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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 13:42

Hola todos!!!

 BarflyAvez-vous regardé ARTE dimanche dernier? non? pas bien...Arte est la seule chaîne potable que nous avons alors bon...vous avez donc loupé un film de Barbet Schroeder (réalisateur de "More") diffusé sur cette chaîne franco-allemande que j'adule!!!  

Il s'agit de Barfly, sorti en 1987. (Barfly signifie mouche de bar qu'on pourrait traduire par : pilier de bar). 

 Mickey Rourke y joue le rôle de Henry Chinaski, l'alter ego de Bukowski (et oui, bien connu sur ce blog), dans un Los Angeles rendu intemporel où la nuit semble pouvoir s'étirer à l'infini sur ses créatures. Chinaski boit, écrit des poèmes, arrive même parfois à ramener une fille, à condition qu'elle soit plus ivre morte encore que lui-même. Lorsque Henry rencontre Wanda (Faye Dunaway), les deux marginaux s'accrochent brutalement l'un à l'autre, dans un maelström de sentiments mêlant amour, ivresse, violence et folie. Alors que Henry aurait pu être publié lorsqu'un agent littéraire s'intéresse à ses travaux, et que de son côté Wanda aurait pu se défaire des hommes et des démons, le couple s'en remet à l'abandon, au chaos...

La bande annonce du film :



Barfly est réalisé autour d'un script écrit par Charles Bukowski à propos de sa propre vie.
(on s'en serait douté...)

 

L'intégralité du film est tournée en décors « naturels » : les bars en particulier, sont d'authentiques rades de Los Angeles.

Le personnage de Wanda représente Jane Cooney Baker, que Bukowski rencontre à 26 ans, dans un bar de LA. Elle avait alors 36 ans, déjà ravagée par l'alcool. Ils auront ensemble une histoire passionnée et violente, ne se retrouvant que pour boire ensemble. C'est l'époque où Buk écrit des nouvelles qui lui sont presque toutes renvoyées. Jane meurt quelques années plus tard, veillée par Bukowski, qui allait bientôt connaître le début de son succès.

Charles Bukowski fait un caméo dans le rôle d'un pilier de bar (voir vidéo à la fin de l'article)




A propos du réalisateur...Barbet Schroeder :

Enfant, il suit son père géologue en
Colombie. Il choisit la France pour mener ses études (au lycée Condorcet et au lycée Henri-IV, jusqu'au baccalauréat) puis à la Sorbonne (philosophie). Il collabore alors à la revue cinématographique Les Cahiers du cinéma dont l'ébullition est en train d'accoucher de la Nouvelle Vague.

Il réalise deux courts-métrages et Jean-Luc Godard le prend comme assistant dans Les Carabiniers. Convaincu de sa voie, il fonde, en 1962, avec Éric Rohmer la société de production Les Films du Losange, et produit les premiers films de l'ex-rédacteur en chef des Cahiers. Cette société, créée avec Rohmer, produira la quasi totalité de ce metteur en scène. Barbet Schroeder produit des films de Jacques Rivette, Jean Eustache, Rainer W. Fassbinder et Wim Wenders

Franchissant une nouvelle étape, Barbet Schroeder collabore avec les Pink Floyd pour More (1969) et La Vallée (1972), deux films qui donnent une grande place au thème de la liberté dans des décors représentatifs de la culture hippie. En 1974, il réalise un documentaire sur Idi Amin Dada dans lequel il révèle le dictateur. Il fait ensuite partie des cinéastes français, tel Jacques Demy, payés par les studios d'Hollywood pour écrire et réaliser des films aux États-Unis. La plupart repartiront sans rien réaliser.

Barbet Schroeder s'accroche, admirateur de
Charles Bukowski, il commande à celui-ci le scénario de Barfly. Des années passeront à convaincre les studios de réaliser Barfly. Barbet Scroeder entrera dans le bureau du producteur avec une scie électrique et menaçant de se couper un doigt s'il n'obtenait pas les crédits nécessaires. Il y gagnera un succès d'estime pour Barfly et l'amitié de Bukowski. Notons tout de même l'intervention financière de Francis Ford Coppola qui a été décisive, et qui a lancé la réalisation du film.

En outre, Le film lui assura une reconnaissance certaine et lui permit de réaliser Le Mystère Von Bülow pour lequel il fut cité aux
Oscars. Il réalisa ensuite plusieurs autres films américains avant de revenir en France.




Retrouvez les articles sur Bukowski avec "On the road with Jerry..." en cliquant sur l'image ci-dessous :

 

Petite dédicace à l'ami Jonathan...voici un cours passage du film où apparaît Bukowski...accoudé au bar bien-sûr :


Par Tonton - Publié dans : Les Films des Sixties et actuels - Communauté : On the road...
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 19:15

Hola todos!!!
Feliz año 2010!!!


Bueno, pour commencer la nouvelle année voici une info qui devrait intéresser les passionés d'art et de littérature américaine des années 1950 et 1970 (la Beat Generation en particulier).

En ce moment et ça jusqu'au 13 février, se trouve au Sputnik Café Bar (14 rue de la Butte aux Cailles, Paris 13ème) une exposition de Férial.

...des oeuvres à l'aquarelle, pastel et encre vous y attendent...

...sur le thème de l'Amérique de l'époque que nous chérissons tous ici, sur ce blog et de sa fougue littéraire dont Kerouac, Ginsberg, Burroughs...en sont l'emblême...

J'irais en ce lieu où l'Happy Hour est de 18h à 20h et où il est possible donc de découvrir l'univers de Férial...

Je donne donc rendez-vous à toutes celles et tous ceux qui prennent plaisir sur ce blog à venir voir l'expo de Férial au Sputnik!!!

Vous pouvez visiter son site et vous faire une idée de l'univers artistique de Férial...et puis avec un peu de chance, nous pourrions pinter, au Sputnik, ensemble autour de quelques vers de Ginsberg ou de Kerouac...qui sait? Vamos...


Cliquez sur la photo ci-dessous et découvrez le site de l'artiste :
http://ferial.typepad.fr/

Ma Photo


Le site du café bar Sputnik :

http://www.sputnik.fr/expo.html


Voici quelques peintures que je me suis permis de prendre sur le site de Férial :

Sacrées

Holy the solitudes of skyscrapers and pavements !
Holy the cafeterias filled with the millions !
Holy the mysterious rivers of tears under the streets !

“america-howl and other poems”

Allen Ginsberg - 1956

35 Holy - Sacrées



Poussières d'anges

"La morphine commençait à embrumer son petit corps léger et, dans cette chambre du hasard, Tessa voulait voir fleurir les bourgeons sous les gerçures des murs. Dehors, les gouttes d’eau angéliques se heurtaient aux vitres dans un flot humide et chaud, pourrissant un peu plus les venelles de San Diego et emportant avec elles son cortège de misères..."

(
pour lire la suite, cliquez ICI)

10 Angel dust - Poussière d'anges


Par Tonton - Publié dans : L'Art des Sixties - Communauté : On the road...
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 16:55

Ferlinghetti nait d'une famille d'immigrés sépharade d'origine italo-portugaise à Yonkers (New York). Il y fréquente l'école de Mount Hermon et gagne le rang d'Eagle Scout. Plus tard, il poursuit ses études à l'université de Chapel Hill en Caroline du Nord, puis devient officier dans la marine des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il obtient un diplôme de Master à l'université Columbia et un doctorat de la Sorbonne. Alors qu'il est étudiant à Paris, il rencontre Kenneth Rexroth, qui plus tard le persuade d'aller à San Francisco pour profiter de la scène littéraire croissante dans la région.

Entre 1951 et 1953 il enseigne le français, fait des critiques littéraires, et peint. En 1953, Ferlinghetti et Peter D. Martin ouvrent une librairie, qu'ils appellent City Lights d'après un magazine de cinéma que Martin a commencé. Deux ans plus tard, après que Martin a quitté San Francisco pour se rendre à New York, Ferlinghetti ouvre une maison d'édition spécialisée en poésie, et dont la publication la plus célèbre est Howl d'Allen Ginsberg. Pourtant, malgré l'excellence de cette œuvre, elle est confisquée et censurée par les autorités, et est le sujet d'un procès historique.


Ferlinghetti posséde une propriété dans une région assez sauvage de la
Californie côtière, Big Sur (cette région a également inspiré une partie de la poésie de Jack Kerouac). Il apprécie aller dans la nature, où il peut éprouver une spiritualité libérale. Ces aspects de son caractère l'ont poussé à se créer des amitiés avec plusieurs bouddhistes américains, dont Ginsberg et Gary Snyder. Politiquement, il s'est décrit en tant qu'anarchiste moral, engagé dans sa communauté, mais il a aussi constaté que, à son avis, l'humanité n'est pas encore prête à vivre tout à fait en conformité avec l'anarchisme ; par conséquent, il préfère le genre de démocratie sociale modelée dans les pays scandinaves.

 

L'œuvre poétique la plus connue de Ferlinghetti est Coney Island of the Mind, qui a été traduite en neuf langues. En 1998 il est nommé Poet Laureate de San Francisco (un prix dont l'équivalent n'existe pas en français mais qui ressemble à une nomination à l'Académie française). Il continue aujourd'hui d'écrire de la poésie et participe toujours au fonctionnement de la librairie et de sa maison d'édition. Ne se contentant pas seulement de s'engager dans la littérature, Ferlinghetti continue aussi à peindre et ses tableaux sont souvent exposés dans les galeries et les musées à San Francisco et ailleurs.

La poésie de Ferlinghetti aborde souvent la politique et les grands débats sociaux. Il essaie aussi de défier la perception courante du rôle de l'artiste dans le monde. Le groupe italien Timoria lui a consacré une chanson, intitulée Ferlinghetti Blues (de leur album El Topo Grand Hotel), et Ferlinghetti lui-même y a enregistré un de ses poèmes.





Lawrence Ferlinghetti "Last Prayer"


 
Loud Prayer (Lawrence Ferlinghetti)

Our father whose art's in heaven
hollow be thy name
unless things change
Thy wigdom come and gone
thy will will be undone
on earth as it isn't heaven
Give us this day our daily bread
at least three times a day
and forgive us our trespasses
as we would forgive those lovelies
whom we wish would trespass against us
And lead us not into temptation
too often on weekdays
but deliver us from evil
whose presence remains unexplained
in thy kingdom of power and glory
oh man



Bob Dylan, Allen Ginsberg et Lawrence Ferlinghetti

SALUT D'AMOUR

A tout animal qui mange ou tire sur sa propre espèce
A chaque chasseur en 4x4 avec fusil à lunette monté à l'arrière
A chaque tireur d'élite ou ninja de Forces spéciales
A chaque redneek botté avec pitbull et fusil a canon scié
A chaque membre des forces de l'ordre avec chiens dressés pour traquer et tuer
A chaque flic ou indic en civil ou agent secret avec holster rempli de mort
A chaque serviteur du peuple tirant sur le peuple ou visant un malfaiteur en fuite pour tuer
A chaque guarde civil de tout pays gardien des citoyens avec menottes et carabines
A chaque garde frontière devant n'importe quel Check point Charley de n'importe quel côté de n'importe quel Mur de Berlin de Bamboo ou Totilla Curtain
A chaque motard CRS d'élite patrouille fédérale en pantalon de cheval fait sur mesure casque en plastique cravate lacet
A chaque voiture de patrouille avec fusil à pompe sirènes hurlantes chaque blindé anti-émeute avec lance-à-eau et matraques prêtes à servir
A tout pilote d'élite avec missile laser et napalm plein les ailes
A chaque commandant au sol donnant la bénédiction aux bombardiers qui décollent
A n'importe quel Département d'Etat de n'importe quelle superpuissance marchande d'armes vendant aux deux côtés de n'importe quel conflit à la fois
A n'importe quel nationaliste extrêmiste de quelque nation que ce soit dans n'importe quel monde tiers est ouest nord sud
Qui tue pour sa nation chérie
A n'importe quel prophète poète enflammé armé de fusils de symboles ou de rhétorique
A chaque propagateur de la foi et de la raison de la lumière spirituelle par la force des armes
A chaque instrument attitré de la légitime puissance publique de n'importe quel pouvoir d'état
A tous et à chacun qui tuent tuent tuent encore et toujours au nom de la paix
Je lève - seul et unique salut possible! - mon doigt majeur.

(Traduction de Patrick Hutchinson)


 

Par Tonton - Publié dans : The Beat Generation - Communauté : On the road...
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 11:59

1971 
108 min

Réalisation
Dennis Hopper

Interprétation
Dennis Hopper, Tomas Milian, Julie Adams, Peter Fonda

Une compagnie de cinéma américaine arrive dans un village d'Indiens au Pérou pour tourner l'histoire de Billy the Kid. Les Indiens sont particulièrement impressionnés par le metteur en scène, Samuel Fuller, qui agit comme un général au milieu de ses troupes. Aussi quand l'équipe s'en va, un des Indiens reprend le rôle du metteur en scène, des montages en bois figurant les caméras. Tout le village participe à ce jeu passionné. Mais au contraire des Blancs le jeu devient réalité et les cascades sont remplacées par de vrais coups !

Devenu en un film ("Easy Rider"), la figure iconique de la génération hippie, Hopper plonge au même moment dans la drogue et l'alcool. Les conséquences de son addiction auront alors des répercutions fatidiques sur sa carrière (et sa vie). En découlera ce second film, The Last Movie (1971), œuvre expérimentale et hallucinée tournée au Pérou dont l'accueil est catastrophique. Gros trip psychédélique bâti sur une structure anarchique ponctuée de flashbacks, flashforwards et autres montages hyper elliptiques, The Last Movie traduit bien l'état d'Hopper au moment du tournage. Et comme pour enfoncer le clou, l'acteur-réalisateur apparaît dans un documentaire, The American Dreamer (Id), sorte de making of de son film, où on le voit prendre de la dope et partouser. Son image en prend alors un coup, il lui faudra neuf ans avant d'obtenir de nouveau des crédits pour repasser à la réalisation.


Quelques scènes...à vous de juger :


Par Tonton - Publié dans : Les Films des Sixties et actuels - Communauté : On the road...
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 12:47

Can you please crawl out your window? - 1965
ALBUM : "BIOGRAPH" - 1985


Une chanson sortie en 45 tours à l'époque, réminiscente de Positively 4th Street par la mélodie, dans une des versions Dylan reprend la même phrase "You got a lot of nerve to say you are my friend if you don't crawl out your window".
Elle est connue pour être à l'origine de la brouille de neuf ans avec le chanteur Phil Ochs. Pendant un trajet dans la voiture de Dylan, il aurait demandé à Ochs ce qu'il pensait de cette chanson, Ochs répondit qu'il ne la trouvait pas très bonne, ce à quoi Dylan rétorqua "Descends de ma voiture, tu n'es pas un chanteur, tu n'es qu'un journaliste!". Ils ne se réconcilièrent qu'à l'occasion du concert de soutien au Chili organisé par Ochs en 1974, auquel Dylan tenta de chanter quelques chansons après avoir fêté ses retrouvailles au bar du coin avec Ochs et Dave Van Ronk.

 


Can you please crawl out your window?

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?

He sits in your room, his tomb, with a fist full of tacks
Preoccupied with his vengeance
Cursing the dead that can't answer him back
I'm sure that he has no intentions
Of looking your way, unless it's to say
That he needs you to test his inventions.

Il est assis dans ta chambre, son tombeau, le poing plein de clous
Préoccupé par sa vengeance
Il maudit les morts qui ne peuvent lui répondre
Je suis sûr qu'il n'a pas l'intention
De te surveiller, sauf pour dire
Qu'il a besoin de toi pour tester ses inventions.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

He looks so truthful, is this how he feels
Trying to peel the moon and expose it
With his businesslike anger and his bloodhounds that kneel
If he needs a third eye he just grows it
He just needs you to talk or to hand him his chalk
Or pick it up after he throws it.

Il a l'air si sincère, est-ce son apparence
A essayer de peler la lune et de l'exhiber
Avec sa colère professionnelle et ses chiens de chasse qui s'agenouillent
S'il a besoin d'un troisième œil il le fait pousser
Il n'a besoin de toi que pour parler ou lui tendre sa craie
Ou la ramasser quand il l'a jetée.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.

Why does he look so righteous while your face is so changed
Are you frightened of the box you keep him in
While his genocide fools and his friends rearrange
Their religion of the little ten women
That backs up their views but your face is so bruised
Come on out the dark is beginning.

Pourquoi a-t-il l'air si vertueux alors que ton visage est bouleversé
As-tu peur de la boîte dans laquelle tu le gardes
Pendant que ses idiots génocidaires et ses amis réarrangent
Leur religion des dix petites femmes
Qui soutiennent leurs points de vue mais ton visage est abîmé
Sors donc la nuit commence.

Can you please crawl out your window?
Use your arms and legs it won't ruin you
How can you say he will haunt you?
You can go back to him any time you want to.

Si tu pouvais ramper hors de ta fenêtre?
Sers-toi de tes quatre membres ça ne te tuera pas
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il te poursuivra?
Tu peux revenir vers lui dès que tu le voudras.


Traduction et notes de François Guillez


Phil Ochs

Philip David Ochs (19 décembre 1940 - 9 avril 1976) était un auteur-compositeur-interprète américain de musique folk particulièrement actif durant les années 60.

Il est né dans la ville d'El Paso au Texas, dans une famille de classe moyenne. Il étudia le journalisme à l'Ohio State University, études qu'il abandonna la dernière année pour aller s'installer à New York. Il commença alors à composer plusieurs chansons ayant pour thèmes principaux la guerre, les droits civiques et la lutte des classes. Il se décrivait lui-même comme un « journaliste chantant » (singing journalist). On sait notamment qu'un autre grand nom de la musique folk , Bob Dylan, noua un grand lien d'amitié avec Phil Ochs.

Il fut très engagé contre la guerre du Viêt Nam. Il organisa plusieurs concerts contre le président Richard Nixon. Alcoolique, dépressif et déçu de son manque flagrant de succès commercial, il se donna la mort par pendaison le 9 avril 1976.

Phil Ochs, originaire du Texas s’inscrit à l’université de l’Ohio en classe de journalisme jusqu’à ce qu’il ambitionne de devenir chanteur, grisé par le succès de ses pairs, Bob Gibson, Woody Guthrie, Faron Young, Johnny Cash, Buddy Holly, et quitte en 1960 l’Etat pour rejoindre New York. En première partie de John Hammond Jr. il fait ses premières armes en tant que chanteur guitariste folk. Puis, peu à peu il connaît une certaine renommée et tient une place de choix dans le milieu folk new-yorkais aux côtés de Dylan, Pete Seeger, Tom Paxton, Joan Baez. Pris sous l’aile de Jac Holzman, directeur d’Elektra Records, Phil Ochs enregistre trois albums pour la firme qui deviennent des brûlots socio-politiques datant son époque. Se passionnant pour des thèmes d’actualité comme la guerre du Vietnam, la crise des missiles de Cuba, la défense des droits civiques, la liberté de divorcer, il s’affiche comme militant démocrate pour la classe ouvrière et au travers de ses textes condamne la politique menée par le gouvernement américain vis à vis des classes modestes. Devenant un des leaders de la scène folk new-yorkaise, son statut de chef de file lui attire quelques jalousies et notamment celles de Dylan qui le qualifie de journaliste avant d’être musicien. Bien que Phil vénère Dylan et fait tout pour gagner sa sympathie, ce dernier l’ignore jusqu’à devenir indirectement un des responsables de sa mort.

 

Par Tonton - Publié dans : Bob Dylan, morceaux, paroles, traduction - Communauté : On the road...
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