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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:44

En 1970, l’opposition à la guerre du Vietnam se développe sur les campus.

Dans l’Ohio, à l’université de Kent State, un week-end anti-guerre est organisé pour protester contre l’invasion du Cambodge par les troupes U.S.

Après les débordements des premières manifestations (bris de vitrine, bureau de recrutement incendié) la Garde Nationale est appelée.

Le 4 mai, une manifestation pacifique est dispersée, baïonnette au canon.

Arrivés sur le parking de l’université, les soldats ouvrent soudain le feu, tuant 4 étudiants dont la plupart ne sont même pas des manifestants, mais se rendent à leurs cours. Le gouverneur de l’Ohio ira jusqu’à inventer un groupe terroriste ayant tiré sur les soldats pour justifier la tuerie.

Une semaine plus tard, à Jackson State University, trois autres manifestants seront abattus. La veille, le président Richard Nixon avait déclaré : « They’re dirty hippies. We’re gonna give’m Hell everywhere we meet them » [Ce sont de sales hippies. Nous les enverrons en enfer, où que nous les trouvions].



Voici en vidéo un montage de photos prises lors des événements à de Kent State, Ohio
:




Avril 1970. Richard Nixon au pouvoir aux U. S. A. , les vietnamiens en position de force dans la guerre. Nixon annonce officiellement à la télévision qu'il va lancer une invasion partielle du Cambodge pour pouvoir lancer des offensives sur les bases vietnamiennes qui s'y trouvent.
Jusque là, rien de spécial.
En Amérique, les courants pacifistes sont de plus en plus populaires et, comme cela se fait déjà depuis quelques années, chaque déclaration militaire du président ou chaque action offensive de l'armée est ponctuée par des manifestations pacifistes. Cette déclaration-là ne fera pas exception, à ceci près que les manifestations seront d'une importance exceptionnelle. Partout aux U. S. A. , des centaine (des milliers ? ) d'établissements scolaires de tout niveaux sont contraints de fermer leurs portes devant la pression des étudiants.
En tout, pas moins de 8 millions d'étudiants se seront mobilisés pour une grève générale de protestation.
Jusque là, rien de spécial.

Seulement, le 4 mai 1970, devant la Kent State University, en Ohio, les forces de l'ordre de l'Ohio National Guard ouvrirent le feu sur les manifestants (pour une raison qui m'est actuellement inconnue). Résultat : 4 morts et 9 blessés.
L'événement sera d'une importance capitale au niveau nationale et créera d'importantes tensions politiques, les militants étant des démocrates alors que les autorités étaient sous l'ordre du gouvernement républicain.
Nixon déclarera avec un cynisme certain que ce genre d'événement prouve que rien de bon ne ressort d'une opposition trop violente à l'Etat.
Neil Young, lui, déclare avec tristesse que c'est sans doute la meilleure et la plus forte de toutes les leçons enseignées dans un lieu d'enseignement.



Peu de temps après lu le récit de l'événement dans les journaux et surtout, après avoir vu les photos, Neil Young, qui déjà auparavant avait prouvé qu'il était un artiste relativement engagé et à tendance plutôt pacifiste, décide qu'il ne peut rester indifférent devant de tels actes. Certes il ne pourra pas faire revivre les morts, pas plus qu'il ne pourra empêcher que de telles scènes se reproduisent dans le futur, mais il est auteur-compositeur et chanteur, et il va donc donner forme aux émotions que lui inspirent ces évènements dans une chanson.
"Ohio", à l'écoute ci-dessous,
interprêtrée par Crosby, Stills, Nash and Young :




Tin soldiers and nixon coming,
We're finally on our own.
This summer I hear the drumming,
Four dead in ohio.

Gotta get down to it
Soldiers are gunning us down
Should have been done long ago.
What if you knew her
And found her dead on the ground
How can you run when you know?

Gotta get down to it
Soldiers are gunning us down
Should have been done long ago.
What if you knew her
And found her dead on the ground
How can you run when you know?

Tin soldiers and nixon coming,
We're finally on our own.
This summer I hear the drumming,
Four dead in ohio.

Traduction :

Nixon et ses soldats de plomb arrivent
Nous avons enfin notre liberté de pensée
Cet été j'entend les tambours
Quatre morts dans l'Ohio
 
Je dois y aller
Les soldats nous abattent
Ca aurait déjà du arriver il y a longtemps
Imagine que tu la connaisse
Et que tu voies son corps par terre
Comment pouvez-vous courir en sachant ce qui se passe ?


Le morceau ayant été écrit et enregistré assez rapidement, les paroles en sont relativement simples, mais quelques phrases aussi courtes qu'efficaces répétées plusieurs fois ne valent-elles pas mieux qu'un long discours complexe dont personne ne se souviendra ni ne comprendra le sens profond ?
Ainsi l'air "four dead in Ohio" ("4 morts dans l'ohio") deviendra le refrain d'une génération de manifestants pacifistes. Pour ne pas oublier.
Pour nos esprits contemporains, les paroles n'ont rien de particulièrement choquantes, reblles ou provocatrices, pourtant, à l'époque (1970 pour ceux qui n'auraient pas suivi), la mention du nom de Nixon et l'allusion à la violence des soldats lui ont valu d'être censuré dans de nombreux états.

La première phrase, "Tin Soldiers and Nixon coming" ("Des petits soldats et Nixon arrivent") a la particularité de supposer la présence de Nixon lui-même sur place. Bien sur le président n'était pas présent, mais Young veut par là insister sur le fait qu'il le tient personnellement comme responsable de ce qui est arrivé. Le terme "tin soldier", qui fait référence a des soldats "en jouet" marque à la fois le côté "manipulé" des tireurs, mais aussi leur manque d'humanité (bien que la version officielle de l'affaire prône la légitime défense comme raison du départ de feu).


"We're finally on our own" ne peut, je pense, pas être traduit en français sans perdre une grande partie du sens qu'il a en anglais. Dans cette phrase, Neil Young s'implique, par le biais du "we'"("nous") dans ses propos. Il est là question de la liberté d'opinion et de l'indépendance des jeunes manifestants. (Si je manifeste, c'est parce que j'ai ma propre opinion, en désaccord avec l'Etat, et que je veux l'exprimer).

Jimmy McDonough, dans sa biographie de Neil Young, écrit : "En 10 lignes, Young a réussi à exprimer la peur, la frustration et la colère éprouvée par toute la jeune génération du pays..."

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commentaires

sly 01/02/2009 17:40

le vietnam, aura fini par traumatiser les américains,...Mais le pire, c'est je dirai d'avoir réitérer par 2 fois avec l'irak,...Dans les années 60, énormément d'artistes, ont pris le parti, de s'élever contre cette guerre inutile, et perdu d'avance,...Je pense aussi a Jimi hendrix et son spanish spangled banner, mélange d'hymne américain et de larsène pour imiter les bonbardements,...finalement la raison aura ramener, les dirigeants a terminer cette guerre, mais un peu tard au vu des pertes,...