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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 10:02

Continuons sur notre lancée d'articles dont le thème, actuellement est Jefferson Airplane et arrêtons nous sur LE guitariste légendaire du groupe, toujours en vie et en activité!!! Il s'agit de Jorma Kaukonen.

Le Rabbin Marshak (dans le film "A Serious Man" des frères Coen) avait dû mal à se rappeler de son nom...mais cet artiste a bien fait parti du Jefferson Airplane. 

Kaukonen 
a également joué avec Janis Joplin à ses débuts, a fondé le groupe de blues Hot Tuna (avec son compère bassiste de l'Airplane, Jack Casady...vous trouverez sur ce blog un article consacré à ce groupe) et continue une carrière solo sublime mélangeant blues/country...dont je suis grand fan!!!

Il fallait donc que je m'attarde un peu sur ce grand monsieur dont le toucher de guitare reste unique dans l'histoire du rock, mais aussi dans celle du blues et du folk!!!...car Jorma Kaukonen est avant tout un guitariste blues...
Servi par une technique de picking complètement renouvelée, il est considéré comme un instrumentiste d'exception.

Mais revenons un instant au Airplane...

L'expression « Jefferson airplane » vient de l'
argot anglo-saxon désignant l'utilisation d'une allumette usagée pour tenir un joint de marijuana lorsqu'il est devenu trop court, afin de ne pas se brûler les doigts. Une légende urbaine prétend que c'est l'origine du nom du groupe. Cependant, selon Jorma Kaukonen, le nom a été inventé par l'un de ses amis (Steve Talbot) lorsqu'il était à Berkeley, en référence à l'un des pionniers du blues : Blind Lemon Jefferson...voilà pour l'anecdote...

Kaukonen...d'origine finlandaise côté père et juive américaine côté mère, apprend la guitare lors de son adolescence. Il est au départ attiré par le blues et ne rêve pas d'entrer dans une formation de rock; néanmoins quand l'occasion se présente, Paul Kantner (autre guitariste de l'Airplane) lui propose de rejoindre la formation de rock psychédélique Jefferson Airplane, il n'hésite pas à accepter...

 


Jorma Kaukonen au temps de l'Airplane...

Jorma Kaukonen

 
Jorma Kaukonen - Embryonic Journey 
 

 
Jack Casady et Jorma Kaukonen au temps de Hot Tuna...



Pour visionner l'article sur Hot Tuna, posté précédemment sur ce blog, cliquez sur :
http://jerryroad.over-blog.com/article-23763687.html

Jorma Kaukonen - Prohibition Blues
  


La pochette de son dernier album solo : River of Time
(inclus une reprise du morceau "Operator" de Grateful Dead)




Quelques morceaux de l'artiste :



 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 16:18

Suite au commentaire de Pier Paolo (que je salue et remercie) sur l'article "Ethan & Joel Coen...fans de Jefferson Airplane" qui m'informait que la chanteuse du groupe, Grace Slick s'était mise à la peinture y a quelques années de cela...je me devais donc d'en parler ici sur ce blog. Merci beaucoup à l'ami Paolo pour cette info!!!

Souvenez-vous...

Grace Slick fut un apport important dans le groupe Jefferson Airplane: sa voix contralto s'harmonisait bien avec la musique psychédélique du groupe, et dans ses bagages, elle apportait deux titres de Great Society (son ancien groupe) : White Rabbit de sa composition et Somebody to Love de Darby Slick, guitariste de cette formation. Ce furent les deux premiers succès de l'Airplane.







Jefferson Airplane - White Rabbit/Somebody to Love



Après s'être retirée du monde de la musique en 1990, elle s'installa à Malibu, dans le comté de Los Angeles et elle commença à peindre...

Vous imaginez bien, que la carrière de Grace Slick avec le Jefferson Airplane, en plein "Summer of love" à San Francisco, a eu un impact sur ses toiles...ainsi que cette fameuse chanson "White Rabbit"...regardez plutôt :

Voici quelques unes de ses oeuvres :


Apparemment Grace Slick aimait bien peindre son ami Jerry Garcia :


 




Monterey Festival
Amusez-vous à reconnaître les artistes représentés sur cette toile lors du festival en 1967 :




Quelques portraits...






Bob Marly by Grace SlickSting from the Police painted by Grace Slick

...sans oublier le fameux "White Rabbit"...






Pour visionner toutes les peintures de Grace Slick, cliquez sur :

http://www.gallery-319.com/slick.html


 

  Prochain article...

Pour rester dans l'univers de Jefferson Airplane, je vous parlerai du guitariste du groupe : Jorma Kaukonen!!!

 

"Alamut" le blog de Pier Paolo...un blog qui se focalise sur l'histoire et la pensée ismaélienne :
http://forteresses.blogspot.com/
...bonne visite!!!

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 23:40

 SoundtrackGrand fan des films des frères Coen, je ne pouvais pas rater la sortie du petit dernier "A serious man"...
Si je vous en parle ici, sur ce blog, ce n'est pas pour vous faire un cours sur le judaïsme (évoqué dans le film), ni pour vous louer la qualité du scénario, de la photo, de la mise en scène et du jeu d'acteur mais pour la bande son et quelques clins d'oeil fort sympathiques à l'un des plus grands groupes des années 60-70...il s'agit bien-sûr de Jefferson Airplane...le film se déroulant en...1967...dans une petite bourgade du Midwest aux Etats-Unis...

 Tous les malheurs s'abattent sur Larry Gopnick, professeur de physique en université. Sa femme veut le quitter pour un homme bien (sous-entendu Larry ne l'est pas). Son fils connaît des problèmes de discipline dans son école hébraïque (qui d'ailleurs, préfère écouter du Jefferson Airplane dans son walkman que de suivre le cours d'hébreu). Sa fille pioche dans son portefeuille pour se payer une opération du nez. Quant à son frère, dépressif, il dort sur le canapé du salon et se révèle un fardeau pour toute la famille. Côté professionnel, les affaires ne vont guère mieux. Alors que Larry attend une prochaine titularisarion, des lettres anonymes mettent en doute son intégrité. Sans compter que l'un de ses étudiants tente de le soudoyer pour obtenir son diplôme. Larry est à bout, et décide de consulter un rabbin pour tenter de comprendre ce qui lui arrive...


La bande annonce du film...




A gauche Mme Samsky, quadragénaire de rêve et fumeuse de substances hallucinogènes, qui entrouvre sous les pieds de Larry le terrifiant abîme de la jouissance...
...du bon "white rabbit" en perspective...

A Serious Man

Notez la ressemblance avec Grace Slick, la chanteuse de Jefferson Airplane...(ahhh ces yeux...)
Alors les frères Coen, fans ou pas fans de Grace Slick, la chanteuse du groupe???...assurément!!!...et y a de quoi!!!

 

Voici une scène (en V.O) entre le Rabbin Markshak et le fiston de Larry...celui-ci devant rencontrer le premier pour conclure son Bar Mitzva (communion juive)... Le spectateur attend de la part du rabbin un speech mais c'est tout autre chose qui sort de sa bouche...
A déguster...regardez :
 


...et oui ce sont bien les paroles de la chanson Somebody to love, de Jefferson Airplane (le début) que marmone le rabbin...ainsi que les noms des artistes qui composent ce groupe de légende!!!
 Le sens de la vie ne serait donc pas révélé par la Science ou par la Religion mais bien par l’Art...
...et oui c'est cela qui devrait résoudre les problèmes de Larry...
...tellement plus facile avec du Jefferson Airplane!!!

When the truth is found to be lies
and all the joys within you dies
don't you want somebody to love
don't you need somebody to love
wouldn't you love somebody to love
you better find somebody to love

When the garden flowers baby are dead yes
and your mind is full of red
don't you want somebody to love
don't you need somebody to love
wouldn't you love somebody to love
you better find somebody to love

your eyes, I say your eyes may look like his
but in your head baby I'm afraid you don't know where it is
don't you want somebody to love
don't you need somebody to love
wouldn't you love somebody to love
you better find somebody to love

tears are running ah running down your breast
and your friends baby they treat you like a guest
don't you want somebody to love
don't you need somebody to love
wouldn't you love somebody to love
you better find somebody to love


Somebody to Love est une chanson composée par Darby Slick (beau-frère de Grace Slick), dont l’interprétation la plus célèbre est celle du groupe Jefferson Airplane. Cette version est parue sur leur album Surrealistic Pillow et en single en 1967, sur l’étiquette RCA Records. Elle a atteint la cinquième position au Hot 100 du Billboard.

La chanson a d’abord été interprétée par le groupe Great Society, dont faisait partie Darby Slick, en 1966.

La version de Jefferson Airplane a été utilisée dans plusieurs films, notamment dans Golden Gate (1994), Apollo 13 (1995),  Las Vegas Parano et Marrakech Express (1998), La Maison au bout du monde (2004), Quatre Frères (2005) et A Serious Man (2009). On peut aussi remarquer une interprétation par Jim Carrey dans le film Disjoncté (1996).

Elle fut aussi interprété par les Ramones en compagnie de Traci Lords sur leur album de reprises Acid Eaters (1995).



Souvenez-vous, ce même morceau dans un autre film "Las Vegas Parano"... :



"Accepte avec simplicité ce qui t'arrive"




« L’idée de A serious man nous est venue de son décor. C’est un film sur l’endroit où nous avons grandi, une grande banlieue de Minneaopolis où s’était installée une forte communauté juive. Nous avons eu envie de recréer l’environnement de notre enfance, dans les années 60, et de voir quelle histoire ça nous inspirerait. Nous avions déjà tourné un film sur les gens de notre région, Fargo, mais c’était les gueules classiques du Midwest, celles qu’on a l’habitude de voir dans le cinéma américain, les “goys” de notre enfance. Il y a quelques années, nous nous sommes mis à penser aux juifs parmi lesquels nous avons grandi. A nous demander comment des familles comme la nôtre, issues de la diaspora des pays de l’Est, atterrissent au centre des Etats-Unis, au beau milieu des prairies, et se regroupent en communauté pour préserver leurs codes et leurs traditions.



Dans notre cas, c’est notre père, professeur d’université comme le héros du film, qui a installé sa famille là où il avait trouvé un poste. Il n’était pas très porté sur la religion, mais notre mère si. L’action du film se déroule en 1967. Nous avions, nous, exactement l’âge des personnages, et la religion passait complètement au-dessus de nos têtes. Elle ne nous attirait pas le moins du monde, c’était une contrainte. Il fallait aller à l’école hébraïque cinq fois par semaine et à la synagogue tous les dimanches. Comme dans le film, nous étions plus intéressés par F Troop [une série télé, NDLR] et par la pop music. Nous ne nous étions pas encore mis à fumer de l’herbe – c’est venu vers 14, 15 ans –, mais notre esprit vagabondait. Nous passions des heures à étudier la Torah sans savoir ce qu’on lisait. Pour nous, c’était aussi cryptique, et moins excitant que les chansons du Jefferson Airplane qui nous ont bercés pendant l’écriture du film et dont les paroles ont trouvé leur place dans le scénario.



Avec le recul, on peut dire que nous avons eu une éducation religieuse plus stricte et plus dense que la plupart des enfants juifs de la classe moyenne américaine. Elle était peuplée de figures et d’épisodes drôles et romanesques, mais nous ne nous en sommes rendu compte que bien plus tard. Notre mère était très religieuse, très portée sur les rituels et une éducation orthodoxe semblable à celle qu’elle avait reçue. Elle voulait que ses enfants grandissent dans un foyer 100 % juif, et elle espérait, bien sûr, que nous épouserions des femmes juives et que nous aurions des enfants juifs. C’était un impératif qui reposait plus sur la survie, sur le besoin de préserver la tradition, que sur la foi pure. Nous ne pensons pas refaire un jour un film dans le Minnesota de notre enfance, nous ne sommes pas de grands adeptes de la pensée proustienne, mais c’était fascinant de revisiter cette époque, la fin des années 60, l’été de l’amour, l’éclosion des banlieues résidentielles et la survivance, dans ce contexte bizarre, des vieux rites de la communauté juive. »

Ethan & Joel Coen


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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 14:50

Blue Cheer est un groupe de rock américain originaire de San Francisco. Il évoluait à la fin des années 60 et au début des années 70, et est considéré aujourd'hui comme un des pionniers du heavy metal. Le groupe s'est reformé en 1988.

 

Ses membres originaux étaient le chanteur/bassiste Dickie Peterson, le guitariste Leigh Stephens, et le batteur Paul Whaley.

Leur premier tube était une reprise de "Summertime Blues" de
Eddie Cochran paru en 1968 dans leur album Vincebus Eruptum.

Le genre du groupe était difficile à définir, mais était construit sur une base de blues, de rock psychédélique et de volume sonore élevé.




Blue Cheer - The Hunter (1968)
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier avant de stopper la playlist en cours (fin de l'article) :


 
Un best of :



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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:42

Hola todos!!!

 BarflyAvez-vous regardé ARTE dimanche dernier? non? pas bien...Arte est la seule chaîne potable que nous avons alors bon...vous avez donc loupé un film de Barbet Schroeder (réalisateur de "More") diffusé sur cette chaîne franco-allemande que j'adule!!!  

Il s'agit de Barfly, sorti en 1987. (Barfly signifie mouche de bar qu'on pourrait traduire par : pilier de bar). 

 Mickey Rourke y joue le rôle de Henry Chinaski, l'alter ego de Bukowski (et oui, bien connu sur ce blog), dans un Los Angeles rendu intemporel où la nuit semble pouvoir s'étirer à l'infini sur ses créatures. Chinaski boit, écrit des poèmes, arrive même parfois à ramener une fille, à condition qu'elle soit plus ivre morte encore que lui-même. Lorsque Henry rencontre Wanda (Faye Dunaway), les deux marginaux s'accrochent brutalement l'un à l'autre, dans un maelström de sentiments mêlant amour, ivresse, violence et folie. Alors que Henry aurait pu être publié lorsqu'un agent littéraire s'intéresse à ses travaux, et que de son côté Wanda aurait pu se défaire des hommes et des démons, le couple s'en remet à l'abandon, au chaos...

La bande annonce du film :



Barfly est réalisé autour d'un script écrit par Charles Bukowski à propos de sa propre vie.
(on s'en serait douté...)

 

L'intégralité du film est tournée en décors « naturels » : les bars en particulier, sont d'authentiques rades de Los Angeles.

Le personnage de Wanda représente Jane Cooney Baker, que Bukowski rencontre à 26 ans, dans un bar de LA. Elle avait alors 36 ans, déjà ravagée par l'alcool. Ils auront ensemble une histoire passionnée et violente, ne se retrouvant que pour boire ensemble. C'est l'époque où Buk écrit des nouvelles qui lui sont presque toutes renvoyées. Jane meurt quelques années plus tard, veillée par Bukowski, qui allait bientôt connaître le début de son succès.

Charles Bukowski fait un caméo dans le rôle d'un pilier de bar (voir vidéo à la fin de l'article)




A propos du réalisateur...Barbet Schroeder :

Enfant, il suit son père géologue en
Colombie. Il choisit la France pour mener ses études (au lycée Condorcet et au lycée Henri-IV, jusqu'au baccalauréat) puis à la Sorbonne (philosophie). Il collabore alors à la revue cinématographique Les Cahiers du cinéma dont l'ébullition est en train d'accoucher de la Nouvelle Vague.

Il réalise deux courts-métrages et Jean-Luc Godard le prend comme assistant dans Les Carabiniers. Convaincu de sa voie, il fonde, en 1962, avec Éric Rohmer la société de production Les Films du Losange, et produit les premiers films de l'ex-rédacteur en chef des Cahiers. Cette société, créée avec Rohmer, produira la quasi totalité de ce metteur en scène. Barbet Schroeder produit des films de Jacques Rivette, Jean Eustache, Rainer W. Fassbinder et Wim Wenders

Franchissant une nouvelle étape, Barbet Schroeder collabore avec les Pink Floyd pour More (1969) et La Vallée (1972), deux films qui donnent une grande place au thème de la liberté dans des décors représentatifs de la culture hippie. En 1974, il réalise un documentaire sur Idi Amin Dada dans lequel il révèle le dictateur. Il fait ensuite partie des cinéastes français, tel Jacques Demy, payés par les studios d'Hollywood pour écrire et réaliser des films aux États-Unis. La plupart repartiront sans rien réaliser.

Barbet Schroeder s'accroche, admirateur de
Charles Bukowski, il commande à celui-ci le scénario de Barfly. Des années passeront à convaincre les studios de réaliser Barfly. Barbet Scroeder entrera dans le bureau du producteur avec une scie électrique et menaçant de se couper un doigt s'il n'obtenait pas les crédits nécessaires. Il y gagnera un succès d'estime pour Barfly et l'amitié de Bukowski. Notons tout de même l'intervention financière de Francis Ford Coppola qui a été décisive, et qui a lancé la réalisation du film.

En outre, Le film lui assura une reconnaissance certaine et lui permit de réaliser Le Mystère Von Bülow pour lequel il fut cité aux
Oscars. Il réalisa ensuite plusieurs autres films américains avant de revenir en France.




Retrouvez les articles sur Bukowski avec "On the road with Jerry..." en cliquant sur l'image ci-dessous :

 

Petite dédicace à l'ami Jonathan...voici un cours passage du film où apparaît Bukowski...accoudé au bar bien-sûr :


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 19:15

Hola todos!!!
Feliz año 2010!!!


Bueno, pour commencer la nouvelle année voici une info qui devrait intéresser les passionés d'art et de littérature américaine des années 1950 et 1970 (la Beat Generation en particulier).

En ce moment et ça jusqu'au 13 février, se trouve au Sputnik Café Bar (14 rue de la Butte aux Cailles, Paris 13ème) une exposition de Férial.

...des oeuvres à l'aquarelle, pastel et encre vous y attendent...

...sur le thème de l'Amérique de l'époque que nous chérissons tous ici, sur ce blog et de sa fougue littéraire dont Kerouac, Ginsberg, Burroughs...en sont l'emblême...

J'irais en ce lieu où l'Happy Hour est de 18h à 20h et où il est possible donc de découvrir l'univers de Férial...

Je donne donc rendez-vous à toutes celles et tous ceux qui prennent plaisir sur ce blog à venir voir l'expo de Férial au Sputnik!!!

Vous pouvez visiter son site et vous faire une idée de l'univers artistique de Férial...et puis avec un peu de chance, nous pourrions pinter, au Sputnik, ensemble autour de quelques vers de Ginsberg ou de Kerouac...qui sait? Vamos...


Cliquez sur la photo ci-dessous et découvrez le site de l'artiste :
http://ferial.typepad.fr/

Ma Photo


Le site du café bar Sputnik :

http://www.sputnik.fr/expo.html


Voici quelques peintures que je me suis permis de prendre sur le site de Férial :

Sacrées

Holy the solitudes of skyscrapers and pavements !
Holy the cafeterias filled with the millions !
Holy the mysterious rivers of tears under the streets !

“america-howl and other poems”

Allen Ginsberg - 1956

35 Holy - Sacrées



Poussières d'anges

"La morphine commençait à embrumer son petit corps léger et, dans cette chambre du hasard, Tessa voulait voir fleurir les bourgeons sous les gerçures des murs. Dehors, les gouttes d’eau angéliques se heurtaient aux vitres dans un flot humide et chaud, pourrissant un peu plus les venelles de San Diego et emportant avec elles son cortège de misères..."

(
pour lire la suite, cliquez ICI)

10 Angel dust - Poussière d'anges


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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 16:55

Ferlinghetti nait d'une famille d'immigrés sépharade d'origine italo-portugaise à Yonkers (New York). Il y fréquente l'école de Mount Hermon et gagne le rang d'Eagle Scout. Plus tard, il poursuit ses études à l'université de Chapel Hill en Caroline du Nord, puis devient officier dans la marine des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il obtient un diplôme de Master à l'université Columbia et un doctorat de la Sorbonne. Alors qu'il est étudiant à Paris, il rencontre Kenneth Rexroth, qui plus tard le persuade d'aller à San Francisco pour profiter de la scène littéraire croissante dans la région.

Entre 1951 et 1953 il enseigne le français, fait des critiques littéraires, et peint. En 1953, Ferlinghetti et Peter D. Martin ouvrent une librairie, qu'ils appellent City Lights d'après un magazine de cinéma que Martin a commencé. Deux ans plus tard, après que Martin a quitté San Francisco pour se rendre à New York, Ferlinghetti ouvre une maison d'édition spécialisée en poésie, et dont la publication la plus célèbre est Howl d'Allen Ginsberg. Pourtant, malgré l'excellence de cette œuvre, elle est confisquée et censurée par les autorités, et est le sujet d'un procès historique.


Ferlinghetti posséde une propriété dans une région assez sauvage de la
Californie côtière, Big Sur (cette région a également inspiré une partie de la poésie de Jack Kerouac). Il apprécie aller dans la nature, où il peut éprouver une spiritualité libérale. Ces aspects de son caractère l'ont poussé à se créer des amitiés avec plusieurs bouddhistes américains, dont Ginsberg et Gary Snyder. Politiquement, il s'est décrit en tant qu'anarchiste moral, engagé dans sa communauté, mais il a aussi constaté que, à son avis, l'humanité n'est pas encore prête à vivre tout à fait en conformité avec l'anarchisme ; par conséquent, il préfère le genre de démocratie sociale modelée dans les pays scandinaves.

 

L'œuvre poétique la plus connue de Ferlinghetti est Coney Island of the Mind, qui a été traduite en neuf langues. En 1998 il est nommé Poet Laureate de San Francisco (un prix dont l'équivalent n'existe pas en français mais qui ressemble à une nomination à l'Académie française). Il continue aujourd'hui d'écrire de la poésie et participe toujours au fonctionnement de la librairie et de sa maison d'édition. Ne se contentant pas seulement de s'engager dans la littérature, Ferlinghetti continue aussi à peindre et ses tableaux sont souvent exposés dans les galeries et les musées à San Francisco et ailleurs.

La poésie de Ferlinghetti aborde souvent la politique et les grands débats sociaux. Il essaie aussi de défier la perception courante du rôle de l'artiste dans le monde. Le groupe italien Timoria lui a consacré une chanson, intitulée Ferlinghetti Blues (de leur album El Topo Grand Hotel), et Ferlinghetti lui-même y a enregistré un de ses poèmes.





Lawrence Ferlinghetti "Last Prayer"


 
Loud Prayer (Lawrence Ferlinghetti)

Our father whose art's in heaven
hollow be thy name
unless things change
Thy wigdom come and gone
thy will will be undone
on earth as it isn't heaven
Give us this day our daily bread
at least three times a day
and forgive us our trespasses
as we would forgive those lovelies
whom we wish would trespass against us
And lead us not into temptation
too often on weekdays
but deliver us from evil
whose presence remains unexplained
in thy kingdom of power and glory
oh man



Bob Dylan, Allen Ginsberg et Lawrence Ferlinghetti

SALUT D'AMOUR

A tout animal qui mange ou tire sur sa propre espèce
A chaque chasseur en 4x4 avec fusil à lunette monté à l'arrière
A chaque tireur d'élite ou ninja de Forces spéciales
A chaque redneek botté avec pitbull et fusil a canon scié
A chaque membre des forces de l'ordre avec chiens dressés pour traquer et tuer
A chaque flic ou indic en civil ou agent secret avec holster rempli de mort
A chaque serviteur du peuple tirant sur le peuple ou visant un malfaiteur en fuite pour tuer
A chaque guarde civil de tout pays gardien des citoyens avec menottes et carabines
A chaque garde frontière devant n'importe quel Check point Charley de n'importe quel côté de n'importe quel Mur de Berlin de Bamboo ou Totilla Curtain
A chaque motard CRS d'élite patrouille fédérale en pantalon de cheval fait sur mesure casque en plastique cravate lacet
A chaque voiture de patrouille avec fusil à pompe sirènes hurlantes chaque blindé anti-émeute avec lance-à-eau et matraques prêtes à servir
A tout pilote d'élite avec missile laser et napalm plein les ailes
A chaque commandant au sol donnant la bénédiction aux bombardiers qui décollent
A n'importe quel Département d'Etat de n'importe quelle superpuissance marchande d'armes vendant aux deux côtés de n'importe quel conflit à la fois
A n'importe quel nationaliste extrêmiste de quelque nation que ce soit dans n'importe quel monde tiers est ouest nord sud
Qui tue pour sa nation chérie
A n'importe quel prophète poète enflammé armé de fusils de symboles ou de rhétorique
A chaque propagateur de la foi et de la raison de la lumière spirituelle par la force des armes
A chaque instrument attitré de la légitime puissance publique de n'importe quel pouvoir d'état
A tous et à chacun qui tuent tuent tuent encore et toujours au nom de la paix
Je lève - seul et unique salut possible! - mon doigt majeur.

(Traduction de Patrick Hutchinson)


 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 11:59

1971 
108 min

Réalisation
Dennis Hopper

Interprétation
Dennis Hopper, Tomas Milian, Julie Adams, Peter Fonda

Une compagnie de cinéma américaine arrive dans un village d'Indiens au Pérou pour tourner l'histoire de Billy the Kid. Les Indiens sont particulièrement impressionnés par le metteur en scène, Samuel Fuller, qui agit comme un général au milieu de ses troupes. Aussi quand l'équipe s'en va, un des Indiens reprend le rôle du metteur en scène, des montages en bois figurant les caméras. Tout le village participe à ce jeu passionné. Mais au contraire des Blancs le jeu devient réalité et les cascades sont remplacées par de vrais coups !

Devenu en un film ("Easy Rider"), la figure iconique de la génération hippie, Hopper plonge au même moment dans la drogue et l'alcool. Les conséquences de son addiction auront alors des répercutions fatidiques sur sa carrière (et sa vie). En découlera ce second film, The Last Movie (1971), œuvre expérimentale et hallucinée tournée au Pérou dont l'accueil est catastrophique. Gros trip psychédélique bâti sur une structure anarchique ponctuée de flashbacks, flashforwards et autres montages hyper elliptiques, The Last Movie traduit bien l'état d'Hopper au moment du tournage. Et comme pour enfoncer le clou, l'acteur-réalisateur apparaît dans un documentaire, The American Dreamer (Id), sorte de making of de son film, où on le voit prendre de la dope et partouser. Son image en prend alors un coup, il lui faudra neuf ans avant d'obtenir de nouveau des crédits pour repasser à la réalisation.


Quelques scènes...à vous de juger :


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 12:47

Can you please crawl out your window? - 1965
ALBUM : "BIOGRAPH" - 1985


Une chanson sortie en 45 tours à l'époque, réminiscente de Positively 4th Street par la mélodie, dans une des versions Dylan reprend la même phrase "You got a lot of nerve to say you are my friend if you don't crawl out your window".
Elle est connue pour être à l'origine de la brouille de neuf ans avec le chanteur Phil Ochs. Pendant un trajet dans la voiture de Dylan, il aurait demandé à Ochs ce qu'il pensait de cette chanson, Ochs répondit qu'il ne la trouvait pas très bonne, ce à quoi Dylan rétorqua "Descends de ma voiture, tu n'es pas un chanteur, tu n'es qu'un journaliste!". Ils ne se réconcilièrent qu'à l'occasion du concert de soutien au Chili organisé par Ochs en 1974, auquel Dylan tenta de chanter quelques chansons après avoir fêté ses retrouvailles au bar du coin avec Ochs et Dave Van Ronk.

 


Can you please crawl out your window?

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?

He sits in your room, his tomb, with a fist full of tacks
Preoccupied with his vengeance
Cursing the dead that can't answer him back
I'm sure that he has no intentions
Of looking your way, unless it's to say
That he needs you to test his inventions.

Il est assis dans ta chambre, son tombeau, le poing plein de clous
Préoccupé par sa vengeance
Il maudit les morts qui ne peuvent lui répondre
Je suis sûr qu'il n'a pas l'intention
De te surveiller, sauf pour dire
Qu'il a besoin de toi pour tester ses inventions.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

He looks so truthful, is this how he feels
Trying to peel the moon and expose it
With his businesslike anger and his bloodhounds that kneel
If he needs a third eye he just grows it
He just needs you to talk or to hand him his chalk
Or pick it up after he throws it.

Il a l'air si sincère, est-ce son apparence
A essayer de peler la lune et de l'exhiber
Avec sa colère professionnelle et ses chiens de chasse qui s'agenouillent
S'il a besoin d'un troisième œil il le fait pousser
Il n'a besoin de toi que pour parler ou lui tendre sa craie
Ou la ramasser quand il l'a jetée.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

Why does he look so righteous while your face is so changed
Are you frightened of the box you keep him in
While his genocide fools and his friends rearrange
Their religion of the little ten women
That backs up their views but your face is so bruised
Come on out the dark is beginning.

Pourquoi a-t-il l'air si vertueux alors que ton visage est bouleversé
As-tu peur de la boîte dans laquelle tu le gardes
Pendant que ses idiots génocidaires et ses amis réarrangent
Leur religion des dix petites femmes
Qui soutiennent leurs points de vue mais ton visage est abîmé
Sors donc la nuit commence.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.


Traduction et notes de François Guillez


Phil Ochs

Philip David Ochs (19 décembre 1940 - 9 avril 1976) était un auteur-compositeur-interprète américain de musique folk particulièrement actif durant les années 60.

Il est né dans la ville d'El Paso au Texas, dans une famille de classe moyenne. Il étudia le journalisme à l'Ohio State University, études qu'il abandonna la dernière année pour aller s'installer à New York. Il commença alors à composer plusieurs chansons ayant pour thèmes principaux la guerre, les droits civiques et la lutte des classes. Il se décrivait lui-même comme un « journaliste chantant » (singing journalist). On sait notamment qu'un autre grand nom de la musique folk , Bob Dylan, noua un grand lien d'amitié avec Phil Ochs.

Il fut très engagé contre la guerre du Viêt Nam. Il organisa plusieurs concerts contre le président Richard Nixon. Alcoolique, dépressif et déçu de son manque flagrant de succès commercial, il se donna la mort par pendaison le 9 avril 1976.

Phil Ochs, originaire du Texas s’inscrit à l’université de l’Ohio en classe de journalisme jusqu’à ce qu’il ambitionne de devenir chanteur, grisé par le succès de ses pairs, Bob Gibson, Woody Guthrie, Faron Young, Johnny Cash, Buddy Holly, et quitte en 1960 l’Etat pour rejoindre New York. En première partie de John Hammond Jr. il fait ses premières armes en tant que chanteur guitariste folk. Puis, peu à peu il connaît une certaine renommée et tient une place de choix dans le milieu folk new-yorkais aux côtés de Dylan, Pete Seeger, Tom Paxton, Joan Baez. Pris sous l’aile de Jac Holzman, directeur d’Elektra Records, Phil Ochs enregistre trois albums pour la firme qui deviennent des brûlots socio-politiques datant son époque. Se passionnant pour des thèmes d’actualité comme la guerre du Vietnam, la crise des missiles de Cuba, la défense des droits civiques, la liberté de divorcer, il s’affiche comme militant démocrate pour la classe ouvrière et au travers de ses textes condamne la politique menée par le gouvernement américain vis à vis des classes modestes. Devenant un des leaders de la scène folk new-yorkaise, son statut de chef de file lui attire quelques jalousies et notamment celles de Dylan qui le qualifie de journaliste avant d’être musicien. Bien que Phil vénère Dylan et fait tout pour gagner sa sympathie, ce dernier l’ignore jusqu’à devenir indirectement un des responsables de sa mort.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 10:49

La Rainbow Family (The Rainbow Family of Living Light) est un mouvement alternatif international dont le but est d'amener paix et amour sur la Terre. Il a été formé en 1972, quand environ 20 000 personnes se sont assemblées à la première Rainbow Gathering dans une forêt nationale du Colorado.

La Rainbow Family est une "non-organisation". Il n'y a pas de leader, pas d'organisation, pas de porte-parole officiel, pas plus que de membres désignés.


On les appelle les Road Dogs, les chiens errants. À pied ou dans des bus bricolés, ils parcourent l'Amérique, du Nord au sud depuis les sixties. Chaque année autour de la fête nationale américaine du 4 juillet, la famille se retrouve quelque part dans un parc national. C'est le "Rainbow Gathering", le rassemblement des tribus de l' arc-en-ciel.


...Un monde sans douche, sans carte de crédit et sans CNN, où les routards refont l'Amérique à leur manière.

Découvrez la Raimbow Family à travers cette vidéo :



La rainbow Family est née dans les bourbiers vietnamiens et les combats politiques des années soixante. En pleine guerre du Vietnam, les hippies "Peace & Love" sont rejoins par les vétérans aux allures de Rambo.
 Le premier rassemblement réunit 20 000 hippies en 1972. Trente ans plus tard, grâce au Net, le mouvement est devenu un réseau qui s'etend de l'Australie à l'Europe. Aux Etats-Unis, en 1999, c'est près de Ridgway, en Pennsylvanie, que les combattants de l'arc-en-ciel avaient planté leurs tipis sur 30km de forêts.
Si la moitié des participants au rassemblement vit toute l'année sur la route, toute une partie de la jeunesse américaine est aujourd'hui séduite par le discours anti-profit des Rainbows Warriors.

Jamais récupérés, hostiles aux médias, ils ont survécu aux modes, et leur fraternité devient un modèle communautaire. Aujourd'hui, la famille est derrière la plupart des rassemblements néo-hippies internationnaux et compterait 300 000 membres de par le monde. Aux côtés des éco-warriors anglais ou des travellers de Goa ou d'Australie, ces nouveaux Indiens fusionnent dans la transe et les cercles de tambours.

Clearwater : "Tout le monde est le bienvenu, comme ils disent, à condition d'avoir un nombril et d'apporter un bol et une cuillère, pour être sûr d'être nourri. Certains nous ont appelé "la famille à problème la plus heureuse au monde". Il n'y a pas d'organisation à proprement parlé, mais en dessous, il y a un semblant de structure qui tient seulement grâce à notre action et aux gens qui s'y impliquent."


"Just do it!" : c'est le message des sixties à la sauce Rainbow. Durant quinze jours, les combattants de l'arc-en-ciel squattent la forêt sans autorisation. Tout le monde peut rentrer dans la famille rainbow. On y croise toutes les Eglises parallèles, des bons vieux "Hare Krishnas" à des écolos plutôt radicaux.
Autour du camp, de gigantesques parkings où s'entassent les milliers de voitures et de camions venus des quatre coins de l'Amérique. Certains ont jeté la clé de leur maison en dur il y a plus de trente ans, et ont aménagé de vieux bus scolaires pour la survie à l'année.

Pour en savoir + sur ce mouvement, cliquez sur ce lien :

http://www.web-utopia.org/Le-petit-manuel

 

Pour rejoindre la Rainbow French Family, cliquez ici :

http://frenchrainbow.free.fr/

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