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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 01:26
Macadam cowboy (Midnight Cowboy) est un film américain réalisé par John Schlesinger sorti en 1969.

Joe Buck, beau et fringuant cow-boy, quitte son Texas natal pour s'établir à New York dans le but de mener une carrière de gigolo. Mais sa déconvenue est rapide et il se retrouve à court d'argent. Dans un bar, il rencontre Ratso Rizzo, un paumé vérolé, tuberculeux et drogué, qui commence par l'escroquer en lui promettant de lui trouver de riches clientes.

Rien ne vient si ce n'est un homosexuel voyeuriste et pervers. Ratso, pris de remords et souffrant de solitude, propose alors à Joe de faire équipe avec lui. Et une forme d'amitié naît entre ces deux épaves que tout sépare. Ils n'auront désormais qu'un seul rêve : partir au soleil de la Floride…





Bande annonce du film, cliquez sur Play afin de visionner la vidéo
 :





Depuis sa sortie en 1969, le film de John Schlesinger, lauréat de trois Oscars, a conservé toute sa puissance. Comme beaucoup de films de la période, L'Épouvantail de Schatzberg par exemple, Macadam Cowboy, s'attache à nous raconter le destin de deux losers, pleins d'ambition, à la poursuite du rêve américain, dans l'Amérique des années 60. John Schlesinger, à travers deux êtres attachants, perdus dans la foule new-yorkaise, en quête de bonheur, d'amour et d'argent, nous restitue une vision sombre de l'Amérique et de la société qu'elle engendre.


Ce très beau film contient de nombreuses similitudes avec des œuvres de la même période. Dans Alice n'est plus ici de Martin Scorsese, Alice rêve depuis son plus jeune âge de devenir une star de la chanson. Adulte, son rêve se prolongera. Elle ira jusqu'au bout et y parviendra malgré les difficultés auxquelles elle devra faire face. Dans Easy Rider de Denis Hooper, les deux motards sillonnent toute l'Amérique dans un but précis : vivre et se sentir libre. Thématique récurrente dans le cinéma américain des années 70, qu'on appelle communément l'American Dream.


 

 Dans Macadam Cowboy, Joe Buck, jeune homme naïf mais ambitieux, désire quitter son Texas natal, préférant l'agitation des grandes métropoles. Dans le greyhound qui le conduit à New-York, roulant jour et nuit d'Ouest en Est, Joe revoit son passé défiler, douloureux, illustré par des flash-back récurrents : parents absents, viol de sa petite amie. Dans le Point limite Zéro de Sarafian, Kowalski, le héros du film fait le pari de rallier San Francisco à Denver en moins de 15 heures. De la même manière que Joe, son passé est évoqué par l'utilisation de flash-back : Kowalski est un ex-pilote de course, vétéran du Vietnam et ancien policier traumatisé par le viol auquel il a assisté durant son service. Le rapprochement est inévitable. Joe et Kowalski sont deux losers, qui après tant d'années d'échecs personnels souhaitent fuir, qu'importe la destination, afin d'échapper à leur fatalité.



Les premières séquences dans la métropole rappellent celles d'Un Shérif à New-York. Comme Eastwood dans le film de Siegel, la tenue vestimentaire de Joe jure avec celle des citadins. Joe Buck, comme la plupart des anti-héros des années 70, (Travis Bickle de Taxi Driver, Lion de L'Epouvantail), apparaît en dehors du cadre et rêve de l'intégrer. C'est un exclu de la société de consommation. Joe est un éternel enfant, perdu dans son imaginaire, persuadé d'être une sorte de héros des temps modernes. Il ne perçoit pas la frontière entre le rêve d'enfant et la réalité d'adulte. Ce sera Ratso Rizzo, être infirme et tout aussi démuni que lui, qui lui fera prendre conscience de la dure réalité de la vie en lui disant que son jeu de cowboy n'impressionne personne hormis les homosexuels. « Tu ne vas pas me dire que John Wayne était PD ! » rétorque Joe. Le côté candide et immature du personnage refait surface.

 


Joe arpente les avenues de New-York, bercé par le rêve Américain, relayé par une radio « ne vous inquiétez pas pour votre avenir [...] nous vous aiderons. Vous avez besoin d'argent ? nous vous en donnerons. ». Un contraste avec le New-York filmé par John Schlesinger, plus sale que jamais, ou Joe côtoie la faune urbaine : drogués, prostitué(e)s... Le spectateur suivra son parcours initiatique, suivi de ses premières désillusions et son passé douloureux qui revient comme un leitmotiv.



 


Dans les dernières séquences du film, Joe et Ratso se retrouvent dans le bus qui les conduit à Miami, incarnation parfaite du rêve américain. Comme beaucoup de « héros » du cinéma américain des années 70, certains l'atteignent, épuisés, d'autres, meurent d'épuisement. Un excès d'énergie dépensée pour reprendre l'une des théories défendue par Jean Baptiste Thoret dans son ouvrage sur le cinéma américain des années 70. Les dernières images du film, le visage de Ratso, mort, baigne dans les reflets du soleil de Miami, symbole d'une âme perdue. Entre les deux hommes, naîtra une affection fraternelle, prétexte saisi par John Schlesinger, pour aborder le sujet de l'homosexualité. Une belle histoire d'amour en somme.

 

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 19:44

  Bon c'est pas tout ça mais faut que je reparte en vadrouille et cette fois-ci, ce sera sur la côte basque à Biarritz pour une période de 10 jours.

Alors bien sûr, le surf c'est pas mon truc mais par contre soutenir mon équipe de rugby, le Biarritz Olympique au Stade Aguilera le 9 mai contre Clermont à 21h, ça me met de très bonne humeur et même en transe (c'est pour dire!!!)...étant donné que je suis un grand supporter du B.O!!! Tiens d'ailleurs si vous avez Canal + peut être que vous verrez ma guérite dans les tribunes (je n'aurais pas de drapeau des Deads mais celui du B.O).
 
Alors forcémént, je mets les Deads de côté un moment afin de me consacrer à ma première passion : le rugby. Bien sûr qu'il n'y aura pas que du rugby au programme mais surtout un besoin de se ressourcer en famille puisque sur place y a du beau monde à voir, la familia, la familia!!! Et puis...l'Euskadi, le Béarn, les Pyrénnées, les Landes...voilà qui devrait m'occuper.
 

En mon absence, vous avez toujours la possibilité de vous défouler sur ce blog, soit en écoutant du son (sur les artistes des sixties, albums du  Dead et le son de la relève...ou soit en revisionnant certains articles...)


Bon voilà, vu que je pars, je vous propose comme les dernières fois des petites devinettes...à vous de trouver les réponses et bien sûr le gagnant ou la gagnante aura un petit souvenir d'Euskadi en cadeau...
Sur ce, je vous salue et vous souhaite bonne chance pour trouver les réponses à ces quelques questions mélant Dead-Euskadi-Rugby...et bien sûr...

...AUPA BO!!!

Voilà ce qui m'attend dans les tribunes d'Aguilera, cliquez sur Play afin de visionner la vidéo :




Question 1
:
Quelle était la particularité physique (qui n'handicape en rien) Jerry Garcia?



Question 2 :
Au Rock n' Roll Hall of Fame, un seul non musicien lié au Dead y est inscrit, de qui s'agit-il?


Question 3 :
Quel est le refrain de la chanson AUPA BO (chanson du Biarritz Olympique Pays Basque)? (attention y a du basque dedans...)

BONUS : pour vous aider, voici la chanson du pur supporter basque, AUPA BO!!! Cliquez sur Play afin de l'écouter!!! Attention, ce n'est pas du Dead ou du son psyché mais un grand grand grand moment de musique... :

 

 


Question 4 :
Qui est le plus célèbre joueur du pays basque qui a évolué au Biarritz Olympique mais aussi en équipe de France et que l'on surnommait "le Pelé du rugby"?


Question 5 :
 Quelle est la devise de la commune de Biarritz?

 

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:59

 

I Want You
ALBUM : "BLONDE ON BLONDE". - 1965


I Want You fait partie de ces titres de Dylan qui inspirent des opinions contrastées. Ce morceau est très souvent décrié pour son format "pop". Effectivement la construction de ce morceau ne fait pas illusion : une intro caractéristique, des phrases courtes, un tempo rapide, un refrain simple à mémoriser et terriblement répétitif, tous les ingrédients sont là pour que la chanson se retrouve dans les hit-parades (il ne dépassera pas la 20ème place). Toutefois, les personnages bien particuliers du monde dylanien sont à nouveau réunis avec la reine de Pique qui côtoie le croque-mort coupable ou le politicien saoul.
La thématique n'est pas faible pour autant et elle est servie par une poèsie métaphorique remarquable : l'amour impossible à obtenir, la volonté de pouvoir exprimer son amour sans détour, l'ultime appel à l'être aimé avant d'être définitivement désarmé, ou enfin l'abandon des périphrases inutiles pour dire l'essentiel comme l'expriment les derniers points de suspensions "And because I... / I want you, [...]"





I Want You Je te veux
The guilty undertaker sighs,
The lonesome organ grinder cries,
The silver saxophones say I should refuse you.
The cracked bells and washed-out horns
Blow into my face with scorn,
But it's not that way,
I wasn't born to lose you.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Le fossoyeur coupable soupire,
Le joueur d'orgue de barbarie pleure solitaire,
Les saxophones argentés disent que je devrais te refuser.
Les cloches fêlées et les cors essoufflés
Me soufflent au visage avec mépris,
Mais ce n'est pas ça,
Je ne suis pas né pour te perdre.
Je te veux, je te veux,
Je te veux tellement,
Chérie, je te veux.
The drunken politician leaps
Upon the street where mothers weep
And the saviors who are fast asleep,
They wait for you.
And I wait for them to interrupt
Me drinkin' from my broken cup
And ask me to
Open up the gate for you.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Le politicien ivre sautille
Dans les rues où les mères pleurent
Et les héros, vite endormis
T'attendent.
Et j'attends qu'ils m'empêchent
De boire dans cette tasse brisée
Et qu'ils me demandent
De t'ouvrir la porte.
Je te veux, je te veux,
Je te veux tellement,
Chérie, je te veux.
Now all my fathers, they've gone down
True love they've been without it.
But all their daughters put me down
'Cause I don't think about it.
Tous mes pères, ils ont disparu
Le véritable amour ils ont fait sans.
Mais toutes leurs filles m'en veulent
Parce que je n'y pense pas.
Well, I return to the Queen of Spades
And talk with my chambermaid.
She knows that I'm not afraid
To look at her.
She is good to me
And there's nothing she doesn't see.
She knows where I'd like to be
But it doesn't matter.
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Je retourne chez la Reine de Pique
Et parle à ma femme de chambre
Elle sait que je n'ai pas peur
De la regarder.
Elle est bonne avec moi
Et il n'y a rien qu'elle ne voit pas.
Elle sait où j'aimerais être
Mais ça ne fait rien.
Je te veux, je te veux,
Je te veux tellement,
Chérie, je te veux.
Now your dancing child with his Chinese suit,
He spoke to me, I took his flute.
No, I wasn't very cute to him,
Was I?
But I did it, though, because he lied
Because he took you for a ride
And because time was on his side
And because I . . .
I want you, I want you,
I want you so bad,
Honey, I want you.
Ton enfant danseur au costume chinois
M'a parlé, oui je lui ai pris sa flûte.
Non je n'ai pas été très gentil avec lui,
N'est-ce pas?
Mais je l'ai fait pourtant parce qu'il a menti,
Parce qu'il t'a emmenée te promener
Parce que le temps était de son côté
Et parce que je…
Je te veux, je te veux,
Je te veux tellement,
Chérie, je te veux.

 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 17:04
Black Rebel Motorcycle Club est un groupe de rock américain originaire de San Francisco et aujourd'hui basé à Los Angeles, constitué de Peter Hayes (chant, guitare, basse), Robert Turner, de son vrai nom Robert Levon Been (basse, guitare, chant), et Nick Jago (batterie). Robert Turner a choisi un pseudonyme afin de s'affranchir de l'influence de son père, Michael Been, chanteur de The Call.


Les premières traces de Black Rebel Motorcycle Club sont à chercher en 1995, quand Peter Hayes et Robert Turner, alors lycéens, font connaissance à San Francisco. Tous deux sont passionnés par les groupes britanniques du début des années 1990, notamment ceux du label
Creation (The Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine, Ride...). Ils rejoignent cependant chacun d'autres groupes, tout en essayant de garder contact afin de monter leur propre groupe dès que possible. Peter Hayes a un moment oeuvré en tant que guitariste au sein d'un des groupes les plus prolifiques de la scène underground américaine des années 1990, The Brian Jonestown Massacre, il fait d'ailleurs pour cela partie de la distribution du documentaire rock tourné par Ondi Timoner, Dig! relatant l'itinéraire de 2 groupes, les Dandy Warhols et les Brian Jonestown Massacre dans le monde de "l'industrie musicale".


C'est en 1998 qu'ils quittent leurs projets respectifs et qu'ils forment, avec le batteur Nick Jago originaire de Cornouailles, un groupe appelé The Elements. Leur premier concert a lieu dès novembre 1998, mais le groupe change peu après de nom en découvrant un homonyme et opte pour Black Rebel Motorcycle Club, en référence au film L'Équipée sauvage (1953) : le Black Rebel Motorcycle Club est le gang de motards mené par le personnage de Marlon Brando.
 
En 1999, une démo 16 pistes est enregistrée et pressée à 500 exemplaires, tous vendus au cours des concerts. Le groupe déménage alors à Los Angeles et est remarqué par la station de radio KCRW ; mais l'enthousiasme qu'il provoque atteint rapidement le Vieux Continent, où la BBC Sheffield nomme leur démo "Enregistrement de la semaine". La démo tombe même entre les mains de Noel Gallagher, coleader de Oasis, qui déclare alors au magazine MOJO que Black Rebel Motorcycle est son nouveau groupe préféré. De fait, le groupe bénéficie de l'engouement de la presse musicale autour du "renouveau du rock", mené par les Strokes ou les Kings Of Leon. Les propositions affluent, des majors comme des labels indépendants, mais c'est finalement sur Virgin Records qu'est signé Black Rebel Motorcycle Club, en mars 2000.


Après une courte tournée américaine aux côtés des Dandy Warhols, le groupe entre en studio et enregistre un premier album éponyme qui paraît en mars 2001. Les influences shoegazer du groupe s'y mêlent à un son crasseux évoquant The Stooges ou The Gun Club. Les mélodies ne sont pas en reste, et Black Rebel Motorcycle Club accède directement au statut de révélation.

Deux ans plus tard, en septembre 2003, le groupe revient avec un album plus sombre et toujours aussi percutant, Take Them On, On Your Own, mais est remercié par Virgin Records huit mois plus tard. De plus, Nick Jago quitte le groupe à la fin de la tournée d'été 2004 pour cause de "conflits internes" (en fait des problèmes de drogues et d'alcool).

 

Il s'agissait heureusement d'une mauvaise passe provisoire, puisque dès 2005 le groupe signe sur le label Echo en Europe et sur RCA aux États-Unis et dans le reste du monde. Nick Jago, lui, réintègre Black Rebel Motorcycle Club au cours de l'enregistrement du troisième album, Howl, qui paraît en août. Howl marque une évolution dans le style du trio : les chansons sont ici plus acoustiques et influencées par l'americana, ce qui leur confère une tonalité presque country.

  De retour en 2007 pour un nouvel album, nommé 'Baby 81', dans lequel le rock’n’roll retrouve le cœur charbonneux de leur adolescence, les trois musiciens distillent un rock sombre, poisseux et confiné le tout sur fond de paroles remarquablement recherchées et puissantes ; balancées par la voix abrasive de Peter.




Clip de la chanson "Weapon Of Choice", cliquez sur Play afin de visionner la vidéo (tout d'abord stoppez la playlist actuellement à l'écoute sur cet article) :

 


 Clip "Spread your love", cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier de stopper avant la playlist à l'écoute actuellement sur cet article :

 

Discographie (albums)

L'album "Howl" (2005) à l'écoute ci-dessous :


 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 15:10

Deux nouveaux albums de Grateful Dead sont désormais disponibles colonne de gauche, se rajoutant aux autres déjà présents depuis un petit moment.


 Afin de les écouter et profiter du son des Deads, il suffit de cliquer sur les pochettes (colonne de gauche), une page s'ouvrira et une playlist se mettra en route automatiquement (bon des fois faut patienter un peu avant le démarrage...).

Voici donc les rajouts du jour :

Grateful Dead - From The Mars Hotel (1974)


 
1 - U.S. Blues
2 - China Doll
3 - Unbroken Chain
4 - Loose Lucy
5 - Scarlet Begonias
6 - Pride Of Cucamonga
7 - Money Money
8 - Ship Of Fools






Grateful Dead - In The dark (1987)



1 - Touch Of Grey
2 - Hell In A Bucket
3 - When Push Comes To Shove
4 - West L.A. Fadeaway
5 - Tons Of Steel
6 - Throwing Stones
7 - Black Muddy River

 

 

 

Voici U.S.Blues (clip concert) de Grateful Dead (album : From The Mars Hotel), cliquez sur Play afin de visionner la vidéo :

Voici Touch Of Grey (clip concert) de Grateful Dead (album : In The Dark), cliquez sur Paly afin de visionner la vidéo :

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 22:58

Sur la route (On the Road - 1957) est certainement le plus connu des romans de Jack Kerouac. Il fut l'un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « beat generation ». « Beat » signifie à la fois battu, mais aussi béat : en attente de révélation. Le beat est aussi le rythme de jazz (et de la musique en général).

Toutefois le terme de Beat Generation fut avant tout un raccourci commode qui permit aux médias d'instituer en mouvement littéraire ce qui était surtout la conjonction d'individus singuliers : même s'ils partagent un goût pour la prose spontanée et le surréalisme, l'écriture de Jack Kerouac ne ressemble pas à celle d'Allen Ginsberg, et celle de Ginsberg est elle-même éloignée de celle de William Burroughs.

 

Sur la route, son roman le plus connu, raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l'auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d'un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

 

 

Dans ce que nous pourrions appeler le mythe Kerouac,
ce livre fut écrit d'un seul jet, en 3 semaines, sur un rouleau de papier de 36 mètres de long, dans de longues sessions de Prose Spontanée; il crée ainsi un style d'écriture totalement personnel, en partie inspiré par son amour du mouvement jazz Be Bop et de ses improvisations. Ce tapuscrit a été dactylographié sur des feuilles de papier à calligraphie japonaise, collées bout à bout avec du Scotch Tape et non sur un rouleau de papier à télétype. Ce manuscrit original a été vendu aux enchères 2,2 millions de dollars en 2001. Les éditeurs, toutefois, refusèrent massivement cette première ébauche, se demandant ce qu'il y avait à faire avec ce texte très difficile à suivre, écrit de façon non conventionnelle... Kerouac dut travailler son récit durant six ans avant qu'un éditeur ne consente à accepter le récit. En 2001, la rédaction du American Modern Library inclut Sur la route dans sa liste des 100 meilleurs romans du XXe siècle en langue anglaise.

 

Le succès de ce livre, une décennie après sa rédaction, signa finalement la fin de Jack Kerouac, initiant une dépression à laquelle il ne survécut pas. Il s'éloigne de ses amis écrivains beat comme Allen Ginsberg et dans une moindre mesure William S. Burroughs. Il reproche à Ginsberg de trop rechercher l'attention du public et de trahir l'esprit beat. Même ayant besoin d'argent, il ne se tourne plus vers eux et ne répond plus aux invitations des médias. Il est également irrité par le développement d'un bouddhisme de mode, duquel il est en partie responsable.

Jack Kerouac explique "Sur la route" (cliquez sur Play afin de visionner la vidéo)

:


EXTRAIT du livre "Sur la route"

 

"Carlo Marx arriva, de la poésie sous le bras, et s'installa sur un siège confortable, nous observant avec ses yeux en vrille. Durant la première demi-heure, il se refusa à dire quoi que ce fût; en tout cas, il refusa de se compromettre. Il s'était assagi depuis l'époque des Idées Noires de Denver; ceci à cause des Idées Noires de Dakar. A Dakar, la barbe au menton, il avait traîné dans les ruelles avec des gamins qui l'avaient conduit auprès d'un sorcier, lequel lui dit la bonne aventure. Il avait des instantanés de rues étranges avec des huttes couvertes d'herbe dans les bas-fonds pouilleux de Dakar. Il dit qu'il avait failli, tel Hart Crane, se jeter du haut du bateau, pendant le trajet du retour. Dean était assis sur le plancher avec une boîte à musique et il écoutait, saisi d'une immense stupeur, la petite chose qui jouait "Une belle romance". «Petites pirouettes de grelots grelottants. Ah! écoutez! Penchons-nous tous ensemble pour observer l'intérieur de la boîte à musique jusqu'à temps qu'on découvre les secrets des petits grelots grelottants, hi!» Ed Dunkel était aussi assis sur le plancher; il tenait mes baguettes de tambour; soudain il se mit à scander une minuscule batterie pour accompagner la boîte à musique, que l'on pouvait à peine entendre. Tout le monde retint son souffle pour écouter. «Tic... tac... tic-tic... tac-tac.» Dean mit la main en cornet à son oreille; il était bouche bée; il dit: «Ah! Hi!».

Carlo observait cette toquade loufoque les yeux mi-clos. Finalement il se claqua le genou et dit: «J'ai une déclaration à faire.
- Oui? ah, oui?
- Quelle est la signification de cette expédition à New York? Quel genre d'affaire sordide mijotes-tu encore? Je veux dire, mon pote, vers quel séjour diriges-tu tes pas? Vers quel séjour diriges-tu tes pas, Amérique, en ton automobile étincelante dans la nuit?
- Vers quel séjour diriges-tu tes pas?», répéta Dean bouche bée. On était assis et on ne savait pas quoi dire; il n'y avait rien à ajouter à ça. La seule chose à faire, c'était de diriger nos pas. Dean se leva d'un bond et dit que nous étions prêts à repartir pour la Virginie."



Le chemin parcouru (cliquez sur l'image pour avoir + de détails) :



Biographie de Jack Kerouac
Né à Lowell, Massachusetts le 12 mars 1922
Décédé à St. Petersburg, Floride le 21 octobre 1969


Jack
Kerouac (de son vrai nom Jean-Louis Kerouac) est issu d'une famille d'immigrés canadiens français. Après un passage éclair à l'université Columbia, où il se consacre au football, il est tour à tour matelot, cueilleur de coton, déménageur, manoeuvre. Se posant d'emblée hors de tout establishment, il se veut autodidacte. Avec le soutien de ses amis Allen Ginsberg et William Burroughs, il publie son premier roman, 'Avant la route' en 1950. De longues années vont s'écouler avant qu'il ne soit publié à nouveau. Il traverse le pays en tous sens et cherche à parvenir à des formes d'écriture plus libres. Il s'inspire ainsi de la prose spontanée des lettres de son ami Neal Cassady. C'est finalement à San Francisco qu'un engouement commence à se créer autour de ce que Jack a nommé la 'Beat Generation'. 'Sur la Route' est enfin publié en 1957 et Jack devient l'icône 'beat' du public. Mais il réagit mal devant cette immense popularité. De plus, Kerouac, influencé par sa mère, a des opinions politiques plutôt conservatrices. Il prend position contre les valeurs hippies des années 1960. Miné par l'alcool et la benzédrine, il meurt à 47 ans sans avoir pu concrétiser son rêve : relier ses oeuvres, à la façon de Balzac ou de Proust, sous un titre générique, 'La Légende des Duluoz'. En 2007, Gallimard publie ses correspondances sous le titre de 'Lettres choisies'.



Les citations de Jack Kerouac

«Triste compréhension, voilà ce que signifie compassion.»
[ Jack Kerouac ] - Les anges de la désolation


«Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.»
[ Jack Kerouac ] - Sur la route


«Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte.»
[ Jack Kerouac ] - Maggie Cassidy

 





BIENTOT :



Francis Ford Coppola possède les droits d'adaptation cinématographique de Sur la route depuis 1968, le scénario fut écrit par Russel Banks mais le tournage prévu à l'automne 2001 n'a jamais commencé. Le 21 décembre 2005, sur le site américain IMDb, on peut lire que le film est prévu pour 2009.
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 14:43

 Dès 1965, alors que des milliers de jeunes déferlent sur San Francisco prêts à lutter contre "l’American way of life", les Diggers organisent la commune libre de Haigh Ashbury.

Avec pour mot d’ordre : "Everything is free" (tout est gratuit, sois libre) et "Do your own thing" (réalise-toi et choisis ton action), ils mettent en scène un monde sans argent basé sur l’entraide et l’autogestion. Insaisissables parce qu’anonymes, groupe informel sans leader, les Diggers deviennent les détonateurs subversifs d’un mouvement auquel chacun participe à sa manière.
Les Diggers, qui ont choisi leur nom en référence aux égalitaristes de la révolution anglaise du XVIIème siècle, ont organisé des repas gratuits dans les parcs de San Francisco pour lesquels ils récupéraient ou volaient de la nourriture.

Ils ont célébré "La mort de l’argent", organisé des fêtes géantes, des concerts gratuits. Une partie des Diggers était issue d’une troupe de théâtre de rue qui pratiquait l’Agit-prop et le happening subversif : la Mime Troupe de San Francisco. Les autres, comme Emmett Grogan, qui écrira son histoire dans "Ringolevio", viennent de la rue et de la révolte délinquante.
Mais l’inventivité des Diggers se retrouve surtout dans leurs pratiques hors du commun. Faisant comme si la société était libre, ils s’organisaient pour vivre leur liberté... et vivaient donc libres !!! Profitant du contexte exceptionnel de l’époque, c’est une expérience extraordinaire qu’ils ont pu mener, expérience encore riche d’enseignements aujourd’hui.

 

Qui étaient-ils vraiment...ces Diggers?

Les Diggers étaient un groupe d'action communautaire radical d'acteurs d'improvisation ayant opéré de 1966 à 1968, et étant surtout basé dans le quartier Haight-Ashbury de San Francisco. Leurs politiques s'approchaient d'un anarchisme communautariste qui mixait le désir de liberté avec la conscience de la communauté dans laquelle ils vivaient. Ils étaient associés de près et partageaient des membres avec une troupe de théatre de guérilla nommé la San Francisco Mime Troupe.

 
Origines

Les Diggers ont pris leur nom du groupe de communistes agraires, les Diggers anglais, qui de 1649 à 1650 qui, sous la direction de Gerrard Winstanley et William Everard, se sont battus contre les grands propriétaires. Ils entendaient que les terres soient mises à disposition des plus pauvres. Ils avaient promulgué une vision de société libre de la propriété privée, et de toutes formes d'achat ou de ventes. Durant la moitié et la fin des années 1960, les Diggers de San Francisco ont ouvert des magasins où ils donnaient leur stock ; nourriture gratuite, soins médicaux, transport et hébergement temporaire. Ils ont aussi organisé des concerts de musique et des oeuvres d'art politique ouvert au public gratuitement. La liste de leurs happenings incluent la "Death of Money Parade", "Intersection Game", "Invisible Circus", et "Death of Hippie/Birth of Free".

Le groupe fut fondé par Emmett Grogan gauche sur la photo de droite) Peter Coyote, Peter Berg, et d'autres membres de la San Francisco Mime Troupe, incluant Billy Murcott, La Mortadella, et Butcher Brooks.

 

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LES DIGGERS

Les Diggers offrirent un service de bouffe gratuite dans le Golden Gate Park du quartier Haight-Ashbury à 4 heure de l'après-midi, chaque jour, nourissant généralement plus de 200 personnes qui n'avaient aucune source de nourriture. Ils et elles servaient un ragoût fait de viande et de légumes donnés et/ou volésm dans un grand cadre jaune, appelé le " Free Frame of Reference". À une occasion en particulier, c'était un concert gratuit(Occupation) dans le parc, les gens qui venaient pour de la nourriture se faisaient donner un cadre 2pouces X 2 pour s'accrocher dans le cou. Le truc était appelé le portable "Free Frame of Reference". Les Diggers ont aussi popularisé le pain de blé entier avec leur "Digger Bread", cuit dans des cannes à café à la Free Bakery.







Ils ont ouvert de nombreux
Magasin gratuit dans le quartier Haight-Ashbury, dans lesquels tous les items étaient à prendre ou à donner. Les magasins étaient matériellement fournis par les marchands locaux, qui, effrayés ou supporteurs des Diggers, payaient une contribution d'un pourcent de leurs ressources à la "Free City Bank". Les magasins ont offert des items qui avaient été jetés, mais étaient encore utilisable. Il faut tout de même dire que ces endroits étaient tout de même principalement utilisées comme une vitrine pour la distribution, gratuite, de biens volés. Le premier magasin gratuit a été appelé Trip Without a Ticket et fut plus tard remplacé par le Free Frame of Reference sur la Frederick Street. Ils ont aussi ouvert une Clinique médicale gratuite.






Ils ont organisé des fêtes gratuites avec de la musique jouée par plusieurs groupes dont
Grateful Dead, Janis Joplin, Jefferson Airplane, parfois avec des animations visuelles telles que des camions de danceurs/euses du ventre nues se promenant dans le quartier durant l'après-midi avec des joueurs de tambour, du vin et de la marijuana. Leurs publications, notamment the Digger Papers, tenaient pour point central des idées comme Fait le toi-même et "Aujourdh'ui est le premier jour du reste de ta vie". Les diggers ont stimulé et inspiré des groupes suivants comme les Yippies.







L'organisation s'est dématantelée pour plusieurs raisons, incluant des allégations d'utilisation de drogues fortes. Aussi, Grogan, était souvent nommée comme une leader des Diggers par ceux en-dehors de l'organisation . Peut-être encore plus déterminant dans la séparation du groupe, fut la décomposition de la scène "peace and love" de San Francisco, l'augmentation de l'intérêt de la police et des médias envers les diggers, les conflits d'égo parmi ses membres et le désir de certain(e)s d'être plus impliqué(e) dans le travail de théâtre de guérilla plutôt que dans le travail pratique de jour en jour à nourrir les pauvres de San Francisco.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 19:17

Nous revoilà avec du Bukowski...cette fois-ci je vous fait part d'une de ses chroniques écrit pour le magazine "Open City"...enfin en tout cas juste le début d'une...car la suite de celle-ci suivra prochainement dans un autre post... :

"ça commence lundi dernier, vers les 2 heures du matin. après avoir gratté tout le dimanche jusqu'à minuit, j'avais roulé jusqu'à cette maison où l'on dormait pas encore. avec moi, j'avais apporté un pack de six, de quoi les amadouer. du coup, l'un d'entre eux s'est éclipsé, le temps de ramener des munitions supplémentaires.

- z'auriez dû voir Bukowski la semaine dernière, a lancé l'un des types, il a dansé avec la planche à repasser. même qu'il a voulu la baiser.
- pas croyable!
- mais oui! il nous a aussi lu ses poèmes. on a d'ailleurs dû lui arracher son recueil des mains sinon on y aurait passer la nuit.

 je leur ai dit que c'était la faute à cette femme aux yeux de biche qui n'avait cessé de me reluquer - pas une femme, bordel, une jeune fille, une vraie jeune fille - et que dès lors il m'avait été impossible de m'arrêter.
- car, ai-je ajouté, faisons les comptes. on est mi-juillet, et je n'ai pas tiré le moindre petit coup depuis le début de l'année.

 ils se sont fendu la pêche. bon sang, ce que j'étais marrant! ceux qui baisent douze mois sur douze trouvent toujours marrants les mecs qui font ceinture.

 puis, ils ont enchaîné sur le blond, beau comme un dieu, qui était en train d'en écraser avec trois nanas collées à lui. je leur ai alors fait remarquer que lorsqu'il aurait 33 ans, ce dieu-là devrait se débrouiller seul. ça leur a paru minable, voire mesquin. aussi me suis-je rabattu sur la bière en attendant qu'on largue la bombe.
 profitant que personne ne faisait gaffe à moi, j'ai ensuite piqué un bout de papier dieu sait où, sur lequel j'ai écrit ceci "l'amour peut avoir un sens; le sexe est forcément le sens."

là-dessus, sous prétexe qu'ils étaient crevés, tous ces gamins sont aller se pieuter. de valides, il ne restait plus que moi et un vieux briscard, un de ma génération, lui et moi on semblait taillés pour les nuits blanches - arrosés d'alcool, précisons-le. quand on a eu fini la bière, il a déniché du whisky. pour avoir toujours été dans la presse, il était désormais rédac'chef d'un grand journal sur la côte est. la conversation filait agréablement son train - deux vieux dogues s'accordant sur tout, et même au-delà. on n'a pas senti le temps passer. aux environs de 6h15, je lui ai annoncé que je me tirais. mais que je ne conduirais pas, vu que je n'étais qu'à huit pâtés de chez moi. le vieux briscard s'est proposé de marcher avec moi, au moins jusqu'à Hollywood Blvd. on a longé le bowling. puis, on s'est serré la main comme dans le bon vieux temps, et chacun s'en est allé. mais alors que je n'étais plus qu'à deux blocks de ma piaule, a brusquement surgi devant moi une femme qui n'arrivait pas à faire démarrer sa voiture..."

à suivre... 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:31
Comment pouvais-je ne pas parler d'un des plus grand groupe psychédélique des années 60??? Incontournable, souvenez-vous...

...dans le film de Terry Gilliam « Las Vegas Parano » avec Benicio Del Toro, Johnny Depp et Tobey Maguire (l’auto-stoppeur), il y a une scène où Benicio Del Toro écoute un morceau à la radio, allongé dans sa baignoire, en pleine « montée » lysergique. Il supplie alors Johnny Depp de lui jeter le poste dans l’eau au moment où le morceau atteindra son paroxysme. Ce morceau c’est « White Rabbit » des Jefferson Airplane, groupe mythique de la scène hippie californienne des années 1966-1973 (1966, correspondant à la date où la géniale chanteuse Grace Slick prend possession du micro). Gorgé de musique psychédélique et de LSD comme une orange de Floride, aussi sucré qu’une pêche de Georgie, aussi planant que les Doors et aussi fraternels que les Grateful Dead, les Jefferson Airplane allait couvrir de leur musique les plages de San-Francisco et de Los-Angeles à l’heure où le soleil se lève...et pour toujours.

Marty Balin, chanteur de son état, se réveille donc dans un hamac, quelque part en Californie, au bord de la mer. Au-dessus, le ciel est bleu et la journée s’annonce magnifique pour ne pas dire magique. Il baille et s’étire mollement quand il voit passer Paul Kantner qui visiblement revient d’un feu de camp, sur la plage, un peu plus loin. Malgré le fait que Kantner a l’air d’avoir mangé beaucoup de champignons hallucinogènes, ils arrivent à se faire comprendre par « dialogue mental » et tombent d’accord sur l’idée de monter un groupe de rock psyché. C’est le matin et le Soleil tape fort déjà sur le sable. Nos deux compères se mettent à l’ombre d’une paillote et commandent une bouteille de bière bien fraîche. Ils remarquent alors un guitariste assis un peu plus loin en train de se gaver de fruits de mer.


C’est Jorma Kaukonen, le fameux bluesman qui fait pleurer les étoiles. Au bout d’une heure, on les retrouve tous les trois devant plusieurs bouteilles en train de rire aux larmes. Le soleil est au zénith et quelques familles marchent sur la plage. Deux chiens passent en aboyant après des mouettes. Une brise marine vient caresser les choses. A cet instant, trois hurluberlus arrivent dans la paillote en distribuant à tout le monde des flyers pour un concert en plein air qui aura lieu le soir même. Ces trois-là c’est le chanteur Signe Toly Anderson, le batteur Jerry Peloquin et le bassiste Bob Harvey. Même si ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé, Jefferson Airplane aurait pu se former ainsi et l’arrivée de Jack Casady (un pote d’enfance de Kaukonen) à la place de Harvey ne change rien à l’affaire.

 

 
En 1965
, ils signent chez RCA (le label d’Elvis) et ont comme manager l’incroyable Bill Graham (qui fera connaître entre autre Santana et les Doors). « Le guitariste Jorma Kaukonen essayait ses motos dans le grand studio RCA de Hollywood où les Stones avaient enregistré « Aftermath ». Jack Casady fut arrêté à plusieurs reprises, cavalant à poil, hurlant à la lune dans les collines. Grace Slick et le batteur Spencer Dryden n’étaient pas en reste : amants, le batteur et la chanteuse trimbalaient partout avec eux une mallette bourrée de remontants, calmants, à rendre Hunter Thompson (…)jaloux. Partageant vibrations et filles, la commune assumait tout, vivant dans une gigantesque villa rose qui avait autrefois accueilli les Beatles ».


En 1966, ils sortent leur premier album Takes Off. De facture très cool, on sent que le groupe se cherche encore. En 1967, c’est à l’album Surrealistic Pillow de sortir et de devenir le porte-étendard du mouvement hippie et psychédélique qu’avaient amorcé les beatniks. A l’intérieur les fameux « White Rabbit » et « Somebody to Love ». Avec l’album Crown of Creation (1968) et After Bathing at Baxter’s, c’est ce que l’Airplane à fait de mieux. Après, disons que c'est un peu long à expliquer et que ça tient plus du "dialogue mental" qu'autre chose...




  Surrealistic Pillow est le deuxième album et surtout le premier avec Grace Slick qui a amené avec elle les chansons Somebody To Love et White Rabbit du groupe The Great Society.


 



Vidéo du morceau "White Rabbit", cliquez sur Play après avoir mis sur pause la playlist actuellement à l'écoute...attention le sol est loin, planez mes frères, planez!!!

 



 Voici les paroles traduites de la chanson "White Rabbit" de Jefferson Airplane" :

Le lapin blanc

Une pilule te fait devenir plus grand, et une pillule te fait retrecir

 Et celles que maman te donne ne font rien du tout

 

Va demander à Alice, quand elle mesure 10 pieds

 

Et si tu vas chasser les lapins, et que tu sais que tu vas tomber

Raconte leur que la chenille qui fume le narguilé a appelé

 

Et appelle Alice, quand elle est juste petite

 

Quand les hommes sur l'échiquier, se levent et te disent où aller

Et tu viens juste de prendre quelque chose comme des champignons, et ton esprit descends

 

Va demander à Alice, je pense qu'elle sait

 

Quand la llogique et les proportions sont mortes négligemment

Et le chevalier blanc parle a l'envers

Et la dame de coeur veut lui couper la tête

Souviens toi de ce que le loir dit :

Nourris ta tête, nourris ta tête (1)

 

(1) ton esprit

 


Les paroles font référence à la drogue, plus particulièrement au LSD, et à ses effets hallucinogènes. Avec ses paroles énigmatiques, cette chanson fut l'une des premières abordant ce thème à ne pas être censurée par les radios.

La chanson trace un parallèle entre un trip et le monde imaginaire de Lewis Carroll. Les références à Alice au pays des merveilles sont nombreuses, avec les mentions d'Alice, du lapin blanc (titre de la chanson), de la reine de cœur (Red Queen), du loir (dormouse), et de la chenille fumant le narguilé (hookah smoking caterpillar).

Carroll était par ailleurs assez populaire à cette époque (et lui même ingérait des substances hallucinogènes): on trouve des références à son œuvre dans I Am the Walrus des Beatles (1967), il fut aussi une source d'inspiration pour Syd Barrett et le premier album des Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.


Sur le site officiel de Jefferson Airplane
, on peut lire que « Grace a toujours dit que White Rabbit était une gifle à l'attention des parents qui lisaient à leurs enfants des histoires comme Alice au pays des merveilles - où Alice utilise diverses substances pour se transformer - et qui ne comprenaient pas pourquoi leurs enfants grandissaient pour essayer des drogues. »

 

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 18:47

Deux nouveaux albums de Grateful Dead sont désormais disponibles colonne de gauche, se rajoutant aux autres déjà présents depuis un petit moment.


Afin de les écouter et profiter du son des Deads, il suffit de cliquer sur les pochettes (colonne de gauche), une page s'ouvrira et une playlist se mettra en route automatiquement (bon des fois faut patienter un peu avant le démarrage...).

Voici donc les rajouts du jour :


WAKE OF THE FLOOD (1973)

1 - Mississipi Half - Step Uptown Toodleoo
2 - Let me sing your blues away
3 - Row Jimmy
4 - Stella Blue
5 - Here Comes Sunshine
6 - Eyes Of The World
7 - Weather Report Suite






 BLUES FOR ALLAH (1975)

1 - Help On The Way
2 - Franklin's Tower
3 - King Solomon's Marbles
4 - The Music Never Stopped
5 - Crazy Fingers
6 - Sage & Spirit
7 - Blues For Allah




"Stella Blue" de l"album "Wake of the flood", cliquez sur Play :



"The Music Never stopped" de l'album "Blues For Allah", cliquez sur Play :


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