Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : On the road with Jerry...
  • On the road with Jerry...
  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
  • Contact

WELCOME!!!

 

 

     

   
   

DE NOMBREUX CONCERTS LIVE 

 A VOTRE DISPOSITION

(vidéos) en cliquant sur :      

 

Les enregistrements LIVE

du Grateful Dead (audio)

en cliquant sur : 
      

   

LES ALBUMS

Cliquez sur les pochettes et découvrez les!!!

  

THE GRATEFUL DEAD (1967) :

undefined
ANTHEM OF THE SUN (1968):
album200-6060-copie-1.jpg
AOXOMOXOA (1969) :
undefined
LIVE/DEAD (1969)
undefined

AMERICAN BEAUTY (1970):

undefined

WORKINGMAN'S DEAD (1970):
undefinedSKULLS AND ROSES (1971):undefined
WAKE OF THE FLOOD (1973):

FROM THE MARS HOTEL (1974) :


BLUES FOR ALLAH (1975):


TERRAPIN STATION (1977) :

GO TO HEAVEN (1980):


IN THE DARK (1987):


GRATEFUL DEAD, LE FORUM
(en FR)

Image


GRATEFUL DEAD, le site
Cliquez sur :

 

 

Grateful Dead Listening Guide

Grateful Dead Listening Guide

  

QUIZZ WOODSTOCK
20 Questions...Testez-vous!!!

  ...en cliquant sur :

 

VOTRE MENU, Cliquez sur :

 

       Nombre de visiteurs :


POUR ACCEDER AUX ARTICLES, C'EST ICI:
Cliquez sur les photos de votre choix (ci-dessous) et accéder directement aux articles (par thème) du blog:

GRATEFUL DEAD & CO:

 

L'APRES GRATEFUL DEAD:



THE BEAT GENERATION:


LES FILMS 60's ET ACTUELS:



LA LITTERATURE 60's:



L'ART 60's:


SOUVENEZ-VOUS...:


GROUPES, ARTISTES 60's:


LA RELEVE ET CEUX QUI DURENT:


BOB DYLAN, ses textes traduits :


avec l'aide du site ci-dessous :
http://www.bobdylan-fr.com/


Discussion sur la notion
de "contre-culture" :

   

DISCROCK.COM

 

COURS D'HARMONICA avec Paul Lassey

 

"ON THE ROAD" - The Movie FR

On The Road - The Movie

 

THE BEAT MUSEUM

 

TOUS LES LIENS AUTOUR DE LA BEAT GENERATION,

cliquez sur :

 

LA REVOLUTION LENTE...

 

Archives

Cliquez sur ces liens :

   

...ET DECOUVREZ:

The site for Jam Band Music on the right side of the pond
  

STASH RADIO (GERMANY)

  

THE MORNING MUSIC
Toute l'actualité musicale sur :

 

"Frissons solaires d'un ange

de la désolation"

de Vince Larue

 

   

Illusory Flowers in an Empty Sky

Illusory Flowers in an Empty Sky 

Ferial

 


LE TREPONEME BLEU PALE
Treponeme bleu pale HS
 

 SEATTLE SOUND


EN MARGE 

 

Emotions électriques, le Rock Blog Libéré

kurt-cobain-1993-photo

  

1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 13:55

Newton Faulkner est un jeune prodige anglais de 22 ans, auteur-compositeur-interprète, a absolument charmé le public anglais avec sa musique pop/folk. Pur virtuose de la guitare, Newton Faulkner a le don d’user de son talent avec subtilité pour le plus bel effet.

Son premier album « Hand Built By Robots » s’est classé #1 des charts anglais et est maintenant certifié platine outre manche avec plus de 550000 albums vendus ! Il a également siégé en tête du top iTunes pendant 6 semaines consécutives et en battant le record du nombre de téléchargements en première semaine.

Le premier single en France « Dream Catch Me » est une belle introduction à l’univers de Newton Faulkner, une chanson à mélodie mélancolique et indubitablement accrocheuse.

 

 





"Hand Built By Robots" à l'écoute ci dessous, cliquez sur le morceau de votre choix.
Bonne écoute!!!

 

 



Voici quelques vidéos de cet artiste talentueux!!!
Je vous laisse apprécier par vous même :


"Teardrop" (live acoustic)
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo :


"Dream Catch Me"  (live acoustic)
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo :



Reprise de "Bohemian Rapsody" sur scène...
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo :


 

Repost 0
31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 17:38

Sweet Home Alabama est la plus célèbre chanson du groupe Lynyrd Skynyrd, sortie en 1974 sur leur second album, Second Helping. Elle a été à l'origine d'une polémique liée à deux chansons de Neil Young, Southern Man et Alabama (chansons traduites et à l'écoute plus bas dans cet article) , où celui-ci dénonçait le racisme.


La controverse


Sweet Home Alabama
a contribué à l'image de « groupe
raciste » de Lynyrd Skynyrd. En effet, le groupe utilisait régulièrement le drapeau de l'armée des États confédérés comme décor pour ses concerts ; ce drapeau apparaît aussi sur la pochette de Sweet Home Alabama. Le titre a de plus été très populaire chez les conservateurs, classé parmi « les 50 plus grandes chansons conservatrices de rock » et qualifié d' « hommage à la région de l'Amérique que les libéraux aiment détester » par John J. Miller, dans le National Review Online.

 
Les paroles en cause

Les paroles de la chanson mentionnent le nom de
Neil Young, pour lui faire savoir que les gens du Sud n'ont pas de leçons à recevoir de lui. Dans sa chanson Alabama, Neil Young dénonçait en effet l'intolérance et le racisme (le Ku Klux Klan ayant pris la relève de la pratique de l'esclavage...voir plus bas dans cet article) qui régnaient encore dans cet État. Le groupe s'adresse ouvertement au chanteur :

"Sweet Home Alabama" à l'écoute ici, cliquez sur Play :

 


Cette traduction est une ébauche...en gras les paroles destinées à Neil Young



Sweet Home Alabama (Douce Maison d'Alabama)

Les grosses roues continuent de tourner
M'amenant chez moi pour voir mes parents
En chantant des chansons sur les terres du sud
Ma vieille famille me manque encore une fois, et je pense que c'est un péché
Oui
 
Bien, j'ai entendu Mr. Young chanter sur elle.
J'ai entendu Neil l'a "descendre".
J'éspère que Neil Young s'en rappellera
Un homme qui vient du sud n'a pas besoin de lui dans les parages.

 
[Refrain]
Douce maison de l'Alabama
Où les ciels sont si bleus
Douce maison de l'Alabama
Seigneur je viens vers toi
 
A Birmingham ils aiment le gouverneur.
Bien, nous avons tous fait ce que nous pouvions faire.
Maintenant, Watergate, ca ne m'ennuie pas
Est-ce que ta consience t'ennuie ?
Dis moi la vérité
 
[Refrain]
 
Je viens ici, Alabama
 
Maintenant, (Muscle Shoals has got the swampers)
Et ils savent piocher une musique ou deux.
Seigneur, ils m'ont tant pris.
Ils m'ont enlevé quand j'etais triste.
Et toi maintenant ?
 
[Refrain] X2

Ces paroles semblent être un soutien au sénateur de l'Alabama George Wallace (1919-1998), quatre fois gouverneur de cet État, défenseur de la ségrégation raciale et du président Richard Nixon lors du scandale du Watergate. Le choix de la ville de Birmingham fut pour le moins maladroit. Cette ville était devenue le symbole de la lutte pour les droits civiques des afro-américains depuis que Martin Luther King, emprisonné pour avoir pris part à une protestation non-violente, rédigea la Letter from Birmingham Jail. Birmingham fut aussi le théâtre de l'explosion d'une bombe qui causa, la même année, la mort de quatre filles noires dans l'église baptiste de la 16e rue.

 

Les explications du groupe

Ronnie Van Zant a déclaré : « Nous avons pensé que Neil tirait sur tous les canards pour en tuer un ou deux » , voulant dire par là que Neil Young mettait tous les Sudistes dans le même sac. Au sujet du gouverneur, il explique : « Les paroles au sujet du gouverneur de l'Alabama ont été mal comprises. Le grand public n'a pas noté les « A bas ! À bas ! À bas ! »des choristes (noires) et qui auraient eu l'aval du groupe. Il ajoute « nous avons essayé d'obtenir que Wallace parte d'ici »

Le journaliste John Swenson pense que la chanson est plus complexe que l'on peut le penser et quelle ne serait qu'un soutien à Wallace. Mais Van Zant a dit lui-même que « Wallace et moi avons très peu de chose en commun », « je n'aime pas ce qu'il dit sur les personnes de couleur. »

Certains pensent que la chanson ne doit pas être prise au premier degré, Ronnie Van Zant maniant facilement l'ironie, comme le prouvera un peu plus tard Workin' fot the MCA.

A noter qu'en 1976, Van Zant et le groupe ont soutenu par des concerts et des collectes de fonds la candidature du démocrate Jimmy Carter, originaire de l'État voisin de Georgie et très proche à ses débuts politiques de George Wallace.

 

La réponse de Neil Young

Neil Young a répondu à ces explications via la chanson Walk On (sur l'album On The Beach), et il compose trois chansons – Powderfinger, Sedan Delivery et Captain Kennedy – qu'il proposera au groupe. Ronnie Van Zant retiendra la première pour figurer sur un futur LP qu'il ne pourra cependant jamais réaliser. La chanson fut finalement enregistrée par Neil Young sur Rust Never Sleeps en 1979, album où l'on trouve également Sedan Delivery, tandis qu'un an plus tard, il immortalisa Captain Kennedy sur Hawks & Doves. Il interprétera même Sweet Home Alabama plusieurs fois en concert qu'il dédie à « deux amis qui sont au ciel ».

Traduction de la chanson "Southern Man" de Neil Young :

Cliquez sur Play afin d'écouter le morceau
 

[Refrain]
L'homme du Sud retient mieux ta tête
N'oublie pas ce que le saint livre disait
Le changement du Sud va venir à la fin
Maintenant vos croix brûlent rapidement
Homme du Sud
 
Je vois du cotton et je vois du noir
Grandes maisons blanches et petites cabanes
Hommes du Sud les payeras tu en retour ?
J'ai entendu crier et les fouets pour le bétail claquer
Combien de temps ? Combien de temps ?
 
[Refrain]
 
Lily belle, tes cheveux sont brun - dorés
J'ai vu ton noir revenir
Je jure devant Dieu que je vais le couper en morceau
J'ai entendu crier et les fouets pour le bétail claquer
Combien de temps ? Combien de temps ?

Traduction de la chanson "Alabama" de Neil Young :
Cliquez sur Play afin d'écouter le morceau :

 

 


Oh Alabama
Le diable déjoue
Les plans les mieux conçus.
Tourne au ralenti Alabama
Tu as de la ressource
Tu dois te sentir bizarre
Et c'est maintenant que l'instant
Prend tout son sens.
 
Alabama, sur tes épaules
Tu portes le poids
Qui te brise l'échine.
Ta Cadillac
A une roue dans le fossé
Et une autre sur la route.
 
Oh Alabama
Des banjos jouent
A travers les vitres brisées
Les fenêtres tombent en Alabama.
Regarde les vieux
Ligotés dans des cordes blanches
Ecoute le banjo.
Ça ne te ramène pas au pays ?
 
Alabama, sur tes épaules
Tu portes le poids
Qui te brise l'échine.
Ta Cadillac
A une roue dans le fossé
Et une autre sur la route.
 
Oh Alabama
Puis-je te rencontrer
Et te serrer la main
Fais?toi des amis en Alabama.
Je suis d'un pays nouveau
Je viens vers vous
Et je vois tout ce gâchis
Qu'est-ce que tu fabriques, Alabama ?
Tu as tout le reste de l'Union
Pour te tendre la main
Qu'est-ce qui ne va pas ?

La biographie du groupe Lynyrd Skynyrd et un album à l'écoute!!!

L’histoire du groupe Lynyrd Skynyrd commence à Jacksonville aux Etats-Unis. Gary Rossington, Bob Burns, Larry Junstrom, Ronnie Van Zant et Allen Collins ne sont encore que des adolescents dans les années 60 et posent déjà les bases du groupe. Leur carrière ne débutera qu’aux débuts des années 1970, depuis on les considère comme les fondateurs du rock, dit sudiste.

Tout commence autour d’un prof de gym du nom de Leonard Skinner, qui n’appréciait pas vraiment l’attitude trop rock’n’roll de Ronnie Van Zant et de sa bande. Les jeunes rebelles décident alors de faire un petit clin d’œil à ce cher Skinner en appelant leur groupe Lynyrd Skynyrd. Epaulé par un manager qui leur book une séance en studio, le groupe enregistre ses premières démos en 1970, le tube « Free bird » en faisait partie. Ils font aussi la tournée des bars dans tous les sens du terme, le groupe écume les scènes de l’Amérique du sud et travaille sa réputation de mauvais garçons.
Le groupe enregistre son premier album Pronounced Leh-Nerd Skin'Nerd' en 1973 dont certaines chansons deviennent des classiques : "Free Bird"…

C’est grâce à "Sweet Home Alabama" qu’ils se font connaître sur les ondes et repérer par le tourneur de The Who qui les invite à assurer leur première partie. Sur scène, l’énergie du groupe en étonne plus d’un, les Who y compris. Le chanteur Van Zant chante pieds nus entouré des guitares hurlantes d’Allen Collins, Gary Rossington et Ed King. Second Helping, le 2ème album sort en 1974, puis le troisième en 1975. Avec le succès et les excès de drogues et d’alcool, le groupe se surmène. Des changements de producteur et de lineup sont opérés, mais le groupe livre un 3ème album peu convaincant en 1976.

En 1977, le groupe se refait une santé en partie grâce à Steve Gaines, le nouveau guitariste. Avec Street Survivors sorti en 1977, le groupe atteint sa maturité. Il entame alors la tournée "Tour Of The Survivors" mais n’ira pas jusqu’au bout de celle-ci. En octobre 1977, l’avion qui lui servait à relier les différentes villes de la tournée s’écrase dans les marais du Mississippi. Ronnie Van Zant, Steve Gaines et Cassie Gaines meurent et les membres survivants annulent la tournée. Depuis, le groupe a sorti une compilation Skynyrd First…And Last. Durant les années 1980, les divers membres se lancent dans des projets annexes. En 1987, le groupe se reforme et c’est Johnny, le frère de Ronnie Van Zant, qui reprend la place du chanteur.

 

 

 A l'écoute ci-dessous l'album "Endangered Species", très folk!!!
Bonne écoute!!!

 

   

Repost 0
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 12:18

 Joan Baez : "Je rêve qu'Obama, président, rassemble et unifie un pays divisé depuis trop longtemps"

Article paru dans le journal "Le Monde" le 26.07.08

Il se passe quelque chose d'inouï en Amérique. Quelque chose de lumineux que je n'aurais jamais pu imaginer se produire dans la noirceur et la torpeur qui ont saisi le pays depuis sept ans. Quelque chose qui bouleverse, motive, ranime. Quelque chose qui, dans les décombres de la politique actuelle, incarne l'espoir. J'avais toujours refusé, jusqu'à présent, de m'engager dans ce qu'on appelle la politique politicienne. Je n'avais jamais souhaité, malgré de nombreuses sollicitations, donner mon appui à des candidats aux élections, à quelque niveau qu'elles soient. Mais ce qui se passe aujourd'hui est trop extraordinaire pour que je ne change pas d'attitude.
1) Barack Obama est candidat à la Maison Blanche.
2) Des masses d'Américains sont prêts à avoir un président noir.
C'est la chose la plus saine qui se soit produite dans ce pays depuis longtemps.


J'ai écrit une lettre à Obama. Et sa réponse m'a rendue très heureuse. Elle était dans la veine de Martin Luther King. Avec l'expression d'une foi sincère dans la non-violence. N'a-t-il pas une image de Gandhi dans son bureau ? Quelque chose est donc juste, de ce côté-là... En fait, Obama me rapproche d'un sentiment de fierté pour ce pays que je n'avais encore jamais ressenti. Lorsque sa femme Michelle a évoqué cette fierté inédite au soir d'une primaire, elle a déclenché une tempête.

Mais moi, qui ne suis pas candidate, je peux assurer que oui, ce serait une fierté d'être - enfin ! - bien représentés dans le monde, de nous savoir fiables, généreux, solidaires, pacifistes... Un sentiment nouveau pour moi qui déteste toute idée d'allégeance à un pays - la naissance est le fruit d'un tel hasard ! - et n'ai jamais pu saluer le drapeau américain, la main sur le coeur, en récitant des âneries ! Aucun drapeau d'ailleurs !

Je me suis toujours sentie citoyenne du monde, quitte à être mal comprise. Je me souviens par exemple d'une marche de protestation aux côtés du syndicaliste Cesar Chavez et de milliers d'ouvriers mexicains. "Alors, vous vous sentez latino ?", m'a-t-on lancé dans l'enthousiasme général. "Pas plus que je ne me sens écossaise", ai-je répondu.

Difficile de décrire un parcours. Tant d'éléments interviennent pour construire une personne. Mes parents, à l'évidence, ont joué un grand rôle. Mon père est arrivé du Mexique à l'âge de 2 ans, fils d'un pasteur méthodiste qui avait choisi de vivre aux Etats-Unis avec les plus déshérités. L'idée de partage était essentielle dans la famille. Mon père avait lui aussi décidé de devenir pasteur avant d'être déçu par l'Eglise et de s'orienter vers les mathématiques et les sciences. Il est devenu physicien, chercheur, et a opté pour une carrière de professeur plutôt que d'accepter des postes bien plus rémunérés dans le secteur de la défense.


Il était profondément intègre, reconnaissant envers les Etats-Unis, qui lui avaient donné sa chance ; et ce n'est qu'à sa mort que j'ai découvert l'importance de ses travaux, notamment l'invention du microscope à rayons X. Ma mère, qui a aujourd'hui 95 ans, est née en Ecosse, mais a grandi aux Etats-Unis auprès de son père, également pasteur. Elle n'a jamais eu de dévotion particulière à l'égard de l'Amérique, et c'est d'elle, je crois, que j'ai hérité un tempérament rebelle.

Quand j'avais 8 ans, mes parents sont devenus quakers. Mes soeurs et moi avons détesté à l'époque les assemblées austères et silencieuses du dimanche matin. Mais leur façon d'accorder tant de valeur à la vie humaine, de la placer bien au-delà des nations et des territoires, m'a beaucoup influencée. C'est dans ces cercles que j'ai découvert qu'il existait des alternatives à la violence, tant sur le plan personnel que politique. Et, au fond, c'est autour de cette notion que j'ai construit ma vie.




Nous avons beaucoup voyagé en famille. L'année de mes 10-11 ans, nous avons même vécu à Bagdad, autant dire sur une autre planète. L'Irak avait, disait-on, cinquante ans de retard sur les pays de la région, et les gens étaient d'une pauvreté affolante. Les rues étaient pleines de mendiants, de handicapés, d'enfants qui fouillaient les poubelles. Et je me sentais spontanément solidaire, infiniment plus proche d'eux que des Occidentaux qui fréquentaient le club britannique ultrachic. C'est là qu'est née ma passion pour la justice sociale. C'est là aussi que maman m'a fait lire Le journal d'Anne Frank, qui a eu un grand impact sur ma vie. Je crois même que ce fut un déclencheur pour me préoccuper des autres.


La couleur foncée de ma peau de petite Mexicaine m'a peut-être sensibilisée, à l'adolescence, à la discrimination ethnique.
Mais ce furent les ateliers de discussion organisés à l'intention des jeunes quakers qui m'ont éveillée aux problèmes du monde. C'est à l'occasion d'un de ces séminaires dans la région de Carmel que j'ai été littéralement bouleversée par un prêcheur noir de 27 ans, originaire de l'Alabama, qui nous parla d'injustice et de souffrance, de combats à mener avec les armes de l'amour et de révolution non violente. Il s'appelait Martin Luther King, et ses paroles me faisaient tellement d'effet que j'en tremblais, à la fois d'excitation et de peur. Il offrait une forme et des mots à mes croyances passionnées mais imprécises. Et je sentais qu'il y avait là une voie dans laquelle je ferais quelque chose. Chanter, bien sûr, puisque j'avais ce don. Mais chanter en exprimant quelque chose.

J'ai revu King plusieurs fois. Il était d'une décontraction et d'un humour stupéfiants, vu la pression sur ses épaules. J'ai chanté We Shall Overcome, ce fameux 28 août 1963, à Washington, sur la scène où, devant 350 000 personnes, il prononça son discours : "I have a dream". Je crois qu'il y avait aussi Bob Dylan. J'ai marché à ses côtés à Grenada, dans le Mississippi, à la tête d'un cortège d'enfants noirs auxquels on refusait l'accès à un collège blanc. Et, en 1967, il est venu me rendre visite lorsque j'ai été emprisonnée, une première fois, pour avoir protesté contre la mobilisation pour la guerre au Vietnam.

C'était une époque de lutte, de foi, d'engagement. Il y avait des débats, des boycottages, des manifestations. Pour les droits civiques, contre les inégalités, contre la conscription. Et contre la guerre au Vietnam, bien sûr, pour laquelle j'ai refusé de payer ma part d'impôt militaire. J'ai créé un Institut pour l'étude de la non-violence, en Californie. Je suis aussi allée sur des zones de guerre. Toute ma vie a été déterminée par cette mobilisation permanente - concerts, actions, voyages - pour une multitude de causes : les mères des disparus en Argentine, Andreï Sakharov, Amnesty International, les prisonniers politiques chiliens et grecs, l'interdiction de la torture, l'abolition de la peine de mort...


Il me semble d'ailleurs qu'on ne donne pas assez crédit à tous ces militants de la non-violence pour le résultat obtenu. Ce sont eux qui ont mis fin à la guerre au Vietnam ! Le président ne le souhaitait pas ! Les marches, les chants, les pétitions, toutes les actions protestataires ont été payantes ! Et le sont toujours ! Encore faut-il cet esprit, cette cohésion, cet élan qui a manqué dans les années 1980 et 1990, marquées par un repli des gens sur eux-mêmes et un rejet absolu de l'idée de sacrifice. Le choc du 11 septembre 2001 et la réponse lamentable, criminelle, du gouvernement américain auraient pu susciter un sursaut. Mais Bush a exploité et entretenu la peur. Tout le monde s'est cru obligé de faire assaut de patriotisme pour ne pas susciter la méfiance et garder son boulot. Même les médias ! Quel désastre !


Et voilà qu'est apparu Obama. Et que des millions d'Américains jusque-là désabusés et exclus ont à nouveau envie d'agir
. Voilà que des foules de jeunes Noirs se déplacent pour la première fois de leur vie pour aller écouter un candidat et aller voter. On me dit que les crimes dans certains quartiers ont chuté et que les ghettos sont plus calmes. Voilà que Gabriel, mon fils de 38 ans, qui n'a jamais été intéressé par les affaires publiques, organise un concert dans sa ville avec ses amis musiciens, pour récolter des fonds pour la campagne d'Obama. Et voilà que moi aussi, naguère si sceptique sur l'utilité du vote, je me prends à rêver.


Je rêve qu'Obama, président, rassemble et unifie un pays divisé depuis bien trop longtemps. Je rêve qu'il apporte de la décence et de l'intégrité dans les eaux troubles de Washington. Je rêve qu'il relève la barre de ce qui est moralement et légalement acceptable dans une démocratie (ni torture ni peine de mort) et qu'il appelle les riches à partager leur fortune. Je rêve qu'il résiste à l'appel de la guerre et cherche le dialogue avec les parties opposées. Je ne suis pas naïve, je sais que la présidence est un poste dangereux, exposé, peu propice à l'épanouissement d'un pacifiste. Mais je trouve cet homme inspirant.


Raphaëlle Bacqué et Annick Cojean


"We Shall Overcome" est un chant tiré d'un gospel qui fut chanté comme un hymne lors des marches du Mouvement des droits civiques aux États-Unis.




We shall overcome
We shall overcome
We shall overcome someday
O deep in my heart I do believe
We shall overcome someday

We'll walk hand in hand
We'll walk hand in hand
We'll walk hand in hand someday
O deep in my heart I do believe
We'll walk hand in hand someday

We are not afraid
We are not afraid
We are not afraid someday
O deep in my heart I do believe
We are not afraid someday

We shall live in peace
We shall live in peace
We shall live in peace someday
O deep in my heart I do believe
We shall live in peace someday
Repost 0
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 19:16

De retour de Norvège et des îles Lofoten avec des images plein la tête...un pur voyage, un excellent périple à travers un majesteux pays, des fjords à en perdre la tête, le souffle coupé par la beauté des îles Lofoten...mais

c'est la rentrée!!!

Il est désormais temps de revenir au bon son des sixties et à tout ce qui s'y rattache...

Alors bon,je m'aperçois que l'un d'entre vous a bien répondu aux 5 questions posées même si les réponses n'ont pas été postées sur ce blog (dommage d'ailleurs).
Bravo à Fred Thomas qui a su y répondre.


Voici donc les 5 réponses :
 

1 - Madrugada
2 - Boknafisk
3 - Jack Kerouac
4 - l'Harmonica
5 - Box Of Rain (album American Beauty)


Merci à vous tous d'y avoir participé.






Je remarque également de nouveaux venus sur ce blog...

Cliquez sur les images afin de découvrir l'univers de ces bloggeurs

...BIENVENUE à :

The Sundance Kid
(Ce site présente des illustrations - rock, blues, jazz, electro, litterature, cinéma...ça devrait plaire à Melle Anitaa) 


Psychédélic song 
(présentation de quelques groupes, personnages et événements qui ont marqué l'histoire du rock.)


En marge

(récits et textes audios, musiques, un blog en marge...et engagé!!!)


Fred Zibalo
( ...pour partager la passion du disque vinyl...des pages instructives sur des artistes contemporains, des infos concerts, de la pop, du blues au jazz rock...)



Genco22000
(fan des USA, de soccer, des séries TV, de blogs...)


El Sinsé & Reine Roro  
(de TAZ MUZIC NETWORK, ce site est pour vous, on y partage du son, des vidéos, concerts, clips, festivals, photos... El Sinsé et Reine Roro sont là pour vous en mettre plein les oreilles et plein la vue ainsi que le reste de la DreamTeam qui est composée, également d'Abe, de Weirdo, de Saam, des amis du Négatifs, de la Team T@z, de Joshuadu34 et de votre hôte)
 


JLM (Sentiers battus)
(Vous aimez lire? JLM aime écrire et vous fait découvrir ses personnages dans de courts récits, des tranches de vie...)



Je vous invite tous à surfer sur leur blog/site

... sans oublier les incontournables, les fidèles (Anitaa's blog, Rootless Tree, Daydreamer, Crevette Zombie, El Sinsé, Le Tréponême Bleu...). Merci à vous de faire vivre ce blog!!! Rendez leur visite (liens colonne de droite sur cette page)


  Sinon si vous êtes fans de grunge et des groupes de musique de Seattle des années 90 comme Soundgarden, Pearl Jam, Mudhoney, Alice in chains, Tad, Screaming trees, Green river, The Melvins, Nirvana...ce blog devrait vous plaire!!! Sly vous propose (je cite)..."de revisiter cette époque, cette scène, celle de seattle, et les autres groupes, qui ont su surfer sur cette nouvelle vague, et faire connaître leurs musique!!!"

Longue vie à ce blog et merci Sly!!!

Cliquez sur l'image afin d'accéder au Seattle Sound" :


Et pour fêter la rentrée (même si on était bien en vacances) voici un des albums solo de Jerry Garcia "Reflections".
Bonne écoute et bonne rentrée à tous !!!



 


Prochain article : "Joan Baez et son rêve américain"
Repost 0
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 20:25

Bah oui forcément, c'est le mois d'août et ça sent bon la route tout ça!!! Donc cette année direction la Norvège pour deux semaines de Road Trip. Bien sûr avant de partir pour ce magnifique pays scandinave : un p'tit séjour de quatre jours en Bretagne s'impose, histoire de prendre quelques kilos...

Alors bon, comme à mon habitude, avant de partir, je vous propose quelques questions auxquelles il faudra répondre.
Celui ou celle qui trouvera les bonnes réponses en premier aura comme récompense un p'tit cadeau souvenir de Norvège ainsi qu'un DVD avec de la bonne musique dessus...et oui, on ne change pas les lots à gagner...à part si entre temps je suis inspiré pour trouver autre chose. Voici donc 5 questions :



Question 1


Quel est le nom du groupe norvégien dont la musique rappelle le Velvet Underground, les Stooges mais aussi R.E.M et Placebo, avec des influences puisées chez Bob Dylan et Chris Isaak?
Voici à l'écoute (ci-dessous) un morceau de de groupe, cliquez sur Play :

 


Question 2

Si je vous dis : "Plat roboratif qui se mange dans le Nord de la Norvège : poisson à demi séché au goût fort, servi avec des pommes de terre cuites dans leur peau et du lard fondu pour arroser le tout..." de quelle spécialité norvégienne s'agit-il?



Question 3

Qui a écrit :
"Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller."



Question 4

Quel est (en quantité) l'instrument de musique le plus vendu dans le monde de nos jours?



Question 5

Quelle a été la toute dernière chanson jouée par Grateful Dead (du vivant de Jerry Garcia) lors d'un concert au Soldier Field de Chicago le 9 juillet 1995?




CE QUI VOUS ATTEND A LA RENTREE SUR CE BLOG :


Lynyrd Skynyrd, Joan Baez, Newton Faulkner et plein d'autres artistes ainsi que
des cours (en vidéos) pour apprendre à jouer l'instrument mystère de la question 4...et bien sûr des articles sur les Sixties...comme d'hab!!!

Sur ce, je vous laisse ..rendez-vous en septembre et d'ici là...
TRIPEZ BIEN!!!

Tonton
Repost 0
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 20:00
Won't Get Fooled Again, dont le titre signifie littéralement « On ne se fera pas avoir de nouveau », est une vision très désabusée d'une révolution selon Pete Townshend.



Nous ne cesserons de nous battre dans les rues
Avec nos enfants à nos pieds
Et les morales qu'ils vénèrent auront disparu
Et les hommes qui nous ont éperonné
Siègent pour juger toutes les infractions
Ils décident et le fusil chante sa chanson
 
[Refrain]
Je lèverai mon chapeau à la nouvelle constitution
Ferai une révérence à la nouvelle révolution
Sourirai ou grimacerai aux changements de tous côtés
Prendrai ma guitare et jouerai
Simplement comme hier
Puis je m'agenouillerai et prierai
Pour que nous ne nous fassions pas avoir une fois de plus
 
Le changement, il fallait qu'il arrive
Nous l'avons toujours su
On nous a libéré des ennemis, c'est tout
Et le monde semble exactement le même
Et l'histoire n'a pas changé
Car les étendards, ont tous été déployés durant la dernière guerre
 
[Refrain]
 
Non, non !
 
Je vais mettre ma famille et moi à l'abri
S'il arrive que nous restions à moitié en vie
Je prendrai tous mes papiers et enverrai un sourire au ciel
Car je sais que les gens hypnotisés ne mentent jamais
Mentez-vous ?
 
Ouiiiiiiiiiiiiii !
 
Il n'y a rien dans la rue
Qui me paraisse différent en quoi que ce soit
Et les slogans ont changé, à propos
Et le parti de gauche
Est maintenant le parti de droite
Et leurs barbes ont toutes poussé pendant la nuit
 
[Refrain]
 
Ne vous faîtes pas avoir une fois de plus
Non, non !
 
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
 
Va voir le nouveau patron
Il ne diffère en rien de l'ancien patron


Analyse des paroles

Le soulèvement commence dès la première ligne : We'll be fighting in the streets (« Nous lutterons dans la rue »), et se conclut par le renversement des puissants, non sans violence. Mais finalement, la révolution s'achève, et rien n'a changé : And the world looks just the same / And history ain't changed (« Et le monde est toujours pareil / Et l'histoire n'a pas changé »). Le nouveau régime mis en place n'est en rien différent de celui qui est tombé, comme l'indiquent les dernières lignes des paroles : Meet the new boss / Same as the old boss (« Rencontre le nouveau patron / Le même que l'ancien patron »).

 

Bien que diverses interprétations des paroles aient été données, Pete Townshend lui-même nie les affiliations politiques prêtées parfois au morceau et expliquait sur son blog en mai 2006 que "cette chanson était censée faire savoir aux hommes politiques, et aux révolutionnaires de même, que ce qui réside au centre de [sa] vie n'était pas à vendre et ne pouvait pas être instrumentalisé au nom de n'importe quelle cause." ("The song was meant to let politicians and revolutionaries alike know that what lay in the centre of my life was not for sale, and could not be co-opted into any obvious cause."). Il finit par dire que le morceau n'est qu'une prière ("What is there is a prayer."). Les paroles invitent les acteurs politiques à ne pas instrumentaliser la vie de chacun, mais ce sont ces mêmes paroles qui l'ont été.

Au sein du projet abandonné Lifehouse, cette chanson avait une place bien particulière. Elle était chantée par Bobby, le compositeur subversif, dénonçant l'hypocrisie de Jumbo, son principal opposant.

Repost 0
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 23:39

Un p'tit tour en Angleterre et voici 7 vidéos...entre concert acoustique, leçons, cours de musique et souvenirs de l'époque des Beatles, un one man show réjouissant de Paul McCartney dans les mythiques studios d'Abbey Road. A la suite de ces vidéos vous trouverez à l'écoute l'album "Chaos & Creation In The Backyard" de Paul McCartney...bon visionnage et bonne écoute surtout!!!

De retour dans les mythiques studios d'Abbey Road, où les Beatles ont enregistré la quasi-totalité de leurs albums, Paul McCartney se livre à un one man show original devant quelques happy few. Entre ses interprétations, seul à la guitare ou au piano, des morceaux issus de son excellent dernier album, Chaos and creation in the backyard, l'ex-Beatles se souvient, livre des secrets de fabrication in situ. Inspiré par ce lieu spécial, Paul McCartney évoque sa rencontre avec John Lennon – ce qui donne lieu à l'interprétation d'un standard d'Eddie Cochran –, propose des leçons de choses musicales, réalise un enregistrement sur un vieux "quatre pistes" à partir d'instruments traditionnels et de verres à pieds effleurés du doigt. Avec application et beaucoup d'humour, il propose un flash-back réjouissant où résonnent l'intro de "Strawberry field for ever" jouée sur un Melotron (ancêtre du synthétiseur), des tubes des Beatles comme "Twenty flight rock" ou "Lady Madonna", "Band on the run" (composé avec les Wings), ainsi que le tout premier single enregistré par le groupe avant l'arrivée de Ringo. Et bien d'autres surprises encore, orchestrées par le plus fringant des papys rock !

Vidéo 1/7



Vidéo 2/7



Vidéo 3/7



Vidéo 4/7




Vidéo 5/7



Vidéo 6/7



Vidéo 7/7


"Chaos & Creation In The Backyard"



 

Repost 0
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 23:20

TANGLED UP IN BLUE
ALBUM : "BLOOD ON THE TRACKS" - 1975


Cette chanson arriverait sans doute dans les cinq chansons préférées des amateurs de Dylan, et de lui-même également. C'est une de celles qu'il a chantée en concert le plus souvent, en changeant souvent la mélodie et les paroles, vous pouvez consulter les traductions des variantes.

L'histoire est assez décousue, on peut y trouver des éléments autobiographiques, les situations et les dialogues rendent l'identification assez facile pour l'auditeur.
Dylan a curieusement réagi au succès des chansons de l'album "Blood On The Tracks", en disant qu'il ne comprenait pas comment on pouvait prendre plaisir à ces chansons et leurs textes alors qu'ils évoquaient une période troublée de sa vie - le moment de la désagrégation de son mariage avec sa première femme, Sara.



 


 

Tangled Up In Blue Empêtré dans le blues
Early one mornin' the sun was shinin',
I was layin' in bed
Wond'rin' if she'd changed at all
If her hair was still red.
Her folks they said our lives together
Sure was gonna be rough
They never did like Mama's homemade dress
Papa's bankbook wasn't big enough.
And I was standin' on the side of the road
Rain fallin' on my shoes
Heading out for the East Coast
Lord knows I've paid some dues gettin' through,
Tangled up in blue.
Un matin tôt le soleil brillait,
J'étais couché au lit
A me demander si elle avait changé
Si ses cheveux étaient encore roux.
Ses vieux ils disaient que notre vie ensemble
Pour sûr serait dure
Ils n'avaient jamais aimé les robes maison de Maman
Le compte en banque de Papa n'était pas assez gros.
Et j'étais debout sur le bord de la route
La pluie me mouillait les chaussures
En partance pour la côte Est
Dieu sait que j'en ai bavé pour survivre,
Empêtré dans le blues.
She was married when we first met
Soon to be divorced
I helped her out of a jam, I guess,
But I used a little too much force.
We drove that car as far as we could
Abandoned it out West
Split up on a dark sad night
Both agreeing it was best.
She turned around to look at me
As I was walkin' away
I heard her say over my shoulder,
"We'll meet again someday on the avenue,"
Tangled up in blue.
Elle était mariée à notre première rencontre
En voie de divorcer
Je l'ai tirée d'embarras, je crois,
Mais j'y ai été un peu trop fort.
Nous avons conduit cette voiture aussi loin que nous pouvions
L'avons abandonnée dans l'Ouest
Avons rompu par une triste et sombre nuit
D'accord tous les deux qu'il valait mieux.
Elle s'est retournée pour me regarder
Comme je m'éloignais
Par-dessus l'épaule je l'ai entendu dire,
"Nous nous reverrons un jour sur la route",
Empêtrés dans le blues.
I had a job in the great north woods
Working as a cook for a spell
But I never did like it all that much
And one day the ax just fell.
So I drifted down to New Orleans
Where I happened to be employed
Workin' for a while on a fishin' boat
Right outside of Delacroix.
But all the while I was alone
The past was close behind,
I seen a lot of women
But she never escaped my mind, and I just grew
Tangled up in blue.
J'ai eu un job dans les forêts du Grand Nord
Comme cuisinier quelque temps
Mais je n'ai jamais aimé vraiment ça
Et un jour le couperet est tombé.
Alors j'ai dérivé jusqu'à la Nouvelle-Orléans
Où par hasard j'ai eu un emploi
A travailler un moment sur un bateau de pêche
Juste à la sortie de Delacroix.
Mais tout ce temps-là j'étais seul
Le passé était tout proche,
J'ai vu des femmes par dizaines
Mais elle ne s'est jamais évadée de ma tête, et je suis devenu encore plus
Empêtré dans le blues.
She was workin' in a topless place
And I stopped in for a beer,
I just kept lookin' at the side of her face
In the spotlight so clear.
And later on as the crowd thinned out
I's just about to do the same,
She was standing there in back of my chair
Said to me, "Don't I know your name?"
I muttered somethin' underneath my breath,
She studied the lines on my face.
I must admit I felt a little uneasy
When she bent down to tie the laces of my shoe,
Tangled up in blue.
Elle travaillait dans un bar topless
J'y suis entré boire une bière,
Je n'arrêtai pas de regarder son profil
Dans la clarté des spots.
Plus tard comme la foule se dispersait
J'étais sur le point d'en faire autant,
Elle se tenait là derrière ma chaise
Et dit "J'connaîtrai pas ton nom?"
J'ai marmonné quelque chose dans ma barbe,
Elle étudiait les traits de mon visage.
Je dois avouer que je me sentais un peu mal à l'aise
Comme elle se courbait pour nouer mes lacets de soulier,
Empêtrés dans le blues.
She lit a burner on the stove and offered me a pipe
"I thought you'd never say hello," she said
"You look like the silent type."
Then she opened up a book of poems
And handed it to me
Written by an Italian poet
From the thirteenth century.
And every one of them words rang true
And glowed like burnin' coal
Pourin' off of every page
Like it was written in my soul from me to you,
Tangled up in blue.
Elle a allumé un brûleur au fourneau et m'a offert une pipe
"J'croyais qu'tu dirais jamais bonjour" dit-elle
"T'as l'air d'un silencieux".
Puis elle ouvrit un livre de poèmes
Et me le tendit
C'était écrit par un poète italien
Du treizième siècle.
Et chacun de ces mots sonnait juste
Et luisait comme des charbons ardents
Ils se déversaient de chaque page
Comme si c'était gravé dans mon âme rien que pour toi,
Empêtrée dans le blues.
I lived with them on Montague Street
In a basement down the stairs,
There was music in the cafes at night
And revolution in the air.
Then he started into dealing with slaves
And something inside of him died.
She had to sell everything she owned
And froze up inside.
And when finally the bottom fell out
I became withdrawn,
The only thing I knew how to do
Was to keep on keepin' on like a bird that flew,
Tangled up in blue.
Je vivais avec eux sur la rue Montague
Au sous-sol en bas des marches,
Il y avait de la musique dans les cafés le soir
Et la révolution dans l'air.
Puis il commença à faire du trafic d'esclaves
Et quelque chose mourut en lui.
Elle dût vendre tous ses biens
Et se glaça en dedans.
Et quand enfin ils touchèrent le fond
Je fus emporté,
La seule chose que je savais faire
C'était de continuer comme l'oiseau qui vole,
Empêtré dans le blues.
So now I'm goin' back again,
I got to get to her somehow.
All the people we used to know
They're an illusion to me now.
Some are mathematicians
Some are carpenter's wives.
Don't know how it all got started,
I don't know what they're doin' with their lives.
But me, I'm still on the road
Headin' for another joint
We always did feel the same,
We just saw it from a different point of view,
Tangled up in blue.
Voilà, je repars à nouveau,
Il faut que je la voie d'une façon ou d'une autre.
Tous les gens qu'on connaissait
Ne sont qu'illusion pour moi désormais.
Certains sont mathématiciens
Certaines sont femmes de charpentiers.
Je ne sais pas comment tout ça a commencé
Je ne sais pas ce qu'ils font de leurs vies.
Mais moi, je suis toujours sur la route
En direction d'une autre boîte
On se sentait vraiment pareils,
On avait juste des points de vue différents,
Empêtrés dans le blues.

 

Repost 0
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:20

Alela Diane Menig (née le 20 avril 1983 à Nevada City, Californie) est une chanteuse et une compositrice américaine, dont les chansons sont imprégnées d'un style psyché folk.

La rédaction des Inrockuptibles classa l'album "The Pirate's Gospel" comme l'un des 10 meilleurs albums de 2007

Un nouvel album est annoncé pour l'automne 2008.


Jeune
Californienne, Alena Diane est l'héritière d'une lignée de chanteuses qui possèdent un rayonnement propre à ceux que beaucoup qualifient de 'vieilles âmes'. En grandissant dans une famille de musiciens, la jeune artiste a été bercée par la musique de ses parents toute sa jeunesse. Au départ, l'atmosphère de la maison familiale était plutôt folk, variant au fil des ans vers des styles plus variés. Alors qu'elle est en voyage à San Francisco, Alela décide d'apprendre la guitare et commence à écrire ses propres chansons. Elle explique d'ailleurs qu'elle a ressenti le besoin d'écrire lorsqu'elle s'est éloignée de sa famille. L'année suivante, elle compose plusieurs chansons qui se trouvent sur son premier album, 'The Pirate's Gospel'. Au départ, l'album est seulement distribué à quelques connaissances et aux personnes qui venaient assister à ses concerts. Petit à petit, l'opus a fait son chemin jusqu'en Europe, où il sort en 2007. Les critiques l'applaudissent, saluant un univers riche et contrasté.


Alela Diane - The Pirate's Gospel
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier, avant, de stopper la playlist en cours (l'album d'Alela Diane) pour un meilleur visionnage



Alela Diane "Oh! My Mama"
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier, avant, de stopper la playlist en cours (l'album d'Alela Diane) pour un meilleur visionnage



The Pirate's Gospel...
...à l'écoute ci-dessous :

 



Voici Emily Jane White, jolie jeune femme de San Francisco, guitariste et pianiste, qui a maintes fois joué seule dans les bars enfûmés et bruyants de la ville, et réussi (souvent) à charmer le public le plus retors à la musique folk. Cette Américaine d'une vingtaine d'années, entourée de quelques amis musiciens, nous gratifie d'un somptueux premier album, Dark Undercoat, qui navigue entre folk songs pastorales (Dark Undercoat, Sleeping Dead) et somptueuses ballades jouées simplement au piano (Wild Tigers I Have Known).
Elle est aussi présente sur la bande originale d'un film indépendant, Wild Tigers I Have Known, de son ami Cam Archer.

"Hole in the Middle" - Emily Jane White
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier, avant, de stopper la playlist en cours (l'album d'Alela Diane) pour un meilleur visionnage


"Wild Tigers I Have Known"


Voici à l'écoute son album "Dark Undercoat"
Cliquez sur la chanson de votre choix mais avant stopper la playlist en cours (l'album d'Alela Diane) pour une meilleure écoute bien sûr!!!

 

 

Repost 0
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 23:34
The Band est un groupe de rock canadien, composé de Robbie Robertson (guitare), Levon Helm (batterie, mandoline, chant), Garth Hudson (claviers, saxophone, accordéon), Richard Manuel (piano, batterie, chant) et Rick Danko (basse, chant).

 The Band est célèbre à la fois pour ses propres albums, notamment Music From Big Pink et The Band, mais aussi pour avoir fréquemment accompagné
Bob Dylan, de 1965 à 1974.


Le groupe s'est progressivement formé à la fin des
années 1950, sous le nom de The Hawks, accompagnant alors Ronnie Hawkins dans d'incessantes tournées au Canada. Remarqués par John Hammond lors des sessions d'enregistrement d'un de ses albums, ce dernier conseillera Robbie Robertson, le guitariste, à Bob Dylan, lorsqu'en 1965 il décide de passer au rock. Les Hawks accompagneront Dylan lors de sa célèbre tournée de 1966 (Royal Albert Hall Concert). Ils le suivront dans sa semi-retraite de Woodstock en 1967, l'accompagnant lors des enregistrements connus sous le nom de The Basement Tapes.




Leur premier album, Music From Big Pink, sort en
1968. Il contient leur tube The Weight, repris dans le film Easy Rider. Le deuxième album, The Band, connaîtra le même succès.

Mais les tensions commencent à se faire voir : les chansons sont toutes créditées Robbie Robertson, alors qu'elles ont été composées par l'ensemble du groupe. Ce leadership ne fera que s'affirmer avec le temps. S'ensuivent des albums de plus en plus décevants (Cahoots), jusqu'en 1974 où Dylan les repêche pour sa tournée américaine qui connaît un succès sans précédent. Après avoir sorti Northern Lights - Southern Cross en 1975, album qui retrouve un peu les qualités des débuts, Robertson saborde le groupe en 1976, déclarant qu'il ne veut plus tourner.


The Band - King Harvest  & Long Black Veil (1970)
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo, n'oubliez pas de stopper la playlist en cours qui se trouve à la fin de cet article, pour un meilleur visionnage

 

 

 



S'en suivra le célèbre concert d'adieu au Winterland, immortalisé par le film La Dernière Valse de

 

 

Martin Scorsese, concert auquel participe le gratin du rock de l'époque : Dylan, bien sûr, mais aussi Eric Clapton, Neil Young, Muddy Waters, Van Morrison, entre autres.

Durant les années 1980, Levon Helm reforme le groupe sans Robbie Robertson, sans grand succès. Le groupe tourne dans des lieux de plus en plus miteux, ce qui conduit au suicide de Richard Manuel, devenu par ailleurs alcoolique, en 1986. Le groupe continue bon gré mal gré, jusqu'à la mort de Rick Danko en 1999.





The Band - The Weight from The Last Waltz (1978)
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo, n'oubliez pas de stopper la playlist en coursqui se trouve à la fin de cet article, pour un meilleur visionnage



Music from Big Pink (

 

 

1968)

L’album est un mélange de country, rock et folk, le son est brut avec peu d’arrangements. Il a été bien reçu par la critique, mais ne fut pas un succès commercial, malgré l’aide de Bob Dylan qui a composé trois chansons (Tears of Rage, This Wheel's on Fire et I Shall Be Released), et a également dessiné la pochette. Big Pink est le nom de la maison rose, située près de Woodstock, dans laquelle le groupe enregistrait au sous-sol (c'est là que furent enregistrées les Basement Tapes avec Dylan).

Ce disque, qui était à contre-courant des tendances rock de 68, est, pour certains, un classique incontournable de l'histoire du rock, et, plus largement, de la musique américaine. Ainsi, Eric Clapton et George Harrison ont exprimé leur admiration pour ce disque.


 

Repost 0