelles, des rapports au monde inédit." Et d'après lui, il existe des artistes dans l'interstice...car le véritable artiste rebelle, celui qui lutte vraiment contre l'ordre établi, celui qui est autant dans le plaisir immédiat que dans la critique, celui qui symbolise vraiment la résistance...est celui qui s'invente une relation personnelle au monde.

L'auteur prend l'exemple de Frank Zappa et un de ces morceaux "Do you like my new car", mélange d'absurde, d'humour décapant, parfois graveleux mais c'est surtout cette hilarante satire sociale chez Zappa qui le différencie, souligne Chastagner.

Cette nouvelle lecture du rock que nous propose l'auteur est intéressante car il nous explique, en autre la différence entre cri et slogan. Au début du livre, le cri est analysé comme un slogan, ensuite que ce cri fait vendre et dans le dernier chapitre, il nous explique qu'il existe une profonde différence entre cri et slogan quand on y réfléchit bien, quand on le médite...tenterions nous de dire. Ce dernier chapitre vaut à lui seul le détour car après avoir exposé, défini la culture rock, son développement, son ambiguïté, sa récupération commerciale, sa participation à l'avénement du capitalisme, à l'échange marchand...l'auteur nous expose enfin sa vision. "Ce qui est en jeu est de l'ordre du personnel et de l'individuel".  Il faut inventer une relation personnelle au monde nous dit Chastagner...et peut-être pas forcément le vouloir, le posséder.

 

 

  Ce livre bouscule pas mal d'idées reçues sur le rock.

 L'auteur s'intéresse au phénomène qui se propage, celui des musées où de nombreuses expositions sur la musique voient le jour, on parle d'institutionnalisation de la musique "qui est une façon de faire taire" d'après l'auteur. Le vrai problème nous dit Chastagner est que

les premiers à vouloir défendre cette institutionnalisation de la musique et à la faire parler, à s'exprimer sont aussi les premiers à l'embaumer et "embaumer, c'est tuer".

L'auteur consacre un chapitre tout aussi intéressant sur le rapprochement entre rock et pop art car ce dernier va permettre au premier de se construire une image, donner forme à son esprit rebelle mais on y retrouve les mêmes mécanismes, ambiguïtés et interrogations, analyse Chastagner. Le Pop art veut dénoncer mais sa production artistique est dédiée au matérialisme, à la consommation. Le message ne semble plus très clair, il en va de même pour le rock, une logique commerciale s'empare de l'artiste quelqu'il soit.

Ce livre est donc un essai sociologique où la culture rock est analysée en long, en large et en travers. L'auteur a parfois tendance à partir dans de grands discours avec un vocabulaire bien recherché. En lisant "De la culture rock", mes longues heures de cours de Sciences Economiques et Sociales au lycée me sont revenues en mémoire. Et oui, Claude Chastagner est professeur et ça se remarque. Mais on a le plaisir à le lire, surtout lorsqu'il analyse la pochette d'album de "Sergent's Pepper Lonely Hearts Club Band" des Beatles, lorsqu'il chronique l'abum 666 d'Aphrodite's Child. Et comme dit précedemment, le dernier chapitre "Interstices" est terriblement attendu tout au long du livre. Claude Chastagner redéfinit le terme Rebellion, pose un regard lucide sur la culture rock en finissant par cette citation de Frank Zappa qui résume bien son point de vue : 

  "Sans transgression de la norme, il n'y a pas de progrès possible. Mais avant de chercher à transgresser efficacement, on doit au moins s'être familiarisé avec la règle, avec la norme dont on veut s'écarter." Frank Zappa

 

 

Le mot de l'Editeur : La lecture classique de la « culture rock » est soit qu’elle constitue une des ultimes formes de résistance aux forces du marché, soit que son image rebelle a été récupérée par la publicité et le commerce. Cet ouvrage avance une troisième interprétation : la dimension rebelle de la culture rock a favorisé l’émergence de nouvelles formes de capitalisme. La démonstration s’appuie sur l’ambiguïté des stratégies rock (slogans, sons, images) et celle d’artistes spécifiques (Zappa, Aphrodite’s Child, etc.) et sur le rôle des musées du rock ou du téléchargement illégal. L’auteur analyse les points communs entre les idéaux et modalités de fonctionnement de la culture rock (provocation, transgression, indifférenciation) et ceux de l’organisation économique capitaliste, avant de tracer un parallèle entre la culture rock, mai 68 et le pop art. Sont également convoquées les théories de René Girard, Luc Boltanski et Ève Chiapello, et Jean-Claude Michéa.

 

TABLE DES MATIERES

Le nouveau monde

Rebelles

Slogans

Le bruit et la fureur

Guitares

Pop

Musées

L'argent

L'artiste et le marchand

L'indifférence

Interstices

Claude Chastagner est professeur de civilisation américaine. Il enseigne en filières LEA comme LLCER Il est spécialiste de culture populaire, de musique en particulier. Sa thèse de doctorat analysait le fonctionnement rituel, sacrificiel de la musique rock. Il a depuis publié de nombreux articles sur les différents styles musicaux anglo-américains et dirigé plusieurs numéros spéciaux de revues (RFEA, Cahiers Edouardiens et Victoriens).

Il est l’auteur de La Loi du rock : ambivalence et sacrifice dans la musique populaire anglo-américaine et de The American Dream, American Popular Music et de nombreuses traductions (Tennessee Williams, Avishai Margalit, Ian Buruma, Gil Bailie...)

 
 
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