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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:30

"Les hôpitaux, les prisons et les putes, telles sont les universités de la vie. J'ai passé plusieurs licences, vous pouvez me donner du Monsieur."

Charles Bukowski (16 août 1920 - 9 mars 1994)





Bukowski chez Bernard Pivot (Apostrophe 1978)
 



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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 11:10
Hola todos,

Cela faisait un p'tit moment qu'on avait pas parlé sur ce blog, de la relève...
...et bien si vous aimez le rock, le jazz, le metal...le tout à la sauce latina, bah vous allez apprécier ce duo...
Techniquement impressionnants, époustouflants, ils savent reprendre des morceaux légendaires d'artistes dont la renommée n'est plus à faire (Carlos Santana, Pink Floyd, Jimi Hendrix, Led Zeppelin...) et leur donnent un petit air latino bien rythmé...et le tout acoustique!!!
Il s'agit de Rodrigo y Gabriela, composé de Rodrigo Sánchez (guitare solo) et de Gabriela Quintero (guitare rythmique), tous deux originaires de
Mexico.


 

Le duo s'est formé à Mexico, où les deux musiciens jouaient dans un groupe de Heavy metal appelé Tierra Acida (anciennement Castflow). Se sentant de plus en plus frustrés par la portée limitée de la scène musicale mexicaine, ils se sont produits en Europe, où ils ont rencontré le succès...




Rodrigo y Gabriela - Hanuman
Inspirée par Carlos Santana

 Dès les premiers accords de Hanuman, le ton est donné : ça joue très fort et très vite, le son claque, résonne, détonne sous les coups de boutoirs percussifs des deux guitaristes. L’alliance entre percussivité rauque et dense et mélodie quasi-instantanée est parfaite :



Toujours le même morceau Hanuman...mais sans public et précédé par une courte présentation du duo :


...et Buster Voodoo, en hommage à Hendrix, est ébouriffante d’aisance et de classe :



Rodrigo y Gabriela - Starway To Heaven
Inspirée par Led Zeppelin





 
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 13:18

Hola todos!!!

Je vous propose un p'tit jeu : 20 tronches, 20 citations...retrouvez "qui a dit quoi"...

Associez les personnages ci-dessous avec ce qu'ils ont dit ou écrit un jour (plus bas)...

Voici les tronches :

Keith Richards / Leonard Cohen / Neal Cassady

01acassady.jpg

Daniel Cohn-Bendit / Jim Morrison / Ronald Reagan



Edward Abbey  / Grace Slick / Hunter S.Thompson



Andy Warhol / Bob Dylan / Jack Kerouac



Yusuf Islam (Cat Stevens) / Charles Bukowski / Janis Joplin



Dennis Hopper / Jerry Garcia / William S.Burroughs



Jimi Hendrix / Ravi Shankar




Voici les citations :


1 - "
Jamais je ne pourrai oublier
l'horreur indicible

qui glaça la lymphe de mes glandes
quand le mot honteux
surgit dans mon esprit torturé...
J'étais un homosexuel."


2 - "N'acceptez aucun compromis. Vous êtes tout ce que vous avez."

3 - "La connaissance parle. La sagesse écoute."

4 - "J'ai un projet, devenir fou."

5 - "Aucune récompense éternelle ne viendra nous pardonner d'avoir gâché l'aube."


6 - "Il y a eu des moments où j'ai pu être vraiment brillant. Mais ce sont des moments. Et parfois, dans une carrière, les moments suffisent."

7 - "Pour moi, les revendications politico-sociales étaient l'aspect le plus faible des Sixties. La vraie question, c'était la quête spirituelle."

 

8 - "Quand le meilleur ami de l'homme est un chien, ce chien a un sacré problème."

9 - "J'aime beaucoup les drogues."


10 - "J'ai vraiment un système immunitaire incroyable. Je me suis guéri de l'hépatite C tout seul."

11 - "Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons - s'ils savent où regarder."

12 - "Nous avons besoin de toutes sortes de nourriture, et la musique comble et satisfait notre faim d’harmonie. Cela fait totalement partie de l’univers de Dieu."


13 - "Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de périr d’ennui."

14 - "Celui qui se fait bête se débarrasse de la douleur d'être homme."

15 - "Je ne suis pas un beatnik. Je suis un catholique"

16 - "Fonce mon pote. Tout ce que tu fais est grand."

17 - "Les
arbres sont responsables de plus de pollution aérienne que les usines."

18 - "
L'amour, c'est comme cuisiner les chiches kebabs : il y a des étincelles, des éclaboussures."

19 - "Tout est glamour quand vous le faîtes sur votre lit. Même peler des pommes de terre."


20 - "Exister est un fait, vivre est un art"


BONNE CHANCE !!!

Si vous êtes sur votre lancée et qu'un p'tit quizz sur le festival de Woodstock de 1969 vous tente, cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder aux questions :

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 20:11

Steppenwolf est un groupe de rock psychédélique des années 1960 et 1970, surtout connu pour les succès de Born to Be Wild, Magic Carpet Ride ainsi que The Pusher.

Le nom du groupe vient d'un roman de l'auteur
allemand Hermann Hesse, Der Steppenwolf .
(Harry, le personnage du livre est devenu aussi solitaire que le loup des steppes en fuyant ce qu'il considère comme la perversion des Autres et des illusions du quotidien. Mais Hermine lui apprendra à trouver l'indispensable équilibre entre le monde et le soi intérieur). Je vous conseille ce livre au passage... 

La mère de John Kay, le leader du groupe, s'enfuit de
République démocratique allemande (en fait, de Prusse-Orientale) alors qu'il avait 4 ans, un épisode qu'il racontera plus tard dans la chanson "Renegade" (que vous trouverez à la fin de cet article) de l'album Steppenwolf Seven. Sa famille s'installera d'abord à Hanovre, en Allemagne de l'Ouest, puis émigrera au Canada en 1958.


A l'origine, les membres du groupe sont :

 
Steppenwolf - Born to Be Wild
  


John Kay commence à jouer en 1964 à Toronto avec Jerry Edmonton et Goldy McJohn dans un groupe de blues, The Sparrow. En 1967 ils s'installent à San Francisco et forment Steppenwolf.

Le groupe devient immensément connu quand leur troisième single, Born to Be Wild, ainsi qu'une autre de leurs chansons, The Pusher, furent utilisés dans le film Easy Rider. Born to be Wild est devenu un grand classique rock de la rébellion et est toujours l'hymne des Hell's Angels.
D'autres succès suivirent comme Magic Carpet Ride de l'album Steppenwolf the Second et Rock Me de l'album At Your Birthday Party.





Steppenwolf - The Pusher dans le film "Easy Rider"




De nombreux fans considèrent le double album Steppenwolf Live comme leur meilleur disque. Les albums les plus politiques du groupe sont Monster et For Ladies Only, véritables clichés instantanés des attitudes rock 'n roll de l'époque (fin des années 1960, début des années 1970).

Le groupe se sépara en 1971, et John Kay entama une carrière solo. Steppenwolf se reforma en 1974 avec l'album Slow Flux, puis se sépara à nouveau en 1976. John Kay reforma encore une fois le groupe au début des années 1980 et partit en tournée sous le nom "John Kay et Steppenwolf". Il sortit également un album solo en 2001.




Steppenwolf - Renegade

Retrouvez le morceau dans la playlist, à la fin de cet article

My birthplace would be hard to find
It's changed so many times
I'm not sure where it belongs
But they tell me the Baltic coast is full of amber
And the land was green
Before the tanks came
One day I learned just how it used to be
The devils' curse brought the whole world to it's knees

And it was "Hey you, keep your head down
Don't you look around, please don't make a sound
If they should find you now
The Man will shoot you down"

It's a mighty long way out of the darkness
To where the sun is free to shine
Oh the truck came by to put us in the back
And left us where the railroad tracks cross the line
Then the border guide took us by the hand
And led us thru the hole into the promise land beyond

And I can hear him now
Whispering soft and low
"When you get to the other side
Just you run like hell"

I thought I found a quiet place
Where I could learn how to catch my childhood dreams
But on my left and to my right they keep on shouting
While I'm just stuck here in between
Lord I'm tried of running and I don't believe I can
I can hear them calling time and time again

And it's "Hey you, keep your head down
Don't you look around, please, don't make a sound
If they should find you now
The Man will shoot you down"


Choisissez le morceau de votre choix...petite préférence perso : "Magic Carpet Ride" à écouter avec un fort volume sonore (pour vous redonner la patate si vous ne l'avez pas...)

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:05

"Voir, les ensiegnements d'un sorcier Yaqui" (1971)


Un jeune ethnologue de l'Université de Californie décide de consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique. Il rencontre un vieux sorcier Yaqui. C'est le début d'une longue initiation destinée à faire de l'apprenti un " homme de connaissance ". Tournant résolument le dos à toutes les modes douteuses d'initiation ésotérique, cette extraordinaire expérience est le récit d'un dur combat pour désapprendre quelques millénaires de " sagesse " occidentale.




...la suite : "Le voyage à Ixtlan, les leçons de Don Juan" (1972)

"En toi rien n'a vraiment changé." Ainsi se terminait le précédent livre de Carlos Castaneda, Voir (Les enseignements d'un sorcier yaqui). C'est le même sorcier indien, don Juan Matus, qui constitue la figure centrale du Voyage à Ixtlan. Deux conceptions du monde s'affrontent ici. Elles ont pour enjeu la conscience de l'auteur qui se voit soumis à un déconditionnement intensif, auquel il se prête avec curiosité, tout en s'efforçant de comprendre ce qui lui arrive. Ainsi s'opère une initiation déroutante à la faveur de laquelle l'Occidental pénètre toujours plus profondément dans le monde mental de son guide. Initiation qui ne va pas sans rébellion, scepticisme et repentirs, sans parler des terribles angoisses qu'elle impose au néophyte. Initiation qui se poursuivra pendant dix ans et prendra fin sur une illumination qui forme la dernière partie du livre.



Dans ses ouvrages, Carlos Castaneda fait le récit de son initiation, par un certain don Juan Matus, au savoir des chamans du Mexique ancien. Pendant plus de dix ans, il a rendu de nombreuses visites au sorcier et à son clan, constitué d'hommes et de femmes tous impliqués entièrement dans la quête, notamment, d'un but abstrait défini par les « voyants » de leur lignée : la liberté absolue ou la possibilité de conserver intacte leur conscience dans l'au-delà.

Carlos Castaneda décrit son immersion dans le monde de don Juan sur une longue période — période qui trouve son paroxysme au moment où don Juan Matus et son clan décident de quitter ce monde, laissant derrière eux une nouvelle génération d'apprentis, à leur tour entièrement impliqués dans la quête de la liberté absolue.

Le résultat de cet apparent effort de reconstitution et de clarification est à présent connu sous deux formes : ses ouvrages, puis la pratique de la « tenségrité ». Ses ouvrages font état d'une philosophie dont l'objet est la quête de la « Connaissance », déterminisme d'ordre ésotérique qui apporte au « sorcier » des pouvoirs inconnus au commun des mortels, dont à terme celui de l'immortalité. À la fin de son apprentissage, et conformément à une très antique tradition, consécration qui confirme la réussite des adeptes, Casteneda doit sauter dans un ravin, selon la trame de l'enseignement du « nagual » : « Si tu n'as pas réussi à assembler un autre monde avant d'arriver au fond, tu es mort. »



Extrait de "Voyage à Ixtlan"

"Un guerrier est un chasseur. Il calcule tout. C'est le contrôle.
Une fois qu'il a terminé ses calculs, il agit. Il laisse aller. C'est
l'abandon. Un guerrier n'est pas une feuille à la merci du vent.
Personne ne peut le pousser; personne ne peut le forcer à agir contre
son gré, ou contre ce qu'il a estimé être le mieux. Un guerrier est
entrainé à survivre, et il survit de la meilleure facon qui soit."
 


Dans les années 1970, Castaneda, est considéré par certains comme le messie d'une nouvelle religion, et est crédité d’une œuvre naissante cautionnant l’usage des substances « psychédéliques », à la manière d'Antonin Artaud, d’Aldous Huxley ou de Timothy Leary. De nombreuses personnes partent donc vers le Mexique central, à la recherche de don Juan, son maître à penser et inspirateur. Dans la préface du voyage à Ixtlan, Castaneda replace l'usage des psychotropes comme une pratique facultative, et dans Histoire de pouvoirs don Juan minimise plus encore leurs rôles, mais sous l'influence du mouvement hippie, le pays est ratissé pendant des années, l’homme reste introuvable ; et pour cause : conformément à la tradition des sorciers, et pas seulement yaquis, Don Juan ne dévoile pas son vrai nom.



Citations de Don Juan Matus

"Le pouvoir personnel est une sensation. Comme la sensation d'avoir
de la chance. On peut aussi dire que c'est une  disposition. Le pouvoir
personnel est quelquechose qui s'acquiert tout au long de la vie."
 

"Le dialogue intérieur est ce qui maintient les gens dans le monde
ordinaire. Le monde est tel ou tel parce que nous nous disons à
nous-mêmes qu'il est tel ou tel. Les portes du monde des chamans
s'ouvrent une fois que le guerrier a appris à faire taire son dialogue
intérieur."
 

"La connaissance est une affaire des plus délicates, surtout pour
un guerrier. Chez lui la connaissance est quelquechose qui se manifeste
d'un seul coup, le submerge et disparait."
 

"Le guerrier doit cultiver le sentiment qu'il dispose absolument de
tout pour ce voyage extravagant qu'est sa vie. Ce qui compte pour lui c'est
d'être vivant. La vie en elle-même est suffisante, complète, et justifie
tout le reste. On peut même dire, sans être présomptueux, que
l'expérience suprême est d'être vivant."
 

"Le guerrier n'apprend pas le chamanisme avec le temps; il apprend
plutot à accumuler de l'énergie avec le temps. Cette énergie lui
permettra de manier des champs énergétiques qui lui sont d'ordinaire
inaccessibles. Le chamanisme est un état de conscience, la faculté
d'utiliser des champs énergitiques qui ne sont pas utilisé dans la
perception du monde de la vie quotidienne que nous connaissons."
 

"Pour un sorcier, L'Esprit n'est une abstraction que parce qu'il le
connaît sans en parler, ni même y penser. C'est une abstraction parce
qu'il ne peut concevoir ce qu'est L'Esprit. Et pourtant, sans la moindre
chance ni le moindre désir de le comprendre un jour, un guerrier
manipule l'esprit. Il la reconnaît, la manipule, l'entraîne, se
familiarise avec lui, et l'exprime à travers ses actes."


"Tous les agissements des guerriers partent d'un déplacement de leurs
point d'assemblage, et de tels déplacements sont fonctions de la
quantité d'énergie que les guerriers ont emmagasinée."

"Les potentialités de l'homme sont si grandes et si mystérieuses que
les guérriers, plutot que d'y songer, ont choisi de les explorer, sans
espoir de jamais les comprendre."

"Il n'existe pas vraiment de procédé pour déplacer le point d'assemblage
vers la position d'impitoyabilité. L'Esprit touche la personne et son
point d'assemblage se déplace. C'est aussi simple que cela."

"Lorsqu'un homme apprend à voir, il voit qu'un homme est un oeuf
lumineux, qu'il soit mendiant ou roi,
et il n'y a rien à y changer. Ou plutôt, que pourrait-on changer dans
cet oeuf lumineux? Quoi ?"





Carlos Castaneda

De nombreux doutes sont émis sur l'identité de Carlos Castaneda. Il déclarait être né au Brésil, à Sao Paulo. Mais les documents officiels de l'immigration attestent qu'il est né à Cajamarca, au Pérou. Il grandit au Pérou en traversant de difficiles moments, comme la mort de sa mère. A partir de 1960, il suit des études d'anthropologie à l'UCLA. Au cours d'une expérience, il rencontre un indien de la tribu yaqui, Don Juan Matis. Très impressionné par le chaman, Castaneda décide d'en devenir l'élève. L'étudiant apprend les diverses techniques de sorcellerie. Docteur en anthropologie à l'université de Los Angeles en 1970, Castaneda publie de nombreux livres traitant des pratiques des sorciers chamans, ainsi que de l'usage des drogues hallucinogènes. A la fin des années soixante et pendant les années soixante-dix, ses ouvrages rencontrent un grand succès, notamment auprès du mouvement hippie. Souvent très controversé, Carlos Castaneda doit affronter les foudres de certains auteurs qui l'accusent de n'avoir écrit que des fictions. Après sa mort, de nombreux doutes sont jetés sur la validité de ses propos, et ses expériences et aventures auprès de Don Juan restent très mystérieuses.


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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:30

Gregory Corso (26 mars 1930 - 17 janvier 2001), est un poète américain.

Il fut le quatrième membre majeur de la Beat Generation, aux côtés de Jack Kerouac, Allen Ginsberg, et William Burroughs.
Incarcéré à Dannemora pour vol en
1947, Gregory Corso se plongea dans la littérature, pour commencer à écrire de la poésie. Une fois libéré en 1950, il retourna à New York où il rencontra Ginsberg dans Greenwich Village (au « Pony Stable »). Ginsberg présenta peu après le jeune Corso aux autres membres de la scène Beat. Son premier recueil de poésie fut publié à compte d'auteur en 1955 (avec l'aide d'amis de Harvard, où il avait suivi des cours) : The Vestal Lady on Brattle and other poems (inédit en français). Cette première publication eut lieu un an avant le premier recueil de poèmes de Ginsberg, et deux ans avant le Sur la route de Jack Kerouac. En 1958, Corso avait étendu son répertoire poétique, qui fut publié sous la référence numéro 8, de la série poétique « City Lights Pocket Poets » sous le titre Gasoline/Vestal Lady on Brattle.

Il n'y a pas grand monde généralement pour défendre les qualités littéraires de Gregory Corso, l'un des quatre chevaliers de la Beat Generation (avec Kerouac, Burroughs, Gingsberg). Corso n'a écrit qu'un seul roman, The American Express, une sorte de farce bizarre où le narrateur attend des chèques qui n'arrivent pas, et quelques poèmes dont tout le monde se contrefout. Son plus célèbre reste "BOMB", un poème calligraphique en forme de champignon nucléaire qu'il balada ensuite sur les scènes de plusieurs festivals anti-nucléaires, comme celui qui est filmé ici à Rocky Flats, à Denver dans le Colorado. "BOMB" est un poème excellent dont voici la flèche ou le pied du champignon.

 
Yes Yes into our midst a bomb will fall
Flowers will leap in joy their roots aching
Fields will kneel proud beneath the halleluyahs of the wind
Pinkbombs will blossom Elkbombs will perk their ears
Ah many a bomb that day will awe the bird a gentle look
Yet not enough to say a bomb will fall
or even contend celestial fire goes out
Know that the earth will madonna the Bomb
that in the hearts of men to come more bombs will be born
magisterial bombs wrapped in hermine all beautiful
and they'll sit plunk on earth's grumpy empires
fierce with moustaches of gold

Le poème dans son intégralité : http://www.litkicks.com/Texts/Bomb.html



  Ce qui frappe dans cette vidéo..."Bomb" (1958), c'est bien entendu l'intensité de la prestation de Corso, un homme déterminé et presque illuminé (très catholique). L'oeil est habité par le texte et le texte... par l'oeil. Il faut apprécier le contraste de la violence verbale et la passivité idiote des post-hippies. Pour l'anecdote toujours, il faut savoir que le poème anti-nucléaire était parfois perçu très mal lors des rassemblements, tout simplement parce que Corso avait réussi à suggérer par la voix, l'impact d'une bombe et qu'il dégageait, comme on peut le voir ici, une sorte d'énergie barbare peu compatible avec l'idéologie Peace & Love. Le texte du poème lui-même est ambigu entre répulsion et fascination pour les dégâts nucléaires.


Gregory CorsoCe qui est fascinant chez Corso, par delà ce qu'il écrit, c'est évidemment sa vie. Enfant de deux immigrés italiens, Corso est très vite abandonné par sa mère (qu'il croit retournée en Italie) et délaissé par son père. Livré à lui-même dans Little Italy, il continue d'aller à l'école pendant quelques années alors qu'il vit dans la rue. Il finit arrêté et commence une carrière de petit délinquant qui, de fil en aiguille, le conduit à 14 ans à la prison de Clinton, célèbre pour ses exécutions capitales (chaise électrique) et pour la férocité de ses pensionnaires. A cause de (ou grâce à) son âge et son joli minois, Corso devient le chouchou des prisonniers. Il occupe par hasard la cellule dans laquelle était détenu, quelques mois avant lui, Lucky Luciano et s'acoquine avec quelques gros poissons de la Mafia. Pendant son séjour, Corso dévore la librairie de la prison (enrichie par une donation de ce même Luciano) et se met en tête de devenir poète.
 

Libéré à 19 ans, il retourne à New York où il fait la connaissance de Gingsberg qui en tombe amoureux (sans suites réelles puisque Gingsberg se mettra à la colle ensuite avec Orlovsky) au Pony Stable Bar, un club lesbien où Corso s'est fait "adopter" par les filles et est hébergé comme artiste en résidence. Il intègre peu à peu la joyeuse bande de la Beat Generation etc. Le plus spectaculaire est que Corso retrouvera sa mère dans les dernières années de sa vie. Alors qu'il croyait celle-ci retournée en Italie, comme le lui avait dit son père, sa mère n'avait jamais quitté le New Jersey. Les retrouvailles sont évidemment émouvantes. Corso apprend que sa mère a dû l'abandonner après avoir été elle-même violée et brutalisée par son père devenu fou. Mère et fils développent une relation très intense jusqu'à leurs morts respectives. Le "chaînon manquant" (ce manque de la mère) qui avait déterminé plus ou moins toute sa vie et une bonne partie de son oeuvre, était retrouvé. Corso passera ses dernières années (il meurt en 2001) à essayer de lutter contre la marketisation outrancière du mouvement Beat.
 
 

Image7.jpg (326143 bytes)

 

Ted Morgan décrivait en ces termes la place de Corso dans le mouvement Beat (in Literary Outlaw, the Life and Times of William S. Burroughs, 1988) :

Si Ginsberg, Kerouac, et Burroughs étaient les trois mousquetaires du mouvement, alors Corso était leur D'Artagnan, partenaire jeune, accepté et apprecié, mais avec pas tout à fait leur égal. Il n'avait pas été là dès le début, représenté par l'alliance des intellectuels de Columbia avec les branchés de Times Square. Il était un nouvel arrivé, bien que ses références furent assez impressionantes pour lui donner libre accès au premier cercle Beat...

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:09

Le Free Speech Movement (Mouvement pour la liberté de parole) est un mouvement de constestation étudiante qui eu lieu pendant l'année scolaire 1964-1965 sur le campus de Berkeley. Ses leaders informels étaient les étudiants Mario Savio, Hal Draper, Brian Turner, Steve Weissman, Art Goldberg, Bettina Aptheke et Jackie Goldberg. Ce type de manifestation était totalement inédite pour l'époque. Les étudiants protestaient contre l'interdiction prise par l'administration de l'université d'exercer des activités politiques sur le campus.

Le Free Speech Movement réclamait la reconnaissance de la
liberté d'expression et de la liberté académique des étudiants.

Discours de Mario Savio sur le campus... + anniversaire des 45 ans :



 
Le 1 octobre, Jack Weinberg, un ancien étudiant, refusa de montrer son badge à la police du campus et fut arrêté. Les étudiants se rassemblèrent autour des voitures de police qui devaient l'emmener. Weinberg ne quitta pas le véhicule qui ne bougea pendant 32 heures, entouré de près de 3000 étudiants. Le siège des véhicules dura jusqu'à qu'à l'abandon des charges contre Weinberg.Le mouvement eut des effets durables sur le campus de Berkeley et fut un déclencheur des mouvements pour les libertés civiles dans les années 1960 et en particulier du mouvement hippie.

Police taking the window

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 22:59
Le héros de ce roman, Jack Duluoz ou Ti Jean, n'est autre que Jack Kerouac, l'auteur de Sur la route. Au bord de la folie, le Roi des Beatniks cherche à fuir l'existence de cinglé qu'il a menée pendant trois ans et part pour San Francisco. Il se réfugie au bord de la mer, à Big Sur, dans une cabane isolée (photo ci-dessous). Après quelques jours de bonheur passés dans la solitude à se retremper dans la nature, Duluoz est à nouveau saisi par le désespoir et l'horreur. Aussi revient-il à San Francisco où l'attendent le monde, les beatniks, l'érotisme. Mais il ne retrouve pas la paix pour autant...

Extrait :

"Car un nouvel amour donne toujours de l’espoir, la solitude mortelle et irrationnelle est toujours couronnée; cette chose que j’ai vue (cette horreur du vide reptilien) quand j’ai inspiré à fond l’iode mortelle de la mer, à Big Sur, est maintenant justifiée et sanctifiée, levée comme une urne sacrée vers le ciel, par le simple fait de se déshabiller, de faire aller les corps et les esprits dans les délices mélancoliques, inexprimables et frénétiques de l’amour. Ne laissez aucun vieux chnoque vous dire le contraire; quand on pense que personne, dans ce vaste monde, n’ose jamais écrire l’histoire véritable de l’amour, on nous colle de la littérature, des drames à peine complets à cinquante pour cent. Quand on est allongé, bouche contre bouche, baiser contre baiser dans la nuit, la tête sur l’oreiller, rein contre rein, l’âme baignée d’une tendresse qui vous submerge et vous entraîne si loin des terribles abstractions mentales, on finit par se demander pourquoi les hommes ont fait de Dieu un être hostile à l’amour charnel. La vérité secrète et souterraine du désir farouche qui se cache dans les galeries, enfouie sous les ordures qui envahissent le monde entier, cette réalité dont on ne vous parle jamais dans les journaux, ce désir dont les écrivains ne parlent qu’en hésitant, avec force lieux communs, et que les artistes représentent avec combien de réticences, ah, vous n’avez qu’à écouter Tristant et Isolde de Wagner et vous imaginer le héros dans une champ bavarois avec sa belle maîtresse nue sous les feuilles de l’automne!"

BIG SUR

La plage de Big Sur, en Californie où Kerouac passa quelques semaines seul :

Fichier:BIGSUR CA9.jpg

et la cabane isolée à Big Sur où Kerouac séjourna...


 Suite un très mauvais accueil de son livre "Les Clochards Célestes" en 1959, alors même qu’il peine à défendre ses ouvrages plus anciens et sa poésie, l'écrivain se rend en Californie  et, sur l'invitation d'un ami, passe quelques temps sur la côte Pacifique afin de faire le point, loin des médias.

La confrontation à l'élément maritime lui inspire donc Big Sur  (mais aussi le long poème La Mer, Bruits de l'océan Pacifique à Big Sur), du nom de la plage au sud de
San Francisco où il passe l'été 1960

À la publication de Big Sur, en 1962, le  Times publie une critique particulièrement virulente, s’en prenant non au texte en lui-même mais à l’auteur qualifié de « panthéiste en adoration » et ayant découvert la mort à 41 ans.


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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:10

Réalisé par Stephen Woolley

Avec
Leo Gregory, Will Adamsdale, Ben Whishaw...

Long-métrage britannique

Genre :
Comédie dramatique

Durée : 1h38 min

Année de production :
2005

Une chronique de la vie sordide et de la mort mystérieuse du co-fondateur des Rolling Stones, Brian Jones, qui fut retrouvé au fond de sa piscine quelques semaines après avoir été évincé du groupe.

 




La Bande Annonce du film...




La disparition de Brian Jones, en 1969, a été un épisode tragique de la vie du groupe. Rappels et souvenirs, avec Mick et Keith

Londres ne swingue pas encore lorsque Brian Jones, jeune homme de bonne famille à la vie déjà déglinguée, fonde les Rolling Stones en 1962. Il a 20 ans. Ce surdoué - QI de 133 - dingue de blues et as de la guitare slide, a eu l'idée de former un groupe en hantant les clubs de jazz. Jones a trouvé le nom dans une chanson de Muddy Waters, Rollin' Stone Blues, et enrôlé Mick Jagger et Keith Richards, avec lesquels il partage alors un appartement. Les années 1960 filent dans la gloire et l'autodestruction. Et puis Brian Jones sombre dans l'alcool et le LSD… Le 2 juillet 1969, on le retrouve noyé dans sa piscine. L'Histoire inscrira son nom sur la longue liste des suicidés du rock. Sa mort a alimenté un mythe qui revit aujourd'hui avec le film (inédit en France) de Stephen Woolley, Stoned, qui penche pour la thèse du meurtre. Commentaires de ses anciens complices.


Keith Richards:

«Sa disparition nous a fait un choc terrible, surtout qu'on était encore sur l'émotion de l'avoir renvoyé. Quelques semaines avant, Mick et moi on s'était rendus dans la maison qu'il habitait - celle d'AA Milne, l'auteur de Winnie l'Ourson - au creux d'une campagne anglaise idyllique, mais apparemment pas pour lui. On lui a annoncé: "Hey Brian! Ça y est, mon pote, on n'en peut plus. Tu ne viens jamais aux répétitions, les Stones doivent continuer, on a besoin de savoir qui reste ou pas et la mauvaise nouvelle c'est que tu n'en fais plus partie." On a parlé de meurtre à son sujet, tout mystère engendre sa théorie du complot, mais je n'y crois pas. Comment Brian s'est-il noyé? Ce gars que je connaissais et qui faisait des travaux de maçonnerie chez lui - quel est son nom déjà? Frank Thorogood, aurait confessé sur son lit de mort [en 1994]: "Je l'ai fait.'' D'après moi, il était sans doute rongé par le sentiment de culpabilité plus qu'il n'aurait dû. Peut-être a-t-il poussé Brian dans la piscine après une engueulade? Brian pouvait être emmerdant… C'était un bon nageur mais il était aussi asthmatique et bourré de barbituriques, entre autres sales trucs qu'il avalait par poignées. Je dirais que ce n'était pas un meurtre prémédité ou un assassinat, mais un demi-accident.»


Mick Jagger:

«La légende, encore... Le réalisateur est obligé de développer la théorie du meurtre, sinon le film ne tiendrait pas. Je n'en sais pas beaucoup sur cette affaire mais, d'après moi, Brian n'a pas été assassiné. De toute façon, je suis plutôt contre les mythes. Le danger, pour un acteur ou pour un chanteur, c'est de pousser trop loin le propre personnage qu'il a créé et de ne pas arriver à s'en échapper. Il devient alors un vrai mythomane, comme Jim Morrison. Car, sur scène, on se transforme sans arrêt, on s'adapte à la personnalité de chaque chanson, de la balade, du slow, du rock… Après, il s'agit de jeter tout ça à la poubelle ou de le mettre au frigo. Et quand on n'y arrive pas...»



propos recueillis par Gilles Médioni, publié le 01/06/2006 (L'Express.fr)


Brian Jones & The Rolling Stones
Voici, en vidéo un court extrait de l'histoire de Brian Jones et des Rolling Stones à leur début...



Fan de blues
Alors qu'il est encore un adolescent, Brian Jones subit l'influence du blues américain. À cette époque, il collectionne les disques de musiciens noirs d'origine américaine et s'en inspirera beaucoup pour sa future carrière musicale.

Littéralement amoureux de la musique, il ne tarde pas à apprendre les rudiments de la guitare. Il s'initie également à l'harmonica et créera un style et une technique bien à lui. À l'âge de seize ans, il est renvoyé de son école après avoir mise enceinte une camarade de classe.

Suite à cet épisode, Brian Jones part pour la Suède où il écume les bars avec sa guitare sous le bras. En 1962, il décide de partir à la conquête de la City. Arrivé à Londres, il ne manque pas de se faire connaître et est réputé à travers les clubs pour ses talents inouïs de guitariste.

L'année de ses 20 ans, il crée un groupe qui se hissera au rang de légende du rock : les Rolling Stones. Il se lance dans cette palpitante aventure aux côtés de Keith Richards et de Mick Jagger dont il fait la rencontre au sein du Ealing Jazz Club.

Bien qu'étant le créateur du groupe, Brian Jones est très vite dépassé par les événements. Keith Richards et Mick Jagger deviennent rapidement les stars du groupe et sont désormais considérés comme les leaders de la formation.

De son côté, Brian Jones a choisi de se réfugier dans la drogue ainsi que dans les conquêtes féminines et ne s'investit plus autant dans le groupe. Malgré tout, il prouve qu'il n'a pas perdu de son génie et le montre en arrangeant à la perfection les morceaux « Paint it black », « Ruby tuesday », « 2000 Light years from home » ou encore « Lady Jane ».


Descente aux enfers

En 1967, ses fans ne reconnaissent plus Brian Jones qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Dans le film réalisé pour assurer la promotion du single « We love you », il fait pâle figure et il n'est pas diffi ci le de comprendre que sa mine est due à un abus de LSD.

Après ce premier épisode qui ne manque pas d'alarmer le public, Brian Jones est dans le collimateur des forces de l'ordre. Il se retrouve alors plongé dans des délires paranoïaques qui inhibent ses capacités créatrices. Le public ne retrouvera plus que très rarement le brillant Brian Jones.

À la fin des années 1960, les seuls œuvres qui se feront remarquer sont ceux proposés dans la bande origina le de « Mord und Totschlag ». À cette époque, il décide de s'exiler au Maroc où il enregistrera un album aux sonorités plutôt inattendues et marqué par la forte présence de la flûte de Pan.

Parallèlement, les relations de Brian Jones avec les autres membres des Rolling Stones ne vont pas en s'améliorant. Il s'efface de plus en plus du groupe dont il fut pourtant le créateur. Après une brève apparition aux côtés de Mick Jagger dans le cadre de la préparation de l'album « Sympathy for the devil », il se fera désormais très discret.



La fin

En 1968, Brian Jones est sur une pente glissante. Si on le louait auparavant pour ses multiples talents en tant qu'instrumentiste, nombreux sont ceux qui le prennent en pitié, particulièrement à cause de son addiction à la drogue et l'effet dévastateur que celle-ci a sur son corps.

Toujours en 1968, Brian Jones continue de faire des apparitions pendant les concerts des Rolling Stones mais le public ne retrouve plus le personnage d'antan et le regrette beaucoup. « Trop » dépendant aux drogues, les autres membres du groupe ne savent plus que faire et Brian Jones finit par être expulsé de la formation à la date du 5 juin 1969.

Brian Jones laisse la place à Mick Taylor qui sera membre des Rolling Stones jusqu'en 1974, année à laquelle Ron Wood prendra sa place.

Moins d'un mois après avoir été exclu de « son » groupe, Brian Jones trouve la mort dans sa piscine. Plusieurs hypothèses ont été avancées quant à la cause de sa mort. Certains ont envisagé la possibilité d'un meurtre.

Brian Jones a rejoint le cercle fermé des musiciens de légende qui sont passés de vie à trépas à l'âge de 27 ans. Ce fut notamment le cas de Janis Joplin , Jimi Hendrix , Kurt Cobain ou encore Jim Morrison.



La vie de Brian...
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La police rouvre l'enquête sur la mort de Brian Jones

Une enquête judiciaire avait conclu à une mort accidentelle due à la consommation d'alcool et de drogue, mais différentes hypothèses n'ont cessé de circuler depuis. Parmi les théories avancées, celle de l'assassinat par son entrepreneur en construction, qui a inspiré un film sorti en mars 2006 : Stoned.

Un porte-parole de la police du Sussex a annoncé, lundi, qu'un journaliste d'investigation lui avait communiqué de nouvelles informations relatives à la mort du musicien après plusieurs années d'enquête. "Ces documents seront examinés par la police du Sussex, mais il est aujourd'hui trop tôt pour dire quels en seront les résultats", a-t-il dit.

Malgré ses qualités de multi-instrumentiste, Brian Jones avait été écarté quelques semaines avant sa mort du groupe, qu'il avait fondé en 1962. Ravagé par l'abus de drogues, ne parvenant plus à assurer les concerts, il avait été remplacé par Mick Taylor.

Brian Jones, le guitariste des Rolling Stones retrouvé mort dans sa piscine il y a quarante ans. Membre fondateur du groupe de rock, Brian Jones était âgé de 27 ans lorsqu'on le découvrit le 3 juillet 1969 au fond de la piscine de sa propriété du Sussex, dans le sud de l'Angleterre.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:19

Are You Ready?
ALBUM : "SAVED" - 1980

Dans la continuité de la reconversion chrétienne du Zim, annoncé avec l'inégale Slow Train Coming, Saved est l'album qui fait entrer Dylan dans la pire de ses périodes.

Les relations entre musique et religion n'ont jamais été très simples et Dylan n'arrange rien. Lui qui avait tellement renié l'étiquette de "prophète" qu'on lui collait dans les sixties, il nous tend désormais le bâton pour le battre. Comme l'indique le titre et l'immonde pochette, c'est la foi qui nous sauvera. Et Dylan s'efforce de nous le prouver avec neufs nouvelles chansons, tournant essentiellement autour du Tout-Puissant et de ses vertus. Le tout enrobé d'une couche de gospel. Dans cet espèce d'enthousiasme fanatique, Dylan déclame qu'il a été sauvé par le sang de l'agneau et qu'il est heureux maintenant.
Le Zim s'envolerait-il un peu trop haut avec cet album?
Et puis après quarante minutes de souffrance, tout se termine par l'apocalypse.
 "Are You Ready?" demande Dylan...

 

Are You Ready?

Etes-vous prêts?

Are you ready, are you ready?
Are you ready, are you ready?

Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?
Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?

Are you ready to meet Jesus?
Are you where you ought to be?
Will He know you when He sees you
Or will He say, "Depart from Me"?

Etes-vous prêts à rencontrer Jésus?
Etes-vous là où vous devriez être?
Vous reconnaîtra-t-Il lorsqu'il vous verra
Ou dira-t-il : "Ecarte-toi de moi"?

Are you ready, hope you're ready.
Am I ready, am I ready?
Am I ready, am I ready?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.
Suis-je prêt, suis-je prêt?
Suis-je prêt, suis-je prêt?

Am I ready to lay down my life for the brethren
And to take up my cross?
Have I surrendered to the will of God
Or am I still acting like the boss?

Am I ready, hope I'm ready.

Suis-je prêt à sacrifier ma vie pour les frères
Et à ramasser ma croix?
Me suis-je soumis à la volonté divine
Ou est-ce que j'agis toujours en patron?

Suis-je prêt, j'espère être prêt.

When destruction cometh swiftly
And there's no time to say a fare-thee-well,
Have you decided whether you want to be
In heaven or in hell?

Are you ready, are you ready?

Lorsque la destruction viendra promptement
Et qu'on n'aura pas le temps de se dire adieu,
Avez-vous décidé si vous voulez être
Au paradis ou en enfer?

Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?

Have you got some unfinished business?
Is there something holding you back?
Are you thinking for yourself
Or are you following the pack?

Avez-vous une affaire à régler?
Y a-t-il quelque chose qui vous retient?
Pensez-vous par vous-mêmes
Ou suivez-vous la meute?

Are you ready, hope you're ready.
Are you ready?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.
Etes-vous prêts?

Are you ready for the judgment?
Are you ready for that terrible swift sword?
Are you ready for Armageddon?
Are you ready for the day of the Lord?

Are you ready, I hope you're ready.

Etes-vous prêts pour le jugement?
Etes-vous prêts pour cette terrible épée?
Etes-vous prêts pour l'Apocalypse?
Etes-vous prêts pour le jour du Seigneur?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.


"Are you ready?" en live à Toronto en 1980...avec une présentation "très dévotieuse" du groupe qui accompagne Dylan...par Dylan...


La pochette originale de l'album, réalisée par Tony Wright, représente la main de Dieu descendant du ciel pour toucher les mains de ses fidèles. En raison du ton fortement religieux de cette pochette, elle fut parfois remplacée par une photographie de Dylan sur scène.

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