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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 07:42


Ecrit entre 1954 et 1957

L'Interzone. Un territoire qui ne figure sur aucune carte, situé quelque part entre New York et Tanger, dédale infini de mes semblables aux méandres du cerveau d'un drogué. Un lieu fantomatique, où se réfugie William Lee après avoir accidentellement tué sa femme. Persuadé d'être un agent secret au centre d'une gigantesque machination, Lee commence à rédiger des rapports pour le compte d'une mystérieuse corporation internationale, communiquant avec elle par l'intermédiaire d'une machine à écrire fort loquace qui se transforme volontiers en cafard... Vertigineuse descente aux enfers de la drogue - de toutes les drogues -, le roman de William Burroughs est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable.


Auteur emblématique de la Beat Generation, William Burroughs a marqué de son empreinte sulfureuse la littérature américaine des années soixante. Le manuscrit du Festin nu est un tel fatras de notes éparpillées qu'aucun éditeur n'accepte de le publier, d'autant que le contenu est d'une obscénité rare et qu'il heurte à peu près tous les principes de bienséance. Ce n'est qu'avec l'aide de Jack Kerouac et d'Allen Ginsberg que Burroughs parviendra à en tirer une matière présentable... c'est-à-dire correctement tapée à la machine, car pour ce qui est de la clarté du propos, comme le répétait Burroughs pour expliquer sa démarche, "les mots savent où ils doivent être mieux que vous. Ils n'aiment pas être gardés en cage". L'ouvrage relève donc à bien des égards du surréalisme, tout en relatant les errances et autres visions d'un esprit sous l'emprise de maintes substances hallucinogènes. Tenter d'en faire la synthèse serait une entreprise vouée à l'échec. On entre dans Le Festin nu comme on pénètre en un laboratoire, sans a priori quant à la finalité de l'expérience qui s'y déroule. Burroughs s'y adonne à un dérèglement systématique des sens, débouchant sur une nouvelle sémantique.




La bande annonce du film "Le festin Nu" réalisé par David Cronenberg en 1992 :



Le Cut-up, qu'est-ce?

Le cut-up est une technique (ou un genre) littéraire aléatoire expérimentée par l'auteur américain William S. Burroughs, où un texte se trouve découpé au hasard puis réarrangé pour produire un texte nouveau. Des fragments de textes d’autres auteurs sont parfois ajoutés au portions découpées du texte original.

Le cut-up est intimement lié au mode de vie et à la philosophie de la Beat Generation définie par William S. Burroughs et Jack Kerouac. Il tente de reproduire les visions dues aux hallucinogènes, les distorsions spatio-temporelles de la pensée sous influence toxique (phénomène de déjà-vu notamment). Esthétiquement, le cut-up se rapproche du pop-art, des happenings et du surréalisme d'après-guerre (Henri Michaud par exemple) et de sa quête d'exploration de l'inconscient. Philosophiquement, Burroughs y voit l'aboutissement du langage comme virus et l'écriture comme un lâcher prise de la conscience (il proclame : « language is a virus »). Il faut enfin différencier le cut-up, technique assumée et créatrice du plagiat qui est un vol éhonté d'un texte appartenant à un autre auteur. Ce procédé s'inscrit dans le principe du détournement néo-dada que l'on retrouve dans les œuvres de Gil J Wolman et Guy Debord datant des années 1950/1960.

Dès le début des années '60 paraissent ses premiers textes mettant en scène l'usage du "cut up, le fait de couper différentes parties d'un texte, le sien ou celui d'un autre, et de les combiner pour reformer un nouvel écrit, tout comme un collage en peinture ou le montage au cinéma.



"Minutes to go"
, écrit avec Brion Gysin, Gregory Corso et Sinclaire Beiles à Paris fut le premier jet de la méthode. Il sera suivit par "The Exterminator", écrit en compagnie de Brion Gysin à Los Angeles. On peut aussi retrouver des exemples de "cut up" dans "Nova Express " et dans "The Ticket That Exploded". Durant les années soixante, beaucoup de médias firent l'objet de "cut up" et ce toujours en compagnie de Gysin.
Le "cut up" se rattache à des mots tels que la perception, les hallucinogènes, le sexe, la pensée, le pop art et les happenings. Cette technique est à la base du structuralisme et de la déconstruction, deux mouvements littéraires modernes. Cette équation entre l'espace-temps, le voyage, le passé et le présent aura permis à son auteur de découvrir l'inconscient de l'écriture. La découverte par accident d'un sens nouveau, met en rapport l'impression de déjà vu que l'on retrouve dans des lieux où l'on croit déjà être venu auparavant. Dans ses nombreux textes, on découvre des "cut up" effectués à partir d'extraits de romans de Kafka, Shakespeare, Conrad et Coleridge. Enfin, pour que le texte garde une certaine homogénéité, Burroughs apportera des arrangements et de nombreuses suppressions.


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 18:20

  

Dans l'Amérique conservatrice, puritaine, bien pensante des années 50, en pleine guerre froide où le maccartysme fait rage, où la ségrégation raciale est institutionnalisée... un groupe de poètes, dont les figures emblématiques s'appellent Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs donne naissance à un formidable mouvement, celui de la Beat Generation qui va profondément bouleverser la culture et la société américaine...

En 1944, dans le milieu interlope new yorkais, Jack Kerouac joueur de football américain déchu d'origine québécoise rencontre Allen Ginsberg, juif homosexuel, à l'Université de Columbia à New York. Ensemble, ils décident de créer ce qu'ils appellent une "nouvelle vision" de l'art : redonner un nouvel élan à la poésie s'inspirant de Walt Whiman, Rimbaud et Céline. Pour cela, ils consomment drogues sur drogues dans les bas quartiers new-yorkais où prostitution et déliquance se cotoient. William Burroughs, qui se joint à eux, en plein traitement psychanalytique en connaît un rayon en drogues et leur présente un dealer, Herbert Huncke qui ne cesse d'utiliser une expression "I'm beaten down", qui pour les jazzmen noirs, signifiait "je suis crevé, lessivé".

Plus tard, Kerouac redéfinira cette expression en y rajoutant un brin de romantisme : "Pour moi, être beat, ça voulait dire être pauvre, dormir dans le métro et cependant être illuminé et avoir des idées sur l'apocalypse et tout ça." Le jazz devient à cette époque pour Kerouac une religion. Il est en effet le premier à entrevoir comment le jazz peut influer sur la vie, être le moteur d'une écriture. Tous se reconnaisent dans le jazz, plus particulièrement dans le be-bop qui se caractérise essentiellement par des improvisations à couper le souffle. Ils décident alors que leurs écrits soient de la même veine, une grande improvisation.

Mais être "beat", c'est avant tout rejeter la société telle qu'elle existe. Et c'est, aussi, mener une existence en conformité avec ses idées faites de liberté, d'abandon aux plaisirs des sens, et de recherche d'une autre forme de vie moins contraignante. Il y a un thème commun qui lie Kerouac, Ginsberg, Burroughs puis ensuite Gregory Corso qui les rejoint : celui du rejet des valeurs conservatrices, puritaines de la classe moyenne américaine, l'inutilité de la société moderne et la nécessité de retrait et de protestation.

 

 

 

En 1946 à New York, Kerouac fait la connaissance de Neal Cassady, épris de liberté et de voitures, coureur de jupons et tout juste sorti de prison pour recel. Tous deux parcourent en long et en large les Etats-Unis reliant New-York et San Franscico à de nombreuses reprises. Cassady incarnera plus tard Dean Moriarty dans le roman de Kerouac Sur la route.

Ce groupe d'amis migre alors vers San Francisco en 1955.  Se joignent à eux Gary Snyder, Lawrence Ferlinghetti, Michael McClure, Philip Whalen, Lew Welch et Lamantia. La plupart d'entre eux luttent pour être publié. Désespérés, ils pensent que leurs écrits caractérisés par cette révolte commune fondée sur un individualisme forcené qui veut démontrer la toute puissance créatrice de l'individu, ne seront jamais compris. Le contenu de leurs écrits est fait de vagabondages, de recherche de plaisirs sexuels, de penchants pour les paradis artificiels, bien décidés à ébranler la société américaine dans ses certitudes. Ils tentent de réveiller le corps et l'esprit : voyager sous tous les cieux, boire, se droguer, appeler Dieu ou le rejeter, abolir toutes les conventions, toutes les traditions, partir seul ou à plusieurs, rêver sa solitude, vivre son enthousiasme aussi bien que sa dépression, brûler sa vie jusqu'à se détruire.

Mais leur heure de gloire les attend et c'est par une lecture de poésie légendaire à la Six Gallery de San Francisco que tout commence. Tous sont réunis le 7 octobre 1955, chacun y va de sa lecture sauf Kerouac, n'aimant pas cet exercice en public. Ginsberg, quant à lui, part en guerre contre les valeurs matérialistes destructrices et contre la politique américaine en lisant un passage de son long poème, Howl :

"J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, Se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, Initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique  nocturne, Qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz, Qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien ..."

Lawrence Ferlinghetti qui a crée sa maison d'édition et installé sa librairie "City Lights" à San Francisco, décide de publier Howl, considéré comme un sacré doigt d’honneur en direction de l’Amérique puritaine et sera poursuivi pour atteinte aux bonnes moeurs et obscénité. Ce qui fera son succès car en octobre 1957, le juge Clayton W. Horn rend un arrêt affirmant le contraire. Il en va de même pour William Burroughs et son Festin nu, descente cauchemardesque dans l'esprit d'un junkie et écrit sous influence de drogues hallucinogènes. Sur la routede Kerouac sort la même année écrit d'un seul jet sur un rouleau de 36 mètres de long, retraçant les péripéties de ce dernier avec Neal Cassady sur les routes américaines. Cet ouvrage rencontrera également un véritable succès.

 

 

Le mot "beatnik" apparaît alors en avril 1958 dans un article du journal San Francisco Chronicle faisant référence au Sputnik, sattelite russe. Pour l'époque, ce terme est assez péjoratif car le monde se trouve plongé en pleine guerre froide, les Ginsberg, Kerouac et compagnie étant considérés comme des communistes illuminés. Le terme resta et devint l'emblème d'une génération.

Bob Dylan et les Beatles ont été fortement influencés par la Beat Generation. Allen Ginsberg, grand ami du premier participera à l'Human Be-in en 1967 à San Francisco, après avoir effectué un voyage en Inde à la recherche d'un maître spirituel. Il y prônera les valeurs mystiques orientales et de ce fait participera au mouvement anti-guerre, tout comme les artistes Jefferson Airplane, Joan Baez, Country Joe and the Fish ou encore Crosby, Stills, Nash & Young.  Ginsberg fut l'artisan du rapprochement idéologique entre les beatniks des années 50 et les hippies des années 60. La Beat Generation a également engendré des mouvements de grand ampleur tels Deep Ecology et Earth First!

Les écrivains de la Beat Generation ne proclamaient pas vouloir changer le monde, leur provocation est dans leur manière d'être, dans leurs comportements qui vont à l'encontre des valeurs dite"saines" de l'Amérique bien-pensante. D'après John Clellon Holmes, c'est une génération "à tâtons vers la foi à partir d'un désespoir et d'un chaos intellectuel moral dans lequel ils refusent de se perdre."

Les écrivains de la Beat Generation s'inscrivent dans une tradition de la littérature américaine qui remonte au transcendantalisme de Thoreau ou d'Emerson, promeut une forme de contestation sociale autant que métaphysique, et exalte l'épopée solitaire, le contact immédiat et intime à la nature. Abordant également de front la sexualité, les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence des idées hippies. On lui attribue le slogan "Flower Power" abondamment utilisé par la communauté hippie. Kerouac, quant à lui, refusera d'être associé à celle-ci...

"Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller." Jack Kerouac -  Sur la route.

 

 

 


Biographie d'Allen Ginsberg

undefinedAvec son frère aîné Eugene, Allen Ginsberg grandit dans une famille juive dont le père est instituteur et poète, et la mère, Naomi, membre actif du PC et souffrant de paranoïa. Adolescent il découvre Walt Whitman. A Columbia University, il rencontre William Burroughs et Jack Kerouac. 'Howl and Other Poems', publié en 1956, est un long poème en prose relatant les expériences de Ginsberg avant 1955 ainsi qu'une histoire de la Beat Generation, dont il est l'un des membres fondateurs. L'oeuvre fait scandale à cause de son langage cru et explicite et est temporairement retirée de la vente pour obscénité. Allen Ginsberg y part en guerre contre les valeurs matérialistes destructrices et contre la politique américaine. En 1961, il publie une autre oeuvre majeure, commencée en 1957 dans un café parisien, 'Kaddish for Naomi Ginsberg', où il relate la maladie paranoïaque de sa mère et leur relation angoissée. Dans les années 60, Ginsberg part en Inde en quête d'un guide spirituel, période relatée dans 'Indian Journals' (1970), et le bouddhisme tibétain restera une influence importante. Suite à la mort de Jack Kerouac (1969), il compose son élégie 'Memory Gardens'. En 1972, 'The Fall of America' reçoit le National Book Award for Poetry. Puis 'Cosmopolitan Greetings : Poems 1986-1992' est finaliste pour le Pulitzer Prize. La poésie d'Allen Ginsberg, spontanée et libre, est un mélange de modernisme, de ses origines juives et de sa foi bouddhiste

 

 

Biographie de Jack Kerouac

BigJackKerouacBlackandWhiteGood.jpgJack Kerouac (de son vrai nom Jean-Louis Kerouac) est issu d'une famille d'immigrés canadiens français. Après un passage éclair à l'université Columbia, où il se consacre au football, il est tour à tour matelot, cueilleur de coton, déménageur, manoeuvre. Se posant d'emblée hors de tout establishment, il se veut autodidacte. Avec le soutien de ses amis Allen Ginsberg et William Burrough, il publie son premier roman, 'Avant la route' en 1950. De longues années vont s'écouler avant qu'il ne soit publié à nouveau. Il traverse le pays en tous sens et cherche à
des formes d'écriture plus libres. Il s'inspire ainsi de la prose spontanée des
lettres de son ami Neal Cassady. C'est finalement à San Francisco qu'un engouement commence à se créer autour de ce que Jack a nommé la 'Beat Generation'. 'Sur la Route' est enfin publié en 1957 et Jack devient l'icône 'beat' du public. Mais il réagit mal devant cette immense popularité. De plus, Kerouac, influencé par sa mère, a des opinions politiques plutôt conservatrices. Il prend position contre les valeurs hippies des années 60. Miné par l'alcool et la benzédrine, il meurt à 47 ans sans avoir pu concrétiser son rêve : relier ses oeuvres, à la façon de Balzac ou de Proust, sous un titre générique, 'la Légende des Duluoz'. En 2007, Gallimard publie ses correspondances sous le titre de 'Lettres choisies'. 

 



Biographie de William Burroughs

william-s-burroughs.jpgPetit-fils de l'inventeur de la machine à calculer, William Burroughs se passionne pour les armes à feu. En 1936, il obtient son diplôme en littérature et en anthropologie de Harvard et, avec la pension de deux cents dollars par mois que ses parents lui allouent, il part à New York. Dans sa quête d'identité, il décide de rejoindre le monde des outlaws et de la pègre, devenant héroïnomane. A Columbia University, il rencontre Allen Ginsberg et Jack Kerouac, avec qui il formera le noyau de la Beat Generation. En 1947, il s'installe avec Joan Vollmer - membre du groupe avec qui il aura un fils, William S Burroughs Jr. - elle aussi droguée. Ils déménagent à Mexico City où William Burroughs la tue accidentellement, en jouant à Guillaume Tell. Echappant à la justice, il part en Amérique latine à la recherche d'une drogue nommée Yage, dont il parlera dans 'The Yage Letters' (1955). En 1953, il publie 'Junky' et s'installe à Tangiers. En 1959, il publie son célèbre roman, 'The Naked Lunch', dans lequel l'addiction est considérée comme une métaphore de la condition humaine s'étendant aussi bien à la religion, la politique, la famille et l'amour qu'à la drogue. Formellement parlant, Burroughs innove en explorant un stylenon-linéaire mélangeant plusieurs morceaux satiriques qu'il utilisera aussi dans 'The Soft Machine' et 'Nova Express'. A son retour aux Etats-Unis 'The Naked Lunch' fait l'objet d'un procès pour obscénité. En 1983, William Burroughs est élu membre de l'American Academy of Arts and Letters.

 

 

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 20:37

Souvent laissée de côté dans l'histoire des premiers temps de la Beat generation, Joan Vollmer (qui devint plus tard Mme Burroughs) fut sans équivoque présente dès le tout début de l'aventure. Elle est décrite comme une femme intelligente et intéressante, mais qui ne s'impliqua pas dans l'écriture. Par ailleurs, à l'inverse d'un homme comme Cassady, personne ne choisit d'écrire à son sujet. Elle n'est restée dans l'histoire que comme l'épouse que William Burroughs tua par accident d'une balle en pleine tête (en cherchant à rejouer le mythe de Guillaume Tell).



Corso soutint que les femmes furent très présentes dans le cercle, mais qu'il fut très dur pour elles de revendiquer le style de vie bohème des beats : stigmatisées, vues comme folles, certaines furent éjectées du mouvement.

 Il raconta ainsi l'histoire de la jeune « Hope » qui fut la première

mentor de Kerouac et Ginsberg dans leur intérêt pour le Bouddhisme, leur faisant lire certains auteurs, dont Li Bai.




Certaines parvinrent tout de même à se faire un nom au sein des Beats :

  Joyce Johnson, Hettie Jones, Diane DiPrima


Hettie Jones

Hettie Jones (de son vrai nom Hettie Cohen) est une auteure américaine née à New York en 1934. Elle est associée à la Beat generation.

Elle étudie les Arts à l' université de Virginie puis de Columbia. De retour à New York, elle s' installe à Greenwich Village et fréquente les écrivains de la Beat generation, comme Allen Ginsberg, Jack Kerouac, Frank O'Hara, Joel Oppenheimer, et Charles Olson. Elle rencontre Leroi Jones (Amiri Baraka) à la faveur de son travail pour la revue The Record Changer, qu' elle épouse dans un temple bouddhiste en 1958. Elle participe à la rédaction de plusieurs revues littéraires, dont Yugen, fondée avec son mari et qui permet à de jeunes auteurs de publier leurs travaux.

Son premier recueil de poésie a reçu le Norma Farber First Book Award.



Diane Di Prima


Diane DiPrima est une poétesse américaine née le 6 août 1934 à New York. Elle est considérée comme la femme la plus importante de la Beat generation.

Dès son plus jeune âge, Diane DiPrima décide de consacrer sa vie à la poésie. Elle fonde une maison d'édition avec son mari Alan Marlowe qui publie des poètes beat, puis participe à la création d'un magazine poétique avec Amiri Baraka. Elle quitte New York pour rencontrer Timothy Leary, puis s'installe à San Francisco et étudie le bouddhisme, le sanscrit, le gnosticisme et l'alchimie. Elle s'interesse à la magie.





Si vous désirez passer 40 minutes à écouter des poèmes de Diane Di Prima...cliquez sur play de la vidéo ci-dessous :

 

 

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 15:00

Pour Jack Kerouac, le terme, « beat » signifie « Être, d'une façon non dramatique, au pied de son propre mur ».

En 1957, Sur la route devenait le livre-symbole de la liberté, de la contestation des valeurs bourgeoises et de la révolte face à la cupidité du monde. Née à New York de l'amitié entre quatre hommes, Kerouac, Ginsberg, Cassady et Burroughs, la Beat Generation revendiquait des engagements politiques forts et refusait la course à l'argent. De leur vivant, les artistes Beat vivaient l'art comme une continuité, une a oeuvre commune.

Pour la première fois, leurs textes sont ici réunis selon leur vraie vocation et forment un tout cohérent. Préface par Gérard-Georges Lemaire OEuvre croisée est le recueil des expériences littéraires - dont le fameux cut-up - de Brion Gysin et William S. Burroughs à quatre mains et deux esprits réunis pour en former un troisième.

Désert dévorant est le roman d'un Je se changeant en une multitude d'Autres qui voient le monde autrement. Cette oeuvre rare, qui opère comme un charme, nous plonge dans l'inconscient de notre esprit prisonnier.

Série de carnets où Kerouac a noté toutes les séquences oniriques qui l'ont hanté, Le Livre des rêves fait surgir dans ses récits étranges les fantômes des membres de la Beat Generation.


Vieux camés, agents de la CIA, gangsters, hordes de garçons superbes menaçant tous les ordres existants : W. S. Burroughs fait jaillir dans Havre des Saints des fantasmes fulgurants.

Chronique politique de l'Amérique de 1965 à 1971, La Chute de l'Amérique est un cri de révolte, un voyage d'hallucination qui chante une réalité disloquée, le déclin de l'Occident, mais aussi sa sacralité et son éternité.


Jack Kerouac lit un passage de sa Vision's Of Cody avec Steve Allen au piano...images de Manhattan (de Woody Allen)


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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 16:37

 Enfance dans le Nord-Ouest, entouré de bûcherons, d'Indiens, de syndicalistes anarchistes et d'intellectuels, rencontre W.C. Williams.
1950, Reed College, avec ses amis Lew Welch et Philip Whalen.
Médite beaucoup quand il est guetteur d'incendies au début des années 50, État de Washington.
 Ouvrier dans une équipe de terrassiers, Parc National de Yosemite. Étudiant en 2e cycle, Langue Orientale, U. Cal. Berkeley, 1952-1956.
Figure culte de la scène littéraire américaine depuis sa participation active dans la renaissance poétique de la forme ouverte à San Francisco et dans le mouvement littéraire de la Beat Génération.
Snyder sert de modèle au personnage de Japhy Ryder dans Les Clochards Célestes (1958) de Kerouac, roman phare de la révolution cheveux longs et sac à dos.
Part pour le Japon en 1956 ; y passe une douzaine d'années, s'adonne à l'étude de la vie monastique et domestique, écrit et fait du zazen, passe plus tard quelques saisons en compagnie de sa femme poète Joanne Kyger avec qui il fait le pèlerinage du dharma en Inde.
Avec le temps, Snyder se mue en philosophe militant de l'espace sauvage, intègre le karma écologique de la planète à la vision communautaire authentique de la poésie amérindienne.

Construit sa maison dans une forêt de chênes noirs et de pins ponderosa qui ressemble à un parc national, à 1000 mètres d'altitude sur le versant occidental des Sierras ; y travaille pendant deux décennies avec sa femme Masa Uehara et leurs fils Kai et Gen.
Traduit de Stockholm à Pékin, Snyder perpétue la lignée idéogrammatique qui débute avec Ezra Pound.
Comme Pound, adapte à l'Occident les arts et techniques de la sagesse orientale d'une manière remarquable et traduit de grands textes gnomiques de la littérature classique chinoise et japonaise, le fruit de trois décennies de pratique du zen.
Voyage beaucoup, depuis la Chine jusqu'aux étendues sauvages de l'Alaska.
Fonde, sur la San Juan Ridge, le Zendo du Ring of Bone, en hommage au regretté compagnon poète Lew Welch, rejoint par Carole Koda en 1988. En date du 14 novembre 1989, termine un livre-bilan sur la poétique de l'espace sauvage : La Pratique Sauvage.

Allen Ginsberg - N.Y.C., 1989



Distinctions et prix :
Bollingen Grant, prix Levinson, prix Pulitzer 1975, élu membre de l'Institut National des Arts et des Lettres en 1986. Actuellement, professeur d'anglais à l'Université Davis. Quelques-uns de ses ouvrages : Riprad and Cold Mountains Poems (1965), The Back Country (1968), Earth House Hold (1969), Regarding Waves (1969), Six Sections from Mountains and Rivers without End (1970), Myths and Texts (1978), Turtle Island (1974), The Real Work (1980), Axe Handles (1983), Left out in the Rain, poems 1947-1985 (1986).

En français :

Le retour de la tribu, Christian Bourgois, 1972
L'arrière-pays. Amérique : Île-Tortue. P. J. Oswald, 1977
Premier Chant du chaman et autres poèmes, La Différence, 1992
La pratique sauvage, Éditions du Rocher, 1998. 
Montagnes et Rivières sans fin, Éditions du Rocher, 2002.



"Nous lavons nos bols dans cette eau"

Gary Snyder

 

"Les quelque 1,5 milliard de kilomètres cubes d'eau sur la terre sont divisés par la photosynthèse puis reconstitués par la respiration une fois tous les deux millions d'années environ."

Un jour sur la côte déchiquetée du Pacifique Nord, trempé par la brume cinglante, rafales de pluie en cascade, étangs miroirs de la montagne, gadoue des champs de neige, rivières qui charrient les sédiments rocheux, chutes d'eau qui emplissent les oreilles, flocons qui tombent en spirale sur les crêtes, rivières rapides et caillouteuses, glaciers friables à l'approche de la mer, glaciers haut perchés, mares boueuses près du rivage, icebergs, cours d'eau qui partent en boucle sur l'estran, embruns au goût de saumure, pluie douce et lointaine qui pend d'un nuage,

des otaries paressent sous la surface de la mer -

Nous lavons nos bols dans cette eau
Elle a la saveur de la rosée d'ambroisie -


*

Le radeau sur la plage, je sors en titubant,
me secoue comme un ours
pour me débarrasser de l'humidité,
sur ce banc de sable,
je me repose de la rivière qui n'est que

remontées d'eaux profondes, tourbillons latéraux, rétrotourbillons
rouleaux, rides et ondulations, remous, clapotis, houle
rejaillissements, hauts-fonds
confluence turbulence ourlet écumant
vaguelettes, rapides, disant

"Une hydraulique est le croisement entre une vague et un creux,
- on obtient un effet de barrage.
Un roc en coussins se rabat totalement sur un creux,
une bande rocheuse émerge du sommet
de la vague
une meule est une série de vagues au fond
d'un étroit chenal
les rapides ont une langue - la langue glissante -
le "v" -
certains creux sont des gardiens,
ils ne vous laissent pas passer ;
remous, retours d'eau, on dit que "les remous sont des amis".
Le différentiel de courant peut vous aspirer vers le fond
les remous verticaux sont des vrilles verticales tourbillonnantes
les vagues en arête s'enroulent au fond
puis remontent à la surface.
Allez, retour aux radeaux."
Nous actionnons les grosses rames
et fonçons droit vers la tempête.

Nous l'offrons à tous les démons et esprits
Puissent-il tous être rassasiés et satisfaits.
Am makula sai svaha!


*

 

Su Tung po resta assis une nuit entière près d'un cours d'eau sur les pentes du mont Lu.
Le lendemain matin, il montra ce poème à son maître :

Le torrent bruyant sa large et longue langue
Les couleurs de la montagne son clair et pur corps
en une nuit quatre-vingt mille versets
plus tard comment évoquer cela à autrui ?

Le vieux maître Chang Tsung l'approuva.
Deux siècles plus tard, Dôgen dit :
"Les sons de la vallée, la forme des montagnes
Les sons ne cessent jamais, la forme toujours reste.
Doit-on parler de l'éveil de Su,
ou de celui des montagnes et des eaux ?
Des milliards d'êtres voient l'astre du matin
et tous deviennent Bouddhas!
Mais, si vous n'êtes pas capable de montrer
ces vallées et ces montagnes
pour ce qu'elles sont,

qui pourra,
vous amener à percevoir que vous êtes ces vallées et ces montagnes ?"


Gary Snyder, Montagnes et Rivières sans fin, Éditions du Rocher, 2002, pp. 146-148. Traduction d'Olivier Delbard. Reproduction interdite.



"Sans domicile", un extrait de La Pratique Sauvage de Gary Snyder

Pour les bouddhistes, le terme "sans domicile" désigne un moine ou un prêtre (en japonais, shukke : littéralement "hors de la maison"). Le terme se réfère à quelqu'un qui a, dit-on, laissé derrière lui sa vie de chef de famille, les tentations et obligations du monde profane. Une autre expression, "quitter le monde", signifie se détacher des imperfections liées au comportement humain et plus particulièrement accentuées par la vie urbaine. Cela ne signifie pas que l'on prenne ses distances vis-à-vis du monde naturel. Cela a conduit certains à vivre en ermites de montagnes ou dans des communautés religieuses. On a posé la "maison" contre les "montagnes" ou la "pureté". En développant une plus large perspective du monde des sans domicile, le poète du Ve siècle Zhiang-yan dit qu'un bon ermite devrait "prendre les cieux pourpres pour cabane, la mer qui l'entoure pour point d'eau, tonnant de rire dans sa nudité, marchant en chantant, cheveux au vent". Le poète du début de la période Tang, Han-shan, est considéré comme le véritable modèle du reclus ; sa maison spacieuse touche l'extrémité de l'univers.

Depuis que j'habite à Han-shan,
Combien de dizaines de milliers d'années ont passé ?
Suivant mon cours, retiré dans la forêt près d'une source,
Je déambule, me repose et contemple à ma guise
La falaise est froide, les hommes ne viennent pas
Les nuages blancs sans cesse s'amoncellent
Les herbes tendres pour couverture,
Joyeux, la tête sur une pierre,
Je laisse ciel et terre poursuivre leur changement.

"Sans domicile" finit dans ce cas par signifier "chez soi dans l'univers tout entier". De la même manière, les plus indépendants d'entre nous qui n'ont pas perdu le sens de la totalité du lieu sont capables de percevoir leur foyer, les montagnes et les bois de la région comme appartenant à la même sphère.


Gary Snyder, La pratique sauvage, Éditions du Rocher, 1998, pp. 132-133. Traduction d'Olivier Delbard.

 
Cet article est tiré du site zen-occidental.net

 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 18:55

opsyroc089p4-copie-1.jpg
Acid Test (The Electric Kool-Aid Acid-Test, écrit en 1968 par Tom Wolfe) est un roman "vécu, mouvementé, étonnamment lyrique...". Tom Wolfe raconte une page d'histoire des sixties. Ce sont Ken Kesey, Jack Kérouac, Allen Ginsberg, Neal Cassady et autres Beatniks. Le personnage principal est un vieux bus... 
Citation de l'auteur : « se rendre si voyant,..., que personne n'osera y croire ».
Kool-Aid.jpg

Employant les techniques du réalisme hystérique et préfigurant le Nouveau Journalisme, il raconte l'histoire de Ken Kesey et de son groupe, les Merry Pranksters, alors qu'ils parcouraient les États-Unis dans un autobus scolaire couvert de peinture fluorescente, appelé "Furthur", parvenant à la révélation personnelle et collective à travers la consommation de LSD et d'autres drogues psychédéliques. Le roman relate leur parcours à travers le pays, ainsi que les fêtes "Acid Tests", les premiers spectacles des Grateful Dead, et l'exil de Kesey au Mexique. Wolfe s'attache prioritairement au rendu des plongées intellectuelles et mystiques des Pranksters, plutôt qu'au récit.

furthur_ogbus.jpgUne part importante est réservée aux conséquences du LSD sur l'esprit des protagonistes. La "synchronisation", tout d'abord, sorte de télépathie qui se lie entre ceux qui sont "dans le bus". Les Pranksters remarquent leur trips sont souvent liés. Cette croyance évolue en un déterminisme particulier: toute chose arrive de manière à être synchronisée avec le reste. La "religion" qui se construit progressivement ensuite, liée à la synchronisation.
 
thumbnailCAORZB4W-copie-1.jpgElle ne résulte pas d'une volonté explicite de Ken Kesey (photo de droite), elle est crée à partir de ses remarques et de la similarité qu'il découvre entre leur "voyage" et les caractéristiques des autres religions. Citons "tu es avec le bus ou tu es hors du bus" qui devient au fur et à mesure une sorte de marque d'appartenance. La synchronisation aussi, qui évolue en un ordonnancement du monde, que seul le LSD serait à même de faire découvrir. C'est là qu'interviennent les portes de la perception d'Aldous Huxley. Le LSD permettrait d'appréhender la nature même des choses, leur agencement. Enfin, l'obsession du Contrôle de Kesey le rapproche d'un prophète, comme lors du séminaire des Unitariens.

Cliquez sur Play afin de visionner un documentaire de la BBC (en anglais...désolé)...mettez sur pause le lecteur juste en haut du dernier article pour une meilleure écoute:






Neal Cassady (Salt Lake City, 8 février 1926 - San Miguel de Allende (Mexique), 4 février 1968) est un personnage incontournable de la beat generation, bien qu'il n'ait jamais publié le moindre livre.undefined

Protagoniste et compagnon de route de Jack Kerouac dans Sur la route, connu sous le pseudonyme de Dean Moriarty, Neal est un enfant terrible. Très vite livré à lui-même du fait d'un père alcoolique, il a régulièrement connu les maisons de correction sans que cela n'entame son côté débonnaire. Neal débarqua un jour à New York en charmante compagnie avec pour ambition d'apprendre la philosophie auprès d'Allen Ginsberg. Ce dernier le présenta à Jack Kerouac formant ainsi un trio delirant dans lequel alcool, drogue et sexe feront bon ménage. Neal a une réputation de conducteur hors pair, et c'est sans encombre qu'il mènera Kerouac de Frisco (San Francisco) à New York et inversement allant de l'une à l'autre de ces deux villes sans faire la moindre pause, si ce n'est pour faire le plein.undefined

On retrouvera Neal avec Ken Kesey quelques années plus tard au volant du bus des Merry Pranksters pour un voyage hallucinatoire dans l'Amérique des années 1960 en plein découverte de l'acide, drogue aux multiples visages. Toute cette période de sa vie a été relatée dans l'ouvrage de Tom Wolfe Acid test.

Quelques semaines avant sa mort, il rencontra Bukowski, à qui il demanda d'écrire le chapitre final, ce que ce dernier fit en lui consacrant un texte dans le Journal d'un vieux dégueulasse.

On a retrouvé le corps de Neal Cassady le long d'une voie ferrée au Mexique, mort probablement d'un arrêt cardiaque des suites d'abus en tout genre.

Cassady avait commencé une autobiographie, dont seule une ébauche put paraître de façon posthume en 1971 : The first third (publié en français en 1998 sous le titre Première Jeunesse).

Vidéo...Ken Kesey parle de Neal Cassady :

 

 Biographie de Tom Wolfeundefined
 Auréolé de plusieurs prix de journalisme, Tom Wolfe est aujourd'hui l'un des importants romanciers américains contemporains. Son premier roman, 'Le Bûcher des vanités', devenu un best-seller mondial, est construit sur le modèle des oeuvres des écrivains français Balzac et Zola. Le roman a également été transposé au cinéma en 1990 par le réalisateur Brian De Palma. Son deuxième opus, 'Un Homme, un vrai', est un roman engagé qui décrit les tensions raciales existantes dans le sud des Etats-Unis, à Atlanta. Auteur de 'L' Etoffe des héros', 'Acid test', 'Le Gauchisme de Park Avenue', 'Sam et Charlie vont en bateau', Tom Wolfe est le créateur du Nouveau Journalisme aux Etats-Unis. 'Moi, Charlotte Simons', sorti en 2004, paraît en France en 2006 aux éditions Robert Laffont.

Biographie de Ken Kesey
undefinedAuteur d'un grand classique de la littérature américaine paru sous le titre original de "One flew over the cuckoo's nest", Ken Kesey a fait figure pendant les années '60 de fervent partisan et défenseur de la contre-culture psychédélique américaine. Son best-seller retrace l'expérience de la vie d'un asile psychiatrique que le réalisateur Milos Forman adaptera au cinéma en 1974 avec dans le rôle principal, Jack Nicholson. Un film qui remportait alors cinq oscars tandis que l'auteur du roman reniera le projet et le choix des acteurs. On notera aussi que l'ouvrage fut adapté de nombreuses fois au théâtre dont une pièce mettant en scène Bernard Tapie dans le rôle de R.P. McMurphy, le héros du livre. Pour la petite histoire, ce premier essai littéraire fut entièrement écrit sous l'influence de drogues comme le LSD tout en s'inspirant très largement de l'expérience de son auteur en tant qu'infirmier psychiatrique dans un centre de soins pour anciens combattants. Publié pour la première fois en 1962, "Vol au-dessus d'un nid de coucou" sera le seul succès majeur de Ken Kesey. On lui doit également trois autres romans ("Sometimes a Great Notion", "Sailor's song" et "Last Go Round"), sans oublier quelques pièces de théâtre et même des livres pour enfants.
CuckooPF0182352_400.jpgParallèlement à sa carrière d'écrivain, Kesey fut également un personnage actif de la contre-culture psychédélique avec une expérience unique en son genre, retracée par le livre de Tom Wolfe, "Electric Kool-Aid acid test". L'aventure débute en 1964 dans un bus scolaire conduit par une figure mythique de la Beat Generation, Neal Cassady, le héros de "Sur la route" de Jack Kerouac. Sous le nom de Merry Pranksters (les joyeux farceurs), les trois hommes ainsi que des peintres, des écrivains, des junkies et même des marginaux de tous poils quittent la Californie pour sillonner les routes US tout en préparant des happenings divers dont un célèbre cocktail à base de LSD que l'on servait sans prévenir aux différents convives. Une chronique étonnante qui nous démontrait que les enfants de la Beat Generation était peut-être encore plus farfelus que leurs aînés. Cette randonnée finira par attirer les foudres du FBI qui mettra rapidement un terme à cette ballade faite essentiellement pour sauver le monde de ses conventions trop statiques. Mais Ken Kesey fut aussi l'un des premiers et plus grands fans du groupe underground, Greatful Dead encore cité aujourd'hui comme le plus fameux groupe psychédélique de tous les temps. Autant dire l'homme d'une époque bien révolue aujourd'hui.

 

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 21:16

Cet article est tiré du livre d'Alain Dister "Grateful Dead"

gd-60s-bh-01.jpgcia.jpgRobert Hunter, qui dès 1969 a écrit la plupart des textes de chansons de Grateful Dead, son compère Jerry Garcia se chargeant de leur composition, a rejoint vers 1960 un programme de tests du LSD 25 au Veterans Hospital de Palto Alto (les scientifiques du campus de Stanford ne sont pas loin, pour en étudier les effets, au besoin sur eux-mêmes). Il reçoit 140 $ le trip, et devient un genre de cobaye pour des expériences dont on apprendra bien plus tard qu'elles étaient menées à l'initiative de la CIA, à la recherche d'un incapacitant contre d'éventuelles troupes ennemies. 

lsd_ht5.jpgUn autre but, tout aussi secret, et mené par la même agence gouvernementale, devait consister à déterminer si le fameux produit pouvait se révéler d'une quelconque utilité au cours d'interrogatoires dans le cadre du contre-espionnage ou de toute autre action aux plus sombres desseins. (Un livre apporte quelques éléments nouveaux à cet aspect ignoré, volontairement parfois, par les flower children du Haight-Asbury : LSD et CIA, par Martin A.Lee et Bruce Shlain, éditions du Lézard, 1994.) "Les gens qui dirigent les affaires du pays s'intéressent beaucoup à la psychologie et aux drogues en particulier. ils veulent s'en servir pour faire la guerre, pour espionner, pour laver les cerveaux, pour les contrôler". Celle qui tient ces propos, Mary Pinchot, doit savoir de quoi elle parle puisqu'elle a été la maîtresse de John Kennedy et de Timothy Leary (citée dans Acid Test, The secret history of LSD, par David Black, Vision Paperbacks, Londres, 1998).

vol_au_dessus_dun_nid_de_coucou.jpgkesey1.jpgUn autre cobaye, peu auparavant et pour 75 $ par jour seulement, a suivi les mêmes voies expérimentales. Ken Kesey y est allé en tête, avec cet enthousiasme furieux qui marquera tous ses engagements. Son premier roman, Vol au-dessus d'un nid de coucou, sorti en 1962, reflète son expérience dans les hôpitaux psychiatriques de la ville. Notons qu'il a reçu le soutien de Malcom Cowley, grâce à qui, cinq ans auparavant , Jack Kerouac a enfin réussi à publier Sur la Route...Ken Kesey, on ne va pas tarder à le retrouver, emmenant à sa suite une bande d'aventuriers de l'esprit sur les routes de Californie, aux cours de ces fameux Acids Tests...


Jerrypsychedelic.jpgDavantage que Kesey sans doute, Hunter apprend durant ses expériences avec le LSD - la chose est assez rare pour être notée - à écrire "sous influence". Peu d'auteurs de chansons, de poèmes ou de livres arriveront comme lui à mettre en mots la densité de l'expérience psychédélique au moment même où elle se produit. Et qui montre d'emblée très intéressé par cette nouvelle ouverture du champ de la conscience, sinon Jerry Garcia. Comme le produit était naturellement allé vers lui... 
...et quand il a fait sa première expérience, son premier "voyage", il a bien fallu se rendre compte qu'il allait nulle part avec son banjo et sa musique vénérable ancêtre...le rock psychédélique allait bientôt voir le jour... 

AcidTestFront_Edited-copie-1.jpgLe mouvement psychédélique apparaît à partir de 1966 quand l'usage du LSD, recommandé par le psychologue Thimothy Leary, le chimiste Augustus Owsley Stanley III (un des managers de Grateful Dead qui décida de produire du LSD lui-même...et bien sûr d'en fournir à grande quantité) et le romancier Ken Kesey, se répand dans une population jeune plus importante et plus ouverte à la découverte que la génération précédente élevée dans une société moins permissive. Ce développement se produit malgré l'interdiction de la consommation du LSD aux USA en 1965 et en Angleterre en 1966.


Pour + de détails sur le LSD, cliquez sur ce lien :
http://www.didier-pol.net/8his-lsd.htm

Prochainement sur ce blog, un article sur  : 

Pranksters.gifMerry Pranksters (que l'on peut traduire par "joyeux lurons") est le nom d'un groupe
psychédélique qui se constitue au début des années 60 en Californie autour de l'écrivain américain Ken Kesey avec, pour second dénominateur commun, le LSD et la marijuana dont ils sont d'intenses consommateurs et promoteurs. Ils se déplacent sur le territoire américain à bord de leur bus aux peintures psychédéliques. L' auteur de la Beat generation, Neal Cassady, fit partie de la bande.


Les Pranksters sont considérés comme des précurseurs du mouvement

hippie. Leur histoire est racontée par Tom Wolfe dans son livre Acid Test.
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