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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 19:03

Comique d'origine juive, ayant fait ses armes dans le circuit des cabarets de New York et des hôtels de Catskill, berceau de l'humour Borscht Belt, il devient le comique le plus célèbre et le plus controversé des Etats-Unis dans les années 1960. Arrêté pour obscénité à de multiples reprises, placé sous la plus étroite surveillance du FBI, il incarne l'esprit contestataire de cette décennie et, de par son talent pour l'improvisation et sa liberté de ton, reste la référence majeure des humoristes américains qui le considèrent comme le maître, sinon l'inventeur du stand-up.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bob Fosse lui consacre en 1974 un film biographique, Lenny, dans lequel Dustin Hoffman interprète le rôle principal :

 

 

Guy Bedos lui a rendu hommage dans un sketch, "Propos obscènes", estimant que l'obscénité était le comportement des policiers qui, à la mort de Lenny Bruce, ont permis aux journalistes de le prendre en photo la seringue encore dans son bras, allant jusqu'à la repiquer quand elle est tombée. Dans son roman "Vous n'étiez pas là" Alban Lefranc imagine une longue rencontre entre Lenny Bruce et la chanteuse Nico (qui lui a dédié Eulology to Lenny Bruce dans son album Chelsea Girl) et il réécrit certains des sketches du comique.

 

En avril dernier, avait lieu sur Paris à la mairie du 3ème, le visionnage du documentaire "Looking for Lenny".

Découvrez le en cliquant sur l'image ci-dessous. 

        

 

Bob Dylan rend hommage au comique en lui dédiant une chanson (ci-dessous) 

Elle semble ne pas parler de religion, mais la religion n'est pas loin. Lenny Bruce était un comique, mais il avait commencé sa carrière comme pasteur chrétien ("I really loved Christ", a-t-il dit), alors qu'il était d'ascendance juive, et avait arrêté suite à un accident grave d'automobile. On peut aussi penser que Lenny Bruce est mort d'avoir cherché le réconfort dans la dose d'héroïne faute de le trouver dans la dose d'amour.

Lenny Bruce
ALBUM : "Shot Of Love" - 1981

Lenny Bruce Lenny Bruce
Lenny Bruce is dead but his ghost lives on and on
Never did get any Golden Globe award, never made it to Synanon.
He was an outlaw, that's for sure,
More of an outlaw than you ever were.
Lenny Bruce is gone but his spirit's livin' on and on.
Lenny Bruce est mort mais son fantôme vit toujours
Il n'a jamais eu de récompenses, n'est jamais arrivé à Synanon.
Il était un hors-la-loi, c'est certain,
Plus que vous ne l'avez jamais été.
Lenny Bruce est mort mais son esprit vivra toujours.
Maybe he had some problems, maybe some things that he couldn't work out
But he sure was funny and he sure told the truth and he knew what he was talkin' about.
Never robbed any churches nor cut off any babies' heads,
He just took the folks in high places and he shined a light in their beds.
He's on some other shore, he didn't wanna live anymore.
Sans doute avait-il des problèmes, des choses qu'il n'a pu régler
Mais pour sûr il était drôle et il disait la vérité et il savait de quoi il parlait
Il n'a jamais pillé d'église, ni décapité de bébés,
Il emmenait simplement les gens plus haut et il jetait une lueur sur leur lits.
Il est sur un autre rivage, il ne voulait plus vivre.
Lenny Bruce is dead but he didn't commit any crime
He just had the insight to rip off the lid before its time.
I rode with him in a taxi once, only for a mile and a half,
Seemed like it took a couple of months.
Lenny Bruce moved on and like the ones that killed him, gone.
Lenny Bruce est mort mais il n'a commis aucun crime
Il a juste eu l'intuition d'arracher le couvercle avant l'heure.
J'ai été dans un taxi une fois avec lui, sur deux kilomètres seulement,
J'ai eu l'impression que ça durait deux mois.
Lenny Bruce avançait et, comme ceux qui l'ont tué, est parti.
They said that he was sick 'cause he didn't play by the rules
He just showed the wise men of his day to be nothing more than fools.
They stamped him and they labeled him like they do with pants and shirts,
He fought a war on a battlefield where every victory hurts.
Lenny Bruce was bad, he was the brother that you never had.
Ils ont dit qu'il était malsain parce qu'il ne jouait pas selon les règles
Il a simplement montré que les sages de son époque n'étaient que des idiots.
Ils l'ont étiqueté, l'ont catégorisé comme des pantalons et des chemises,
Il a combattu sur un champ de bataille où chaque victoire fait mal.
Lenny Bruce était mauvais, il était le frère que vous n'avez jamais eu.

 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:19

Are You Ready?
ALBUM : "SAVED" - 1980

Dans la continuité de la reconversion chrétienne du Zim, annoncé avec l'inégale Slow Train Coming, Saved est l'album qui fait entrer Dylan dans la pire de ses périodes.

Les relations entre musique et religion n'ont jamais été très simples et Dylan n'arrange rien. Lui qui avait tellement renié l'étiquette de "prophète" qu'on lui collait dans les sixties, il nous tend désormais le bâton pour le battre. Comme l'indique le titre et l'immonde pochette, c'est la foi qui nous sauvera. Et Dylan s'efforce de nous le prouver avec neufs nouvelles chansons, tournant essentiellement autour du Tout-Puissant et de ses vertus. Le tout enrobé d'une couche de gospel. Dans cet espèce d'enthousiasme fanatique, Dylan déclame qu'il a été sauvé par le sang de l'agneau et qu'il est heureux maintenant.
Le Zim s'envolerait-il un peu trop haut avec cet album?
Et puis après quarante minutes de souffrance, tout se termine par l'apocalypse.
 "Are You Ready?" demande Dylan...

 

Are You Ready?

Etes-vous prêts?

Are you ready, are you ready?
Are you ready, are you ready?

Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?
Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?

Are you ready to meet Jesus?
Are you where you ought to be?
Will He know you when He sees you
Or will He say, "Depart from Me"?

Etes-vous prêts à rencontrer Jésus?
Etes-vous là où vous devriez être?
Vous reconnaîtra-t-Il lorsqu'il vous verra
Ou dira-t-il : "Ecarte-toi de moi"?

Are you ready, hope you're ready.
Am I ready, am I ready?
Am I ready, am I ready?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.
Suis-je prêt, suis-je prêt?
Suis-je prêt, suis-je prêt?

Am I ready to lay down my life for the brethren
And to take up my cross?
Have I surrendered to the will of God
Or am I still acting like the boss?

Am I ready, hope I'm ready.

Suis-je prêt à sacrifier ma vie pour les frères
Et à ramasser ma croix?
Me suis-je soumis à la volonté divine
Ou est-ce que j'agis toujours en patron?

Suis-je prêt, j'espère être prêt.

When destruction cometh swiftly
And there's no time to say a fare-thee-well,
Have you decided whether you want to be
In heaven or in hell?

Are you ready, are you ready?

Lorsque la destruction viendra promptement
Et qu'on n'aura pas le temps de se dire adieu,
Avez-vous décidé si vous voulez être
Au paradis ou en enfer?

Etes-vous prêts, êtes-vous prêts?

Have you got some unfinished business?
Is there something holding you back?
Are you thinking for yourself
Or are you following the pack?

Avez-vous une affaire à régler?
Y a-t-il quelque chose qui vous retient?
Pensez-vous par vous-mêmes
Ou suivez-vous la meute?

Are you ready, hope you're ready.
Are you ready?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.
Etes-vous prêts?

Are you ready for the judgment?
Are you ready for that terrible swift sword?
Are you ready for Armageddon?
Are you ready for the day of the Lord?

Are you ready, I hope you're ready.

Etes-vous prêts pour le jugement?
Etes-vous prêts pour cette terrible épée?
Etes-vous prêts pour l'Apocalypse?
Etes-vous prêts pour le jour du Seigneur?

Etes-vous prêts, j'espère que vous êtes prêts.


"Are you ready?" en live à Toronto en 1980...avec une présentation "très dévotieuse" du groupe qui accompagne Dylan...par Dylan...


La pochette originale de l'album, réalisée par Tony Wright, représente la main de Dieu descendant du ciel pour toucher les mains de ses fidèles. En raison du ton fortement religieux de cette pochette, elle fut parfois remplacée par une photographie de Dylan sur scène.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 12:47

Can you please crawl out your window? - 1965
ALBUM : "BIOGRAPH" - 1985


Une chanson sortie en 45 tours à l'époque, réminiscente de Positively 4th Street par la mélodie, dans une des versions Dylan reprend la même phrase "You got a lot of nerve to say you are my friend if you don't crawl out your window".
Elle est connue pour être à l'origine de la brouille de neuf ans avec le chanteur Phil Ochs. Pendant un trajet dans la voiture de Dylan, il aurait demandé à Ochs ce qu'il pensait de cette chanson, Ochs répondit qu'il ne la trouvait pas très bonne, ce à quoi Dylan rétorqua "Descends de ma voiture, tu n'es pas un chanteur, tu n'es qu'un journaliste!". Ils ne se réconcilièrent qu'à l'occasion du concert de soutien au Chili organisé par Ochs en 1974, auquel Dylan tenta de chanter quelques chansons après avoir fêté ses retrouvailles au bar du coin avec Ochs et Dave Van Ronk.

 


Can you please crawl out your window?

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?

He sits in your room, his tomb, with a fist full of tacks
Preoccupied with his vengeance
Cursing the dead that can't answer him back
I'm sure that he has no intentions
Of looking your way, unless it's to say
That he needs you to test his inventions.

Il est assis dans ta chambre, son tombeau, le poing plein de clous
Préoccupé par sa vengeance
Il maudit les morts qui ne peuvent lui répondre
Je suis sûr qu'il n'a pas l'intention
De te surveiller, sauf pour dire
Qu'il a besoin de toi pour tester ses inventions.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

He looks so truthful, is this how he feels
Trying to peel the moon and expose it
With his businesslike anger and his bloodhounds that kneel
If he needs a third eye he just grows it
He just needs you to talk or to hand him his chalk
Or pick it up after he throws it.

Il a l'air si sincère, est-ce son apparence
A essayer de peler la lune et de l'exhiber
Avec sa colère professionnelle et ses chiens de chasse qui s'agenouillent
S'il a besoin d'un troisième œil il le fait pousser
Il n'a besoin de toi que pour parler ou lui tendre sa craie
Ou la ramasser quand il l'a jetée.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

Why does he look so righteous while your face is so changed
Are you frightened of the box you keep him in
While his genocide fools and his friends rearrange
Their religion of the little ten women
That backs up their views but your face is so bruised
Come on out the dark is beginning.

Pourquoi a-t-il l'air si vertueux alors que ton visage est bouleversé
As-tu peur de la boîte dans laquelle tu le gardes
Pendant que ses idiots génocidaires et ses amis réarrangent
Leur religion des dix petites femmes
Qui soutiennent leurs points de vue mais ton visage est abîmé
Sors donc la nuit commence.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.


Traduction et notes de François Guillez


Phil Ochs

Philip David Ochs (19 décembre 1940 - 9 avril 1976) était un auteur-compositeur-interprète américain de musique folk particulièrement actif durant les années 60.

Il est né dans la ville d'El Paso au Texas, dans une famille de classe moyenne. Il étudia le journalisme à l'Ohio State University, études qu'il abandonna la dernière année pour aller s'installer à New York. Il commença alors à composer plusieurs chansons ayant pour thèmes principaux la guerre, les droits civiques et la lutte des classes. Il se décrivait lui-même comme un « journaliste chantant » (singing journalist). On sait notamment qu'un autre grand nom de la musique folk , Bob Dylan, noua un grand lien d'amitié avec Phil Ochs.

Il fut très engagé contre la guerre du Viêt Nam. Il organisa plusieurs concerts contre le président Richard Nixon. Alcoolique, dépressif et déçu de son manque flagrant de succès commercial, il se donna la mort par pendaison le 9 avril 1976.

Phil Ochs, originaire du Texas s’inscrit à l’université de l’Ohio en classe de journalisme jusqu’à ce qu’il ambitionne de devenir chanteur, grisé par le succès de ses pairs, Bob Gibson, Woody Guthrie, Faron Young, Johnny Cash, Buddy Holly, et quitte en 1960 l’Etat pour rejoindre New York. En première partie de John Hammond Jr. il fait ses premières armes en tant que chanteur guitariste folk. Puis, peu à peu il connaît une certaine renommée et tient une place de choix dans le milieu folk new-yorkais aux côtés de Dylan, Pete Seeger, Tom Paxton, Joan Baez. Pris sous l’aile de Jac Holzman, directeur d’Elektra Records, Phil Ochs enregistre trois albums pour la firme qui deviennent des brûlots socio-politiques datant son époque. Se passionnant pour des thèmes d’actualité comme la guerre du Vietnam, la crise des missiles de Cuba, la défense des droits civiques, la liberté de divorcer, il s’affiche comme militant démocrate pour la classe ouvrière et au travers de ses textes condamne la politique menée par le gouvernement américain vis à vis des classes modestes. Devenant un des leaders de la scène folk new-yorkaise, son statut de chef de file lui attire quelques jalousies et notamment celles de Dylan qui le qualifie de journaliste avant d’être musicien. Bien que Phil vénère Dylan et fait tout pour gagner sa sympathie, ce dernier l’ignore jusqu’à devenir indirectement un des responsables de sa mort.

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:28

Peut-être connaissez vous cet artiste américain de country, né en 1912 et décédé en 1967, ou pas du tout...?

 Mais avant de lire sa biographie dans cet article, en introduction : une citation et une anecdote le concernant, afin que vous vous rendiez compte à quel point cet artiste chanteur, guitariste et surtout compositeur, était l'un des premiers grands hommes contestataires du monde de la musique de l'époque, engagés ...anti-guerre, anti fascistes et surtout anti cons...et c'est pas pour rien si de nombreux artistes...encore actuellement le vénèrent, le citent ou suivent la même voie que lui...Bob Dylan le citant à maintes reprises comme celui qui a lui ouverts les voies de la protestation ("Song To Woody" de Bob Dylan vous attend à la fin de cet article). Ce dernier, d'ailleurs lui a rendu visite sur son lit de mort et... dit de lui qu'il était son idole. Woody Guthrie, l'ayant énormément influencé dans ses chansons contestataires...

...y a eu un avant Bob Dylan, un avant Neil Young, un avant Joan Baez, un avant Bruce Sprinsteen...et il s'appelait Woody Guthrie...


Voici donc, en introduction, une citation de l'artiste et une anecdote le concernant...

"Cette chanson est copyrightée aux Etats-Unis, sous le Sceau #154085, pour une période de 28 ans, et quiconque sera pris en train de la chanter sans notre permission, sera considéré comme un bon ami, parce qu'on en a rien à fiche. Publiez la. Ecrivez la. Chantez la. Même à la Tyrolienne. Dansez avec. Nous l'avons écrite, c'est tout ce qu'on voulait faire."

Sur sa guitare, Woody Guthrie avait inscit le slogan "This machine kills fascists" ("Cette machine tue les fascistes" visible sur la photo ci-dessus). Une façon pour lui de diffuser son message de lutte au fil de ses pérégrinations...

Si vous désirez lire les vidéos de cet article ou écouter le morceau "Song to Woody" de Bob Dylan à la fin de cet article, veuillez stopper cette playlist en cours :




Sa biographie

Woody Guthrie était destiné à mêler intimement la politique à son oeuvre musicale, sans doute la folk la plus importante de la première moitié du 20e siècle. Woody quitte son Oklahoma natal (il voit le jour en 1912) pour le Texas à l’âge de 19 ans.

Il y rencontre sa première femme, Mary Jennings, qui lui donne trois enfants et gagne de l’argent comme musicien de rue ou en jouant de petits concerts. En 1935, tandis que les grandes tempêtes de poussières du Dust Bowl gagnent le Texas, il quitte l’Etat et sa famille pour suivre les émigrés d’Oklahoma (les Oakies) vers la Californie.

 La pauvreté des émigrants le touche profondément et beaucoup de ses chansons parlent alors des difficiles conditions de vie des travailleurs. Très engagé à gauche, il se syndique et montre à plusieurs reprises sa sympathie aux communistes (une sympathie très partagée par les chanteurs folks du début de siècle).


A la fin des années 30, sa popularité s’affirme à Los Angeles et ses passages radios deviennent fréquents. Il commence à écrire des protest songs et déménage pour New York City, où il est accueilli à bras ouvert par les communautés de gauche et de folk.
Il y enregistre une longue interview illustrée de chansons pour la Bibliothèque du Congrès, ainsi que son premier véritable album, Dust Bowl Ballads.

 Sa légende commence réellement dans les années 40, avec l’un de ses nombreux classiques, « This Land is Your Land », écrite en février 1940 en opposition à « God Bless America », l’hymne des Etats-Unis, qu’il trouve irréaliste et complaisante.




"This Land is Your Land" de Woody Guthrie

 
 
This land is your land, this land is my land
From California to the New York Island
From the Redwood Forest to the Gulf Stream waters
This land was made for you and me.
As I went walking that ribbon of highway
I saw above me that endless skyway
I saw below me that golden valley
This land was made for you and me.
I roamed and I rambled and I followed my footsteps
To the sparkling sands of her diamond deserts
While All around me a voice was sounding
Saying this land was made for you and me.
The sun came shining, and I was strolling
And the wheat fields waving and the dust clouds rolling
As the fog was lifting, A voice was chanting,
This land was made for you and me.
This land is your land, this land is my land
From California to the New York Island
From the Redwood Forest to the Gulf Stream waters
This land was made for you and me. 


 En 1941, il rejoint les protestataires Almanac Singers dans leur tournée à travers le pays et écrit de nombreuses chansons anti-guerre. A l’entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale, il commence à écrire des chansons anti-fascistes, inscrivant sur sa guitare « Cette machine tue les fascistes ».

Il se remarie au sortir de la guerre avec Marjorie Mazia, il en aura quatre enfants, dont Arlo Guthrie, qui suivra avec un joli succès les traces de son père. Il écrit pendant quelques temps de la musique pour enfants, mais...

... en 1948, le crash d’un avion ramenant 28 fermiers Mexicains vers leur pays lui inspire le poème « Deportee (plane wreck at Los Gatos) », qui sera bientôt repris par ses enfants spirituels :
Bob Dylan, The Byrds, Joan Baez, Cisco Houston, Judy Collins ou encore Dolly Parton. Et Arlo Guthrie.


Woody_Guthrie.jpg woody g image by crouchingferretA la fin des années 40, la santé de Guthrie se détériore, son comportement se fait erratique. Il quitte sa famille pour retourner en Californie, où il se marrie pour la troisième fois et a un autre enfant avant de revenir à New York. Il reçoit de nombreux diagnostiques (allant de l’alcoolisme à la schizophrénie) avant qu’on lui découvre une chorée de Huntington, une maladie génétique qui avait causé la mort de sa mère. Woody est hospitalisé dans trois établissements successifs pendant plusieurs années, se faisant visiter par les artistes qu’il a inspiré, et meurt finalement en 1966 au Centre des maladies mentales de Creedmor, dans le Queens, sans avoir pu constater le nouvel intérêt apporté à son œuvre durant le revival folk des années 60.






"Deportee (plane wreck at Los Gatos)"

Reprise de Bob Dylan et de Joan Baez sur scène :
 



The crops are all in
And the peaches are rotting
The oranges are stacked
In their Creosote dumps
They're flying them back
To that Mexico border
To pay all their wages
To wade back again

Chorus
Goodbye to you Juan, goodbye Rosalita
Adios mis amigos, Jesus and Maria
You won't have a name
When you ride the big airplane
All they will call you
Will be deportee

My father's own father
He waded that river
They took all the money
He made in his life
My brothers and sisters
Come working the fruit trees
And they rode on the trucks
'Til they took down and died

Chorus

Somos ilegales (Well some are illegal)
Y mal recibidos (And some are not wanted)
Se a caba el contrato (our work contracts out)
Y de alli a caminar (And we've got to move on)
Six hundred miles
To that Mexico border
They chase us like outlaws
Like rustlers, like thieves

Chorus

We died in your hills
And we died in your deserts
We died in your valleys
We died on your plains
We died 'neath your trees
And we died in your bushes
Both sides of that river
We died just the same

The sky plane caught fire
Over Los Gatos Canyon
Like a fireball of lightning
And shook all our hills
Who are all those friends
All scattered like dry leaves
The radio says
They are just deportees

Chorus

Is this the best way
We can grow our best orchards?
Is this the best way
We can grow our good fruit?
To fall like dry leaves
And rot on my topsoil
And beknown by no name
Except deportee

Chorus



SONG TO WOODY (1961)
ALBUM : "BOB DYLAN" - 1962



La première chanson de Dylan à devenir célèbre !
Il écrivit cette élégie en février 1961, après sa triste rencontre avec Woody Guthrie mourant de la chorée de Huntington au Brooklyn State Hospital. La mélodie folk est une variante d'un air traditionnel déjà utilisé par Guthrie. C'est peut-être le choc ressenti par Bob devant la diminution de son idole qui accentua sa préoccupation de la mort dans son premier album. La chanson "Song to Woody" est construite aux trois-quarts avec la grâce d'une douce valse. La voix est sensuelle et le jeu de guitare est d'une transparente simplicité.





 

 

SONG TO WOODY CHANSON POUR WOODY
I'm out here a thousand miles from my home,
Walking a road other men have gone down.
I'm seeing your world of people and things,
Your paupers and peasants and princes and kings.
Je suis perdu ici à un millier de bornes de chez moi,
Je marche sur une route que d'autres hommes ont foulée.
Je vois ton monde de gens et de choses,
Tes pauvres, tes paysans, tes princes, tes rois.
Hey, hey Woody Guthrie, I wrote you a song,
About a funny old world that’s a coming along,
Seems sick and it’s hungry, it's tired and it's torn
It looks like it's a dying and it's hardly been born.
Hé, Woody Guthrie, je t'ai écrit une chanson,
Sur un drôle de vieux monde qui suit son chemin.
Il a l'air malade, il est affamé, fatigué, déchiré,
On dirait qu'il se meurt, mais il vient à peine de naître.
Hey, Woody Guthrie, but I know that you know,
All the things that I'm saying, and many times more,
I'm a singing you the song, but I can't sing enough,
Cause there's not many men
That done the things that you've done.
Hé, Woody, mais je sais que tu connais,
Toutes les choses que je dis, et cent fois mieux que moi,
Je te chante cette chanson, mais je ne chanterai jamais assez,
Car ils sont peu nombreux les hommes
A avoir fait ce que tu as fait.
Here is to Cisco and Sonny and Leadbelly too,
And to all the good people that traveled with you,
Here is to the hearts and the hands of the men,
That come with the dust and are gone with the wind.
C'est pour Cisco et Sonny et aussi Leadbelly,
Et pour tous ces braves gens qui voyagèrent avec toi,
C'est pour le cœur et les mains des hommes
Qui sont venus avec la poussière, et sont partis avec le vent.
I'm leaving tomorrow, but I could leave today,
Somewhere down the road someday.
The very last thing that I'd want to do
Is to say I've been hitting some hard traveling too.
Je partirai demain, mais je pourrais partir aujourd'hui,
Quelque part sur la route, peu importe quand.
La toute dernière chose que je voudrais faire,
C'est te dire : "J'ai, moi aussi, fait un dur voyage".
Notes & traduction de P.Mercy

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 00:01

Tiens, je viens de tomber sur un article du site "aol actualités" (http://actualite.aol.fr) qui m'a fait sourire mais qui ne m'a guère surpris concernant notre cher Bob Dylan. Je vous en fait part...bien-sûr!!! Le voici :

"Bob Dylan pourrait bientôt accompagner les conducteurs anglophones "On the Road Again", le chanteur américain envisageant de prêter sa voix à un système de navigation par satellite, a-t-il annoncé lors de son émission de radio à la BBC.

L'interprète de "Like a Rolling Stone" deviendrait ainsi la dernière célébrité en date à monnayer l'usage de sa voix pour guider les utilisateurs de GPS.

"Je suis en discussions avec plusieurs sociétés pour être la voix de leurs système GPS", a-t-il déclaré dans l'émission nocturne qu'il anime sur une station de la BBC.

L'icône des années 1960 s'est plu à imaginer ce qu'il pourrait dire aux conducteurs désorientés. "Prenez la prochaine à gauche. Non, à droite. Oh, tout compte fait, allez tout droit", a-t-il plaisanté.

Si ce projet de la star recluse de 68 ans se concrétise, cela ne sera pas la première fois que le chanteur vendra ses talents à des fins commerciales.

S'exposant aux critiques, il avait déjà participé à une publicité du constructeur automobile Cadillac et, plus récemment, avait autorisé le groupe mutualiste britannique Co-operative à utiliser sa chanson "Blowin' in The Wind" dans une campagne télévisée."


...sacré Bob!!! ça me donne envie de m'acheter un mini bus volkswagen muni d'un GPS avec la douce voix de Bob...afin de refaire le monde tout en l'écoutant me donner la direction...et je mettrai en fond sonore : "The Times They are a changin'"

...et si Kerouac était encore en vie, prêterait-il sa voix à un GPS??? hummm??? ahlala...quelle belle époque vivons-nous...on sait pas la chance qu'on a...
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:53

A la fin des années 70, Bob Dylan se convertit au christianisme et surprend son public en composant des morceaux à la gloire de Dieu.

Revenu de la musique country, Bob Dylan connaît une longue période rock dans les années 70. De confession juive, il décide alors de se convertir au christianisme et puise dans cette religion une nouvelle source d'inspiration. Suivent de nombreuses compositions gospel qui ne resteront pas dans les annales, excepté les titres Saved et Every Grain of Sand. Dans une atmosphère de plus en plus mystique, il oblige ses musiciens à prier avant chaque concert et à remercier Jésus lorsque le show est terminé.





" Judas ", c'est sur ces termes que les fans traitent Dylan suite à sa conversion au christianisme. 
Dylan dit avoir vu Jésus entrer dans sa chambre d'hôtel à Tucson pendant sa tournée et se convertit brusquement. Cette conversion le pousse à témoigner de sa nouvelle foi dans un disque : Slow Train Coming. On connaissait un Dylan croyant avec John Wesley Harding qui est considéré comme un album de " rock biblique " mais cette conversion au christianisme surprend les fans. La tournée qui précède l'album se transforme en sermons contre les pêcheurs mais ce discours devient irrationnel en humiliant les homosexuels, rejetant la faute sur les étrangers... Le ton de l'artiste devient haineux envers le monde. Il va même jusqu'à incendier le rock pendant ses concerts : " le diable s'est emparé du rockn'roll pour son propre intérêt ". Cette conversion et cette haine inspire Dylan qui souhaite faire un " enregistrement professionnel ". Dylan part pour Muscle Shoals en Alabama pour enregistrer et s'entoure d'une équipe impressionante. Les deux légendes du soul Barry Beckett et Jerry Wexler sont à la production. Dylan enrôle Mark Knopfler et Pick Withers qu'il a remarqué avec le prometteur Dire Straits.





Slow Train Coming
commence par " Gotta Serve Somebody " (" il faut servir quelqu'un ") mettant en évidence la religiosité de l'album (Dylan recevra un Grammy Awards pour ce titre). Car pour Dylan, Jésus est celui qui fait prendre conscience à l'homme de toutes ses fautes. " Do Right To Me Baby " traite de la rédemption et " When He Returns " nous emmène directement à l'église. Dylan chante un rock furieux avec un ton colèrique et même sa période contestataire est blafarde à côté de cet album. Présenté ainsi, cet album ne paraît pas très réussi. Pourtant il faut reconnaître que musicalement il s'agit d'un album excellent. Le piano électrique de " I Believe In You " est génial, Dylan emprunte au raggae pour " Man Gaves To All The Animals " et la simplicité de " When We Returns " et son piano-voix est sidérante. Une chanson vient gâcher cet album : " Precious Angel " destinée à Mary Alice Carter qui est une amie qui l'a poussé à étudier la Bible. Zim ne s'est pas surpassé pour cette chanson pitoyable. L'accompagnement est de haut vol et sobre et prend à l'estomac.

Finalement Slow Train Coming s'avère un album à double tranchant. Dylan entame sa période chrétienne dont les textes ne sont pas les meilleurs qu'il ait écrit. En revanche la composition et les mélodies sont absolument magnifiques. Slow Train Coming est un album de rock avec des passages furieux où Dylan expose une haine qui est surprenante. Dylan surprend tout le monde avec cet album en mettant au grand jour sa religiosité mais aussi une colère qui lui était peu connue. Slow Train Coming est même vécu comme une provocation pour beaucoup de fans qui sont de plus en plus déroutés par un Dylan en perpétuelle mutation.


Article tiré du site http://www.xsilence.net


Gotta Serve Somebody

ALBUM : "SLOW TRAIN COMING" - 1979

Une chanson dont les paroles connaissent une évolution permanente en concert de manière souvent improvisée. Ce titre lui permit de remporter son premier Grammy Award  le 27 février 1980, pour la meilleur performance vocale rock masculine de l'année 1979.

 

 

Gotta Serve Somebody Vous devez servir quelqu'un
You may be an ambassador to England or France,
You may like to gamble, you might like to dance,
You may be the heavyweight champion of the world,
You may be a socialite with a long string of pearls
Vous pouvez être un ambassadeur en Angleterre ou en France,
Vous pouvez aimer jouer, vous pouvez aimer danser,
Vous pouvez être le champion du monde poids-lourd,
Vous pouvez être membre de la jet-set avec un long collier de perles
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
You might be a rock 'n' roll addict prancing on the stage,
You might have drugs at your command, women in a cage,
You may be a business man or some high degree thief,
They may call you Doctor or they may call you Chief
Vous pouvez être un fou du rock'n'roll qui se déhanche sur scène,
Vous pouvez avoir des drogues quand vous le voulez, des femmes en cage
Vous pouvez être un homme d'affaire ou quelque voleur de haut vol,
Ils peuvent vous appeler docteur, ils peuvent vous appeler Chef
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
You may be a state trooper, you might be a young Turk,
You may be the head of some big TV network,
You may be rich or poor, you may be blind or lame,
You may be living in another country under another name
Vous pouvez être policier de la route, ou un jeune turc,
Vous pouvez être à la tête d'une grande chaîne de télé,
Vous pouvez être riche ou pauvre, être aveugle ou infirme,
Vous pouvez vivre dans un autre pays sous un autre nom
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
You may be a construction worker working on a home,
You may be living in a mansion or you might live in a dome,
You might own guns and you might even own tanks,
You might be somebody's landlord, you might even own banks
Vous pouvez être un maçon construisant une maison
Vous pouvez vivre dans un palais ou vous pouvez vivre dans un dôme,
Vous pouvez posséder des fusils, vous pouvez posséder des tanks,
Vous pouvez être le propriétaire de quelqu'un, vous pouvez même posséder des banques
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
You may be a preacher with your spiritual pride,
You may be a city councilman taking bribes on the side,
You may be workin' in a barbershop, you may know how to cut hair,
You may be somebody's mistress, may be somebody's heir
Vous pouvez être un prédicateur avec sa fierté spirituelle,
Vous pouvez être un conseiller municipal prenant des pots de vin en cachette,
Vous pouvez travailler chez un coiffeur, vous pouvez savoir couper les cheveux,
Vous pouvez être la maîtresse de quelqu'un, ou l'héritier de quelqu'un
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
Might like to wear cotton, might like to wear silk,
Might like to drink whiskey, might like to drink milk,
You might like to eat caviar, you might like to eat bread,
You may be sleeping on the floor, sleeping in a king-sized bed
Vous pouvez aimer porter du coton, vous pouvez aimer porter de la soie,
Vous pouvez aimer boire du whisky, vous pouvez aimer boire du lait,
Vous pouvez aimer manger du caviar, vous pouvez aimer manger du pain,
Vous pouvez dormir par terre, ou dans un grand lit
But you're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody,
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Mais vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
You may call me Terry, you may call me Timmy,
You may call me Bobby, you may call me Zimmy,
You may call me R.J., you may call me Ray,
You may call me anything but no matter what you say
Vous pouvez m'appeler Terry, vous pouvez m'appeler Timmy,
Vous pouvez m'appeler Bobby, vous pouvez m'appeler Zimmy,
Vous pouvez m'appeler R.J., vous pouvez m'appeler Ray,
Vous pouvez m'appeler comme vous le voulez mais quoique vous disiez
You're gonna have to serve somebody, yes indeed
You're gonna have to serve somebody.
Well, it may be the devil or it may be the Lord
But you're gonna have to serve somebody.
Vous devrez servir quelqu'un, oui
Vous devrez servir quelqu'un,
Ca pourra être le diable ou ça pourra être le Seigneur
Mais vous devrez servir quelqu'un
.
Traduction de Christophe Veyrat,  notes de Jean-François Chappuis

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 09:32

JUST LIKE A WOMAN
ALBUM : "BLONDE ON BLONDE". - 1965


Superficialité, faiblesse, hypocrisie, pleurnicherie... Si l'on a connu Dylan plus subtil pour étaler sa rancœur contre les femmes, c'est qu'il faut y voir là bien plus qu'un texte misogyne comme beaucoup de féministes ont pu hâtivement le déplorer. Cette chanson est écrite alors que la contre-culture, dont Dylan lui-même est un des symboles, fait naître un mouvement de grande ampleur qui est celui de la libération féministe.
Comme à l'accoutumée, Dylan aime jouer avec l'ironie et prendre les opinions à contre-pied en étant équivoque. Mais plus qu'un catalogue d'insultes, il faut voir ici les thèmes de l'arrogance des phallocrates (just like a woman), de l'immaturité de la femme (she breaks just like a little girl) et par extension celui des rapports conflictuels et de l'incompréhension entre les hommes et les femmes.
Autant de thèmes qui connaîtront un développement dans un album comme
Blood On The Tracks. Beaucoup pense qu'Edie Sedgwick, égérie d'Andy Warhol, est celle à qui Dylan s'adresse. Sa volonté de fréquenter les milieux artistiques afin de faire parti du "sérail" peut effectivement expliquer un texte aussi acide que l'on pourrait dans ce cas rapprocher d'un "Positively Fourth Street". Edie Sedgwick est d'ailleurs en photo à l'intérieur de la pochette du 33 tours de Blonde On Blonde.



Just Like A Woman

Tout comme une femme

Nobody feels any pain
Tonight as I stand inside the rain
Ev'rybody knows
That Baby's got new clothes
But lately I see her ribbons and her bows
Have fallen from her curls.
She takes just like a woman, yes, she does
She makes love just like a woman, yes, she does
And she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl.
Personne ne ressent la moindre douleur
Ce soir tandis que je suis sous la pluie
Tout le monde sait
Que Baby a des vêtements neufs
Mais récemment j'ai vu que ses rubans et ses nœuds
Sont tombés de ses boucles.
Elle prend comme une femme, oui, c'est ça
Elle fait l'amour comme une femme, oui, c'est ça
Et elle souffre comme une femme
Mais elle rompt comme une petite fille.
Queen Mary, she's my friend
Yes, I believe I'll go see her again
Nobody has to guess
That Baby can't be blessed
Till she sees finally that she's like all the rest
With her fog, her amphetamine and her pearls.
She takes just like a woman, yes, she does
She makes love just like a woman, yes, she does
And she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl.
La Reine Marie est mon amie
Oui je pense que j'irai la revoir
Personne ne doit croire
Que Baby ne peut être bénie
Jusqu'à ce qu'elle voit finalement qu'elle est comme tous les autres
Avec sa brume, ses amphétamines et ses perles.
Elle prend comme une femme, oui, c'est ça
Elle fait l'amour comme une femme, oui, c'est ça
Et elle souffre comme une femme
Mais elle rompt comme une petite fille.
It was raining from the first
And I was dying there of thirst
So I came in here
And your long-time curse hurts
But what's worse
Is this pain in here
I can't stay in here
Ain't it clear that--
Il pleuvait depuis le début
Et moi je mourais de soif là-bas
Alors je suis entré ici
Et ton ancienne malédiction fait encore mal
Mais ce qui est pire
C'est cette douleur ici
Je ne peux rester ici
N'est-il pas clair que…
 I just can't fit
Yes, I believe it's time for us to quit
When we meet again
Introduced as friends
Please don't let on that you knew me when
I was hungry and it was your world.
Ah, you fake just like a woman, yes, you do
You make love just like a woman, yes, you do
Then you ache just like a woman
But you break just like a little girl.
Je ne suis simplement pas à ma place
Oui je crois qu'il est temps pour nous de nous séparer
Quand nous nous reverrons
Présentés comme des amis
Je t'en prie ne dévoile pas que tu me connaissais quand
J'avais faim et que c'était ton monde.
Oh, tu fais semblant comme une femme, oui, c'est ça
Tu fais l'amour comme une femme, oui, c'est ça
Puis tu souffres comme une femme
Mais tu rompts comme une petite fille.
Traduction de Christophe Veyrat, notes de Laurent Carluccio


Edie Sedgwick & Andy Warhol (ci-dessous
):





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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 10:06

The Basement Tapes (1975) est un disque de Bob Dylan et du groupe The Band. Il comprend des enregistrements faits en 1967 et qui avaient été diffusés sous une forme piratée appelée The Great White Wonder en 1968.

Dans la période séparant les enregistrements de Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, Dylan tourna avec « The Hawks », futur The Band. Début 1966, ils firent ensemble une tournée mondiale qui a fait l’objet de l’album pirate The Bootleg Series Vol. 4: Bob Dylan Live 1966, The "Royal Albert Hall" Concert.

Le 29 juillet 1966, Dylan, victime d'un accident de moto, fut hospitalisé, ce qui entraîna l’annulation de plusieurs concerts. Alors que Dylan était en convalescence à Woodstock, Robbie Robertson l’aida à modifier le projet de documentaire fait par D. A. Pennebaker, Dont Look Back, à propos de leur tournée mondiale. Dylan en profita pour faire un bilan de son début carrière et d’en conclure qu’il devait partir sur une autre voie.

Dylan rencontra alors régulièrement les membres de The Band dans leur maison de campagne, appelée « Big Pink », et à jouer avec eux, essentiellement de la musique folk que Dylan s’était mis dans l’idée de faire apprécier au Band.

Les deux premières chansons enregistrées furent Tiny Montgomery et Sign on the Cross. Ils finirent par enregistrer une trentaine de chansons dont : I Shall Be Released, This Wheel's on Fire, Quinn The Eskimo (Mighty Quinn), Million Dollar Bash, Tears of Rage, You Ain't Going Nowhere, Going To Acapulco, I'm Not There (1956), All You Have to Do Is Dream, Apple Suckling Tree, etc. Deux titres étaient co-écrits avec The Band : Tears of Rage (avec Richard Manuel) et This Wheel's on Fire (avec Rick Danko).

Dylan n’avait pas l’intention de transmettre ces enregistrements à sa compagnie de disque, car il était en désaccord avec son manager Albert Grossman. Dylan devait encore un album à Columbia Records, mais il n’avait pas l’intention d’honorer cette obligation, il préféra prendre les droits d’auteur avec Dwarf Music.

Plusieurs chansons furent alors interprétées par d’autres artistes, comme Too Much of Nothing (Peter, Paul & Mary), The Mighty Quinn (Manfred Mann), You Ain't Goin' Nowhere, Nothing Was Delivered (The Byrds), This Wheel's on Fire (Julie Driscoll and the Brian Auger Trinity, The Byrds), Million Dollar Bash (Fairport Convention) et I Shall Be Released et Tears of Rage par The Band.

Quatorze chansons ont fait l’objet d’un album pirate, Great White Wonder.

Le 26 juin 1975, Columbia distribua officiellement un double album appelé Basement Tapes, compilé et produit par Robbie Robertson. Dylan n’apparaît pas sur huit des 24 titres, et seulement quatre sur les huit ont véritablement été enregistrés à Big Pink avec Dylan.

Les morceaux I Shall Be Released, The Mighty Quinn, Sign on the Cross et I'm Not There (1956) n’ont pas été conservés pour le double album.

Un coffret de cinq CD, The Genuine Basement Tapes, sera édité plus tard avec pratiquement tous les enregistrements réalisés à Big Pink.

The Band with others - I Shall Be Released (The Last Waltz)

paroles et traduction de cette chansonà la fin de cet article

 
Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier avant, de stopper la playlist en cours



Les Basement Tapes peuvent être entendus comme un manifeste pour la musique américaine des années quatre-vingt-dix, ou encore comme le plus grand album jamais enregistré sans intention d'être jamais commercialisé. Des enregistrements de 1967 dans le légendaire Pink Hermitage du Band, à Saugerties, dans l'Etat de New York, la plupart des vingt-quatre titres eurent un écho vibrant dans le monde du rock et du folk américain et anglais, bien avant leur sortie tardive (en 1975 seulement !), grâce aux interprétations des Byrds, de Fairport Convention, Manfred Mann, de Peter, Paul et Mary ainsi que de nombreux autres acolytes, et par les diverses versions pirates. Aussi bonnes que soient les reprises, les versions de Dylan et du Band ont une cohérence extraordinaire qui ressort d'autant plus sur ces enregistrements authentiques, basiques, qui cadrent bien avec le John Wesley Harding de Dylan et le formidable premier disque du Band, Music From Big Pink, ainsi qu'avec The Band, garage avant la lettre. A une époque où la culture rock était profondément marquée par ses origines post-atomiques, ces morceaux semblent intemporels, piochant dans le folk pré-industriel, les chansons traditionnelles de début de siècle, le blues ou le rock classique avec la même aisance et un désintéressement incroyable pour tout ce qui est à la mode. Le temps n'a fait que renforcer le côté visionnaire de ces enregistrements.

The Basement Tapes, album à l'écoute :

 




I SHALL BE RELEASED
ALBUM : "GREATEST HITS - VOL2. - 1971


Cette chanson date en fait des Basement Tapes, et ses paroles énigmatiques le montrent bien. Il y autant de tentatives d'explication de cette chanson qu'il y a de "fans", d'exégètes, de critiques, et même d'amis de Bob Dylan. Remercie-t-il ou se moque-t-il de ceux qui ont fait de lui une "Star"? Est-ce lui l'homme qui a été roulé ou plaint-il ceux qu'il a roulés ? Se moque-t'il de lui-même ? De quoi sera-t-il libéré ?
"Prenez ou jetez ce que vous voulez dans mes chansons, ce ne sont que des chansons."


I Shall Be Released

Je vais être libéré

They say ev'rything can be replaced,
Yet ev'ry distance is not near.
So I remember ev'ry face
Of ev'ry man who put me here.
I see my light come shining
From the west unto the east.
Any day now, any day now,
I shall be released.

Ils disent que tout peut se remplacer,
Pourtant toute distance n'est pas faible.
Ainsi je me rappelle chaque visage
De chaque homme qui m'a mis où je suis.
Je vois ma lumière briller
De l'ouest jusqu'à l'est.
A tout moment maintenant, à tout moment maintenant,
Je vais être libéré.

They say ev'ry man needs protection,
They say ev'ry man must fall.
Yet I swear I see my reflection
Some place so high above this wall.
I see my light come shining
From the west unto the east.
Any day now, any day now,
I shall be released.

Ils disent que chacun a besoin de protection
Ils disent que chacun doit tomber.
Pourtant je jure que je vois mon reflet
Quelque part si haut au-dessus de ce mur.
Je vois ma lumière briller
De l'ouest jusqu'à l'est.
A tout moment maintenant, à tout moment maintenant,
Je vais être libéré.

Standing next to me in this lonely crowd,
Is a man who swears he's not to blame.
All day long I hear him shout so loud,
Crying out that he was framed.
I see my light come shining
From the west unto the east.
Any day now, any day now,
I shall be released.

Debout près de moi dans cette foule solitaire
Se tient un homme qui jure que ce n'est pas sa faute.
Tout le jour je l'entends crier si fort,
Crier qu'on l'a manipulé.
Je vois ma lumière briller
De l'ouest jusqu'à l'est.
A tout moment maintenant, à tout moment maintenant,
Je vais être libéré.

  

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 21:43

Bob Dylan et l'engagement social
 
Le 28 août 1963, Dylan, comme Joan Baez, Mahalia Jackson, etc. participe à la Marche sur Washington, où plus de 200 000 pacifistes se rassemblent pour dénoncer l'inégalité des droits civiques que subit la population noire. Après que les orateurs se furent succédé et que Martin Luther King eut prononcé son célèbre discours « I have a dream », il interprète Only A Pawn In Their Game (vidéo ci-dessous), tandis que Peter, Paul and Mary chantent Blowin' In The Wind


Cliquez sur Play afin de visionner la vidéo sans oublier avant de stopper le morceau à l'écoute actuellement à la fin de cet article :

 


Cet épisode illustre l'implication de Dylan et de nombreux autres artistes pour les droits civiques à cette période : par l'intermédiaire de Suze Rotolo, qui travaillait au CORE (le Congress of Racial Equality), et de Broadside, il côtoyait le milieu contestataire étudiant, qui militait pour les minorités, dans un contexte difficile.

Le 10 mai 1963, à Greenwood, dans le Mississipi, Dylan avait chanté à un rassemblement organisé par le SNCC, pour inciter la population noire des États du Sud à s'inscrire sur les listes électorales.

De même, sa présence aux concerts de Joan Baez, leur relation amoureuse, contribuèrent à forger son image de héraut de la contestation sociale, aux côtés de Joan. Surgissent cependant les signes de l'étroitesse et de l'inexactitude de cette image.





Le 13 décembre
1963, au cours d'un banquet de charité organisé par le Comité de Secours aux Libertés Civiques (Emergency Civil Liberties Commitee, ECLC), Dylan reçoit le prix Tom Paine, qui récompense « une personnalité qui a symbolisé le juste combat pour la liberté et l'égalité ». Grisé par l'alcool, il prononce un discours désastreux.


À l'occasion d'un profil réalisé par Nat Hentof pour le
New Yorker, Dylan décrivit son impression :

« Je suis tombé dans un piège quand j'ai accepté le prix Tom Paine […] dès que je m'y suis pointé je me suis senti oppressé. […] Ça m'a vraiment pris à la gorge. Je me suis mis à boire. J'ai… vu un groupe de gens qui n'avaient rien à voir avec mon genre d'idées politiques. J'ai regardé le parterre et j'ai eu la trouille. […] On aurait dit qu'ils donnaient de leur argent parce qu'ils culpabilisaient ».



Dans cet article, Dylan dit également :

« Je fais partie d'aucun Mouvement. Sinon je ne pourrais rien faire d'autre que d'être dans le Mouvement. Je ne peux pas voir des gens s'asseoir et fabriquer des règles pour moi. Je fais un tas de trucs qu'aucun Mouvement n'autoriserait. »



Joan Baez, de laquelle Dylan s'éloigna en
1964, le décrivit de la façon suivante :

« Pour on ne sait quelle raison, à mon avis, il veut se libérer de toute responsabilité. N'importe quelle responsabilité, concernant n'importe qui, me semble-t-il. S'en tirer tout juste avec ce que les autres ont à offrir. »


Only A Pawn In Their Game (1963)
ALBUM : "THE TIMES THEY ARE A-CHANGING". - 1964


Le meurtre en 1963 de Medgar Evers, leader noir du Missouri, fut un choc pour la nation. Dylan utilise le meurtre pour montrer les racines du mal.
Confusion entre les victimes et celui qui fait les victimes: "Le pauvre blanc sert d’outil entre leurs mains".
Dans le racisme du Sud de l’époque, le "diviser pour régner" a maintenu le Blanc et le Noir dans le même dénuement.




Only A Pawn In Their Game Rien qu'un pion dans leur jeu
A bullet from the back of a bush took Medgar Evers'blood.
A finger fired the trigger to his name.
A handle hid out in the dark
A hand set the spark
Two eyes took the aim
Behind a man's brain
But he can't be blamed
He's only a pawn in their game.
Une balle tirée d'un buisson répandit le sang de Medgar Evers.
Un doigt appuya sur la gâchette à son nom.
Un poing caché dans l'obscurité
Une main arma le fusil
Deux yeux le prirent comme objectif
Guidés par le cerveau d'un homme
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
A South politician preaches to the poor white man,
"You got more than the blacks, don't complain.
You're better than them, you been born with white skin," they explain.
And the Negro's name
Is used it is plain
For the politician's gain
As he rises to fame
And the poor white remains
On the caboose of the train
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Un politicien du sud a dit au pauvre blanc,
"On t'a donné plus qu'aux noirs, te plains pas.
Tu es meilleur qu'eux, tu es né avec la peau blanche", on t’apprend.
Et le nom du noir
Est employé c'est clair
Au profit du politicien
Pour accroître sa renommée
Et le pauvre blanc est laissé
A la queue du train
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
The deputy sheriffs, the soldiers, the governors get paid,
And the marshals and cops get the same,
But the poor white man's used in the hands of them all like a tool.
He's taught in his school
From the start by the rule
That the laws are with him
To protect his white skin
To keep up his hate
So he never thinks straight
'Bout the shape that he's in
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Les shérifs, les soldats et les gouverneurs ont été payés,
Les inspecteurs et les flics aussi,
Mais ils se servent du pauvre blanc comme d'un outil entre leurs mains.
Dans son école on lui apprend
Depuis le début et dans les règles
Que les lois sont avec lui
Pour protéger sa peau blanche
Qu’il faut garder beaucoup de haine
Alors il ne doute jamais
Du moule qu'on lui a coulé
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
From the poverty shacks, he looks from the cracks to the tracks,
And the hoof beats pound in his brain.
And he's taught how to walk in a pack
Shoot in the back
With his fist in a clinch
To hang and to lynch
To hide 'neath the hood
To kill with no pain
Like a dog on a chain
He ain't got no name
But it ain't him to blame
He's only a pawn in their game.
Du fond de sa pauvre baraque, des fêlures il regarde les rails,
Et de ses sabots il bat le pavé dans sa tête.
Et on lui apprend comment marcher en bande
A tirer dans le dos
Avec les poings serrés
A pendre et à lyncher
A se cacher derrière la cagoule
A tuer sans remords
Comme un chien enchaîné
Il n'a pas de nom
Mais on ne peut pas lui reprocher
Il n'est rien qu'un pion dans leur jeu.
Today, Medgar Evers was buried from the bullet he caught.
They lowered him down as a king.
But when the shadowy sun sets on the one
That fired the gun
He'll see by his grave
On the stone that remains
Carved next to his name
His epitaph plain:
Only a pawn in their game.
Aujourd'hui, Medgar Evers est mort de la balle qui l'a frappé.
Ils l'ont fait descendre comme un roi.
Mais quand l'ombre tombera sur celui
Qui tira le coup de feu
Il verra près de sa tombe
Sur la pierre qui restera
Gravé à côté de son nom
Cette simple épitaphe :
Rien qu'un pion dans leur jeu.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 19:29
IT'S ALL OVER NOW, BABY BLUE (1965)
ALBUM : "BRINGIN' IT ALL BACK HOME" – 1965



Un adieu à plusieurs égards: à l'une ou l'autre de ses femmes, à la gauche, ou à ses propres illusions de jeunesse. C'est aussi une conversation de Dylan avec lui-même; c'est lui l'orphelin qui se dit: "Oublie les morts que tu as laissé, ils ne te suivront pas". Ce n'est pas une épitaphe car on peut frotter une autre allumette, repartir à zéro.
"Baby Blue" est une des plus belles chansons de Dylan sur la douleur. Les vocaux captent une expérience rude qui se radoucit en tendre résignation.



 

 



It's All Over Now, Baby Blue

Tout est fini maintenant, triste petite

You must leave now, take what you need, you think will last.
But whatever you wish to keep, you better grab it fast.
Yonder stands your orphan with his gun,
Crying like a fire in the sun.
Look out the saints are comin' through
And it's all over now, Baby Blue.
Tu dois partir maintenant, prends ce dont tu as besoin, ce que tu crois durable.
Mais quoi que tu veuilles garder, tu ferais mieux de t'en emparer vite.
Là-bas se tient ton orphelin, avec son fusil,
Il pleure comme un feu dans le soleil.
Regarde, les saints arrivent enfin
Et tout est fini maintenant, triste petite.
The highway is for gamblers, better use your sense.
Take what you have gathered from coincidence.
The empty-handed painter from your streets
Is drawing crazy patterns on your sheets.
This sky, too, is folding under you
And it's all over now, Baby Blue.
La route est pour les joueurs, sers-toi de ta tête.
Prends ce que tu as rassemblé par coïncidence.
Le peintre aux mains vides de tes rues
Orne tes draps de dessins fous.
Ce ciel, aussi, se replie sous toi
Et tout est fini maintenant, triste petite.
All your seasick sailors, they are rowing home.
All your reindeer armies, are all going home.
The lover who just walked out your door
Has taken all his blankets from the floor.
The carpet, too, is moving under you
And it's all over now, Baby Blue.
Tous tes marins au mal de mer, ils rament vers leurs maisons.
Toutes tes armées de rennes, rentrent toutes à la maison.
L'amant qui vient de sortir par ta porte
A retiré toutes ses couettes du plancher.
Le tapis, lui aussi, bouge sous tes pas
Et tout est fini maintenant, triste petite.
Leave your stepping stones behind, something calls for you.
Forget the dead you've left, they will not follow you.
The vagabond who's rapping at your door
Is standing in the clothes that you once wore.
Strike another match, go start anew
And it's all over now, Baby Blue.
Abandonne tes pierres de gué, quelque chose t'appelle.
Oublie les morts que tu as laissés, ils ne te suivront pas.
Le vagabond qui frappe à ta porte
Est vêtu des hardes que tu as portées autrefois.
Gratte une autre allumette, essaie à nouveau
Car tout est fini maintenant, triste petite.



Montez le son, voici le morceau repris par Jerry Garcia, cliquez sur play afin de visionner la vidéo (stoppez le lecteur en cours juste en haut de l'article) :

 

 

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