Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
The Graduate (Le Lauréat) est un film américain de 1967, réalisé par Mike Nichols et adapté du roman éponyme de Charles Webb.
Le film fit scandale à sa sortie pour avoir montré l'amour entre un jeune homme et une femme mûre. En réalité, Dustin Hoffman, qui interprétait le jeune homme, avait déjà 30 ans, et la femme mûre interprétée par Anne Bancroft tout juste 36 ans à l'époque du tournage.
Le succès considérable du Lauréat (plus de 40 millions de dollars de recettes en quelques semaines aux États-Unis) constitue une surprise au moment de sa sortie : personne ne croyait en effet à ce film qui réunissait des acteurs peu connus autour d’un scénario scabreux dont le héros séduisait à la fois une mère et sa fille, ce qui ne s'était jamais vu dans le cinéma hollywoodien.
Le grand public se passionne immédiatement pour ce jeune héros anticonformiste et pour cette histoire reflétant parfaitement l’Amérique de la fin des années 1960 — une société traversée par le mouvement hippie —, à mi-chemin entre puritanisme et libération sexuelle. Mrs. Robinson, la chanson écrite par Paul Simon et interprétée par le duo Simon & Garfunkel, contribue d’ailleurs largement à la notoriété d’une œuvre filmée sous l’influence de la Nouvelle Vague française alors particulièrement en vogue.
La scène de l'église a été de nombreuses fois parodiée, notamment dans le film Wayne's World.
L'une des toutes premières apparitions de Richard Dreyfuss (non crédité).
Les jambes photographiées sur l'affiche du film sont celles de Linda Gray, la « future » femme de JR, Sue Ellen, dans le feuilleton télévisé Dallas.
Ce film est considéré par le Top 100 de l'American Film Institute comme le septième plus grand film américain de l'histoire du cinéma.
C’est grâce au succès du Lauréat que Dustin Hoffman, devenu célèbre du jour au lendemain, voit une carrière spectaculaire s'ouvrir devant lui. Mike Nichols quant à lui, réalisateur reconnu pour son talent à capter l’air du temps, et qui vient de tourner Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who’s Afraid of Virginia Woolf ?, 1966), remporte l'oscar du meilleur réalisateur.
L'histoire du film La rumeur court... sorti en 2005 tourne autour de l'histoire du Lauréat.
Dans la version française du film, c'est la future star française Patrick Dewaere qui prête sa voix à Dustin Hoffman.
Mrs Robinson
Lorsque le film est sorti, la chanson n'était pas entièrement finie : ce n'est que lorsque le film devint célèbre que Paul Simon décida de la terminer.
En vérité, la chanson n'a pas grand chose à voir avec le film : il s'agit en fait de la description satirique d'une femme âgée qui entre dans une maison de retraite, entourée de tout un cortège d'infirmiers et d'aides soignants qui ne cessent de l'humilier et de la regarder avec condescendance (look around you all you see are sympathetic eyes...). C'est d'ailleurs là le propos de l'album Bookends : il décrit la situation difficile que rencontrent les personnes âgées aux États-Unis, où elles sont considérées comme inutiles (aussi inutiles que des bookends, c'est-à-dire des serre-livres).
Mike Nichols, le réalisateur du Lauréat, cherchait à tout prix une bande son pour son film ; son producteur, Larry Turman, avait donc passé un contrat avec Paul Simon pour qu'il écrive trois chansons. Malheureusement (ou heureusement) pour Nichols, le temps que le film soit monté, Simon n'avait rien écrit et refusa de faire quoi que ce soit car il était en tournée. Il accepta seulement de jouer quelques notes pour Nichols, celles d'une chanson sur laquelle il travaillait personnellement, une chanson censée parler « des temps passés - à propos de Mrs. Roosevelt et Joe DiMaggio ». Ce à quoi Nichols répondit : « Et bien maintenant, c'est à propos de Mrs. Robinson, plus de Mrs. Roosevelt ».
La bande son originale du film :