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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 00:10
Octobre 1955. La Six Gallery de San Francisco.
Un jeune écrivain lit - déclame - son poème devant un public fasciné. « J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l'aube dans les rues nègres à la recherche d'une furieuse piqûre »...
 

Après Walt Whitman, après William Blake, Allen Ginsberg hurle en poésie sa révolte contre une société trop conformiste et matérialiste : phrases lyriques, rythme jazzé, Howl (« Le hurlement ») prône la liberté, évoque la drogue, la sexualité, l'homosexualité. Ç'en est trop pour l'Amérique puritaine, et ses censeurs à l'affût. Publié par Lawrence Ferlinghetti en 1956, le texte fait l'objet d'un procès pour obscénité un an plus tard. Auteur et éditeur sont finalement acquittés.

 
Après cette affaire, Howl devient, aux côtés du Festin nu de Burroughs et du Sur la route de Jack Kerouac, l'un des grands manifestes de la Beat Generation. Allen Ginsberg, l'une de ses icônes.

 

 

 
 
 
 
 
Le film se penche sur le début de la carrière du poète lorsqu'il a écrit le poème en prose intitulé Howl (c'est aussi le titre du film). On se souviendra que ce poème avait choqué par les termes crus et explicites qui le composent. Cela avait valu un procès à l'auteur et le poème avait été interdit pour obscénités.
 
La bande annonce

 

  

 

Extraits

 

 

 

Rob Epstein and Jeffrey Friedman Writer/Director/Producers

Elizabeth Redleaf Executive Producer/Producer

Christine Walker Producer

Gus Van Sant Executive Producer

Jawal Nga Executive Producer

Ed Lachman Director of Photography

 

Cast:

James Franco as Allen Ginsberg
David Strathairn as Ralph Mcintosh
Jon Hamm as Jake Ehrlich
Bob Balaban as Clayton Horn
Jeff Daniels as David Kirk
Mary-Louise Parker as Gail Potter
Alessandro Nivola as Luther Nichols

Treat Williams as Mark Schorer

Jon Prescott as Neal Cassady
Todd Rotondi as Jack Kerouac
Aaron Tveit as Peter Orlovsky

 

Extrait de "Howl" d'Allen Ginsberg

J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,
se traînant à l'aube dans les rues nègres à la recherche d'une furieuse piqûre,
initiés à tête d'ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,
qui pauvreté et haillons et oeil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l'obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,
qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien et vu des anges d'Islam titubant illuminés sur les toits des taudis,
qui ont passé à travers des universités avec des yeux adieux froids hallucinant l'Arkansas et des tragédies à la Blake parmi les érudits de la guerre,
qui ont été expulsés des académies pour folie et pour publication d'odes obscènes sur les fenêtres du crène,
qui se sont blottis en sous-vêtements dans des chambres pas rasés brûlant leur argent dans des corbeilles à papier et écoutant la Terreur à travers le mur,
qui furent arrêtés dans leurs barbes pubiennes en revenant de Laredo avec une ceinture de marihuana pour New-York,
qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la térébenthine dans Paradise Alley, la mort, ou !eurs torses purgatoirés nuit après nuit, avec des rêves, avec de la drogue, avec des cauchemars
qui marchent, l'alcool la queue les baises sans fin, incomparables rues aveugles de nuage frémissant et d'éclair dans l'esprit bondissant vers les pôles du Canada,
,qui s'enchaînèrent pleins de benzédrine sur les rames de métro pour le voyage sans fin de Battery au Bronx  jusqu'à ce que le bruit des roues et des enfants les firent redescendre tremblants
qui errèrent et errèrent en tournant à minuit dans la cour du chemin de fer en se demandant où aller, et s'en allèrent sans laisser de coeurs brisés,
qui allumèrent des cigarettes dans des wagons à bestiaux wagons à bestiaux wagons à bestiaux cahotant à travers neige vers des fermes désolées dans la nuit de grand-père,
qui au Kansas étudièrent Plotin Poe Saint Jean de la Croix la télépathie et la cabale hep parce que le Cosmos vibrait instinctivement à leurs pieds, qui se sont esseulés le long des rues de l'idaho, cherchant des anges indiens visionnaires, qui ont pensé qu'ils étaient seulement fous quand Baitimore luisait en extase surnaturelle,
qui ont sauté dans des limousines avec les Chinois de l'Oklahoma sous l'impulsion de la pluie de minuit
qui flénèrent affamés et tout seuls dans Houston cherchant du jazz sexe, soupe, suivirent l'Espagnol brillant pour converser au sujet de l'Amérique et de l'Eternité, tèche sans espoir, et ainsi embarquèrent pour l'Afrique,qui disparurent à l'intérieur des volcans mexicains ne laissant derrière eux que l'ombre des blue-jeans et la lave et la cendre de poésie éparpillée dans la cheminée de Chicago,
qui réapparurent sur la Côte Ouest enquêtant sur le F.B.l. en barbe et en culottes courtes avec de grands yeux de pacifistes sensuels dans leur peau sombre, distribuant des tracts incompréhensibles
qui hurlèrent à genoux dans le métro et furent traînés du toit en agitant génitoires et manuscrits,
qui se laissèrent enculer par des saints motocyclistes et hurlèrent de joie,
qui sucèrent et furent sucés par ces séraphins humains, les marins, caresses d'amour atlantique et caraïbe,
qui baisèrent le matin et le soir dans les roseraies et sur le gazon des jardins publics et des cimetières répandant leur semence à qui que ce soit jouisse qui pourra, que secouèrent des hoquets Interminables en essayant de rigoler mais qui se retrouvèrent en sanglots derrière la paroi du Bain Turc quand l'ange nu et blond vint les. percer avec une épée,
qui perdirent leurs boys d'amour à trois vieilles mégères du destin la mégère borgne du dollar hétérosexuel la mégère borgne qui cligne de l'oeil dans la matrice et la mégère borgne qui ne fait rien d'autre de rester assise sur son cul et de couper les fils d'or intellectuels du métier à tisser de l'artisan,
qui copulèrent en extase et insatiables avec une bouteille de bière une fiancée un paquet de cigarettes une bougie et tombèrent du lit et continuèrent le long du plancher et dans le couloir et s'arrêtèrent au mur évanouis avec une vision de vagin et de jouissance suprême éludant la dernière éjaculation de conscience.

qui sucèrent le con d'un million de filles tremblantes dans le soleil couchant, et ils avaient leurs yeux rouges au matin mais prêts à sucer le con du soleil levant, étincelant des fesses dans les granges et nus dans le lac,
qui sortirent draguer à travers le Colorado dans des myrlades de voitures de nuit volées, NC héros secret de ces poèmes-cl, baiseur et Adonis de Denver - joie à sa mémoire d'innombrables balsages de filles dans des terrains vagues et dans la cour des restaurants, dans les rangées boiteuses de cinémas, au sommet des montagnes dans des caves ou avec des serveuses maigres dans des soulèvements familiers de combinaison solitaire au bord de la route et joie spécialement aux solipsismes et aux Toilettes secrètes des stations-service et aussi dans les ruelles de la ville natale et qui se dissolvêrent dans de vastes cinémas sordides, furent tranférês en rêve et  se réveillèrent sur un brusque Manhattan

Un excellent site sur l'auteur et son univers, à découvrir en cliquant sur l'image ci-dessous :

Allen Ginsberg - Renowned Poet -World Traveler

 

Alan Ginsberg at desk writing

Souvenez-vous...Allen Ginsberg sur "On the road with Jerry..." :

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commentaires

En marge 23/06/2011 01:06



Slt Tonton Jerry,


Tjrs sympatoches tes articles...!


Ginsberg, c'est peut-être celui sans qui les autres écrivains n'auraient pas été autant connus. Il a été la loco de la littérature beat. C'était quand même lui qui mettrait le feu aux poudres par
des actes délirants (il avait même imaginé verser du LSD dans un réservoir d'eau de N-Y) et des penchants pervers (c'est surtout là que la société de l'époque voulait le condamner). Il a
révolutioné la poésie, l'a ouverte l'agissement et à l'expression crue. A lire Ginsberg, on peut se sentir libre, sans contrainte - mais attention : dérapages difficiles à contrôler... Good
trip-road !