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  • : Remontons dans le temps, en pleine période des Sixties où un seul groupe semble avoir atteint le statut de légende : Grateful Dead. Jerry Garcia (disparu en 1995) personnage emblématique du groupe, guitariste hors pair vous emmène sur les traces d'une époque hors du commun...
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:53

  Hola a todos!!!


Le nouveau roman graphique (en anglais) DARK HEAT de Barry Graham et de Vince Larue vient de sortir. Je vous propose un jeu concours. Il suffit de répondre à 5 questions et les 3 plus rapides d'entre vous qui auront les bonnes réponses recevront un exemplaire de Dark Heat!!!

 

Date limite du jeu : 1er février 2013.

---

The new graphic novel DARK HEAT of Barry Graham & Vince Larue is now available. I propose a contest. Simply answer 5 questions and 3 fastest of you who have the correct answers will receive a copy of Dark Heat.
 Deadline :  February, 1 2013.

  http://www.litkicks.com/sites/default/files/darkheatlarue.jpg

 

 

Engendré par les esprits macabres de l’écrivain Barry Graham et de l’artiste Vince Larue, Dark Heat est un hybride contemporain entre roman graphique noir et histoire de fantômes, situé en plein désert de Sonora, dans la désolante ville de Phoenix, Arizona.
Gary Scott est un reporter qui pense avoir tout vu. Mais alors qu'il doit enquêter sur une série d’assassinats étranges et épouvantables - à commencer par un chien, puis des gens, se rapprochant toujours un peu plus de Gary - il réalise combien sinistre et singulière est la situation. Même les flics sont terrifiés, Gary doit alors travailler seul pour trouver la vérité, alors que tout ce en quoi il croit s'avère être faux, et que sa réalité lui échappe.
Dark Heat est un conte d'horreur à la fois physique et psychologique, une virée en panique dans laquelle rien n'est jamais comme il semble être, et ce qui est réel est toujours pire de ce qui est imaginé.

 

"Dark Heat révèle de nombreuses influences familières, et aborde également les thèmes psychologiques et spirituels qui me rappellent The Sopranos, Psycho, Paul Auster, The Watchmen, Fletch, le taoïsme et tout un tas de bons films où apparaissent Steve Buscemi et / ou Viggo Mortensen. Cette histoire commence dans un réalisme graveleux et se termine par une exploration postmoderne dans ce qui est réel et ce qui n'est pas. "

Levi Asher, LitKicks (http://www.litkicks.com/)

From the macabre minds of writer Barry Graham and artist Vince Larue, Dark Heat is a contemporary hybrid of crime thriller and ghost story, set against the bleak desert cityscape of Phoenix, Arizona. Gary Scott is a newspaper reporter who thinks he’s seen everything. But when he investigates a series of grisly and bizarre killings – starting with a dog, then people, moving closer and closer to Gary – he realizes that this is like nothing he has ever encountered. Even the cops are terrified, and so Gary must work alone to find the truth, as everything he believes in proves to be false, and his reality comes apart. Dark Heat is a tale of horror both physical and psychological, a slide into panic in which nothing is ever as it seems, and what is real is always worse than what is imagined.

 

"Dark Heat shows many familiar influences, and also touches upon psychological and spiritual themes that remind me of The Sopranos, Psycho, Paul Auster, The Watchmen, Fletch, Taoism and a whole lot of good movies that have Steve Buscemi and/or Viggo Mortensen in them. This story begins in gritty realism, and ends with a postmodern exploration into what's real and what's not."

Levi Asher, LitKicks (http://www.litkicks.com/)

 

Les questions :


1 - Quels ont été les deux romans de Barry Graham édités par 13e Notes Editions en France?

What are Barry Graham's two books published in France by 13th Note Editions?

 

2 - Barry Graham est un écrivain reconnu, quelle est sa 2ème vocation?

Barry Graham is a renowned writer, but what's his second vocation?


3 - Vince Larue, co-administrateur de ce blog, a déjà publié un recueil de poème, lequel?

Vince Larue - co-administrator of this blog - has already published a poetry collection, which one?

 

4 - Quels sont les deux artistes, références en matière de posters psychédéliques des années 60/70 qui ont influencé Vince Larue dans son travail (aide : une interview est disponible sur ce blog)?
Who are the two pyschedelic poster artists, from the 60/70, often mentionned as "sources" by Vince Larue in his work. (nb: an article & interview are available on this blog)?

 

5 - Quel est l'auteur de ce poème?

Who wrote this poem?

 

Ah to be alive
on a mid-September morn
fording a stream
barefoot, pants rolled up,
holding boots, pack on,
sunshine, ice in the shallows,
northern rockies.

Rustle and shimmer of icy creek waters
stones turn underfoot, small and hard as toes
cold nose dripping
singing inside
creek music, heart music,
smell of sun on gravel.

I pledge allegiance

I pledge allegiance to the soil
of Turtle Island,
and to the beings who thereon dwell
one ecosystem
in diversity
under the sun
With joyful interpenetration for all.

 

 

Envoyez vos réponses avant le 1er février 2013 à l'adresse suivante : olaf.vinklaf@yahoo.fr

Send your answers before February 1, 2013 to  olaf.vinklaf@yahoo.fr

Le 2 février, si vous faîtes partie des 3 plus rapides ayant les 5 bonnes réponses, un mail vous sera adressé vous demandant votre adresse postale afin que "Dark Heat" vous soit envoyé par la poste.

 

Bonne chance!!!


 

Découvrez les premières pages de "Dark Heat" en cliquant sur la photo ci-dessous (Barry Graham & Vince Larue) Click to look inside :


 

Retrouvez l'univers de Barry Graham et Vince Larue sur "On the road with Jerry..."en cliquant sur ces liens :

 

- Egos humanoïdes ou Human be-in-gs

- L'art psychédélique : Entretien avec Wes Wilson et John Thompson...par Vince Larue

  - Haïkus par Vince Larue 

 

- "Frissons solaires d'un ange de la désolation" (1)

de Vince Larue

 

- "Frissons solaires d'un ange de la désolation" (2)

de Vince Larue 

 

 

The Making of an Off-Road Culture, cliquez sur l'image ci-dessous :


 

Barry Graham : Illusory Flowers in an Empty Sky :

25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 14:30

 

  

  Mickey Hart est connu pour avoir été l'un des batteurs du Grateful Dead durant près de trois décennies, participant à une expédition extraordinaire dans l'âme et l'esprit de la musique. Hart formait et forme toujours un duo percutant avec l'autre batteur du groupe, Bill Kreutzmann, sous le nom des Rhythm Devils. Spécialistes de longues improvisations à deux sur des morceaux du Dead, ces fusionnantes excursions polyrythmiques en ont amené d'autres...et des instruments de percussion du monde entier furent invités. Ces sons exotiques ont alimenté le désir de Mickey Hart d'en apprendre davantage sur ces différentes cultures musicales, d’en découvrir d’autres, de les mélanger et d’en tirer une mixité d’un genre nouveau.

Le 10 Avril 2012, Hart sortit Tremendum Mysterium, son premier album studio depuis cinq ans.

 

 

Avec Tremendum Mysterium, Hart tente de  repousser les limites de la musique et crée un nouveau genre qui se veut personnel et innovateur. Des sons terrestres mélangés à ceux des planètes environnantes, des étoiles ou ceux d’événements à l’origine de la création de notre univers est une sorte de prise de conscience enivrante de ce que la musique est, ou peut être, de là où elle vient et de ce qu’elle peut devenir."

"J'ai toujours pensé que la vie, le monde dans son ensemble, c’est comme la musique", dit Hart.

"Mon travail est une représentation de cette notion. J'ai combiné les images sonores de la formation de notre univers avec des sons tirés des instruments de musique. Il s’agit de vibrations qui composent l'univers infini. Cela a débuté par des ondes lumineuses déferlant sur nous. Les scientifiques de Penn State, de Lawrence Berkeley Labs, et de Meyer Sound ont transformé ces ondes lumineuses en ondes sonores. Ces excursions musicales m’ont transporté dans de merveilleux et étranges endroits avec de nouveaux rythmes et chacun d’entre eux furent pour moi le début d’un nouveau voyage, d’un jour nouveau.

 

 

 Dans le cadre de ce nouveau projet, Hart en appelle au parolier du Grateful Dead, Robert Hunter. "

Hunter est un écrivain visionnaire, audacieux qui sait où je vais avec cette musique», dit Hart. "Il me paraît indispensable à ce projet. La façon dont il écrit, l'imagerie et la mythologie, sont parfaits pour cette nouvelle expérience car personne n’écrit comme Robert Hunter."



The Mickey Hart Band se compose de Dave Grammy, bassiste de Widespread Panic, de Sikiru Adepoju, percussionniste de génie, de Crystal Monee Hall au chant accompagné de Joe Bagale multi-instrumentiste, du batteur Ian "Inx" Herman, du guitariste Gauvain Matthews, et du claviériste/producteur, Ben Yonas. JamBands.com a déclaré récemment après une tournée que "Mickey Hart n’est rien de moins qu'un génie musical et se transcendant dans tout ce qu'il touche ou crée."

Qu'il travaille avec George Lucas, la NASA, ou avec des musiciens venus d’ailleurs, Mickey Hart ne se contente pas de faire la même chose à chaque fois..."  

 Tremendum Mysterium a été produit par Hart’s own 360° Productions et enregistré au Studio X Hart à Sonoma County, Californie, co-produit par Hart et Ben Yonas.

Parmi les invités spéciaux : Steve Kimock, Reed Mathis, Zakir Hussain, et Giovanni Hidalgo.

 

   

Deux reprises du Grateful Dead :

 

 

 

 

 

 

 

14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:44

 

Phil Lesh - Bass/Vocals
Grahame Lesh - Guitar/Vocals
Jimmy Herring - Lead Guitar
Chris Robinson - Guitar/Vocals
Joe Russo - Drums
Jeff Chimenti - Keyboards/Vocals

 

Set 1
Dancing In The Streets 
Loose Lucy 
Mississippi Half Step Uptown Toodleloo
Chinatown Shuffle
Rainy Day Singer
Two Souls In Communion 
Hard To Handle

Set 2
Golden Road ( To Unlimited Devotion)
Crazy Fingers 
Bird Song
Appaloosa
Unbroken Chain 
Hallucination 
Unbroken Chain
Morning Dew
Gimme Shelter
Sugaree

Encore: Comes a Time

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:44

Il faut sauver Zilbeti, forêt enchantée des Pyrénées !

 

Peut-être avez-vous entendu parler des forêts magiques d’Iraty et de Zilbéti, aux confins de la Navarre et du Pays Basque, de l’Espagne et de la France, Peuplées de hêtres centenaires, d’espèces rares et merveilleuses, de Laminaks, génies légendaires et millénaires de la non moins millénaire culture des Basques, présents en ces lieux bien avant l’arrivée des Romains ou des Celtes.

photo©Juan Antonio Palacios - Forêt enchantée de Zilbeti (small)

 

Mais, au delà de ces êtres légendaires, fils de la brume et des songes, une épouvantable réalité vient briser le rêve et la plus authentique des Nature. L’avidité sans borne de quelques industriels sans âme et de politiciens sans scrupule menace en toute illégalité ce patrimoine inestimable.

Nul besoin de se projeter dans les lointaines forêts de l’Asie massacrées pour l’huile de palme ou celles de l’Afrique et des Amériques, scalpées pour le bois et le soja transgénique. C’est ici, sur le pas de nos portes, que l’abomination se tisse à l’ombre de notre coupable indifférence, de nos indicibles incohérences.

 

Rio dans la hêtraie de Zilbeti

Alors que nous fêtions Noël fin décembre 2011, les bulldozers sont une première fois venus pour essayer de profaner cette féerique citée de la Nature (le site Natura 2000 de la forêt de Zilbeti, Zone Spéciale de Conservation de Monte Alduide, premier site protégée en Espagne bénéficiant théoriquement du plus haut niveau de protection) et ce n’est que grâce à une mobilisation transfrontalière sans précédent que la massacre a pu être arrêté

Nous nous sommes réunis le 3 octobre dernier à la Maison de la Nature et de l’Environnement de Pau avec nos amis espagnols, afin de définir une stratégie pour contrer le retour possible de l’entreprise MAGNA qui veut extraire les roches et la magnésite qu’elle convoite sur le site de la forêt de Zilbeti.

Mais, alors que nous préparions des actions préventives, nous apprenons que les bulldozers sont prêts à revenir "peler" la montagne dans les tout prochains jours ! Nous devons donc nous mobiliser dans l’urgence pour faire face à cette nouvelle agression !

Il faut nous préparer à résister encore, et plus fort que jamais, pour protéger ce merveilleux et irremplaçable trésor naturel.

 

 

 

 

Site du projet de carrière

 

Un nouveau communiqué de presse est en cours de rédaction à Madrid (SEO-Birdlife et autres organisations espagnoles). Les ONG françaises ont été appelées à le co-signer.

Quant à vous toutes et tous, vous êtes appelé(e)s à faire connaître cette affaire autour de vous et à vous tenir prêt(e)s à vous mobiliser quand nous ferons appel à vous.

J’espère que nous pourrons faire face ensemble à cette nouvelle urgence et je me réjouis d’avance du combat que nous allons mener avec vous pour préserver la forêt enchantée des Pyrénées.

Nous nous battrons ensemble pour Zilbeti.
Zilbeti vivra !

Xavier BOUCHET
Président de la Maison de la Nature et de l’Environnement de Pau.

 

Le village de Zilbeti

Pour en savoir plus :

- Un résumé de l’historique

- Premier article sur ce sujet
 

Nombreux liens et documents, informations "sur le vif" de la mobilisation de décembre 2011 et des mois suivants

- Le communiqué de presse franco-espagnol du 3 janvier 2012

 

Hêtraie de Zilbeti en automne

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 19:39
Set I:
Help on the Way
Love Thine Enemy 
Looks Like Rain
El Paso
Friend of the Devil
Cassidy
Daughters of the SoHo Riots
My Brother Esau

Set II:
Me and My Uncle
Fake Empire
Most of the Time
Brown Eyed Women
The Other One
Standing on the Moon
China Cat Sunflower
I Know You Rider

E:
Ripple
Uncle John's Band
Brokedown Palace

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:42

Widespread Panic © KLRU photo by Scott Newton

  C'est à partir des années 90 que Widespread Panic se voit attribuer l'étiquette de dignes héritiers du Grateful Dead. Reprenant le flambeau de ce groupe mythique en sillonnant le territoire américain, de festival en festival, Widespread Panic propose un rock sudiste mariant free jazz, blues, country, groove qui deménage. Revêtant le costume laissé par le Dead, celui d'un Jam Band où l'improvisation lumineuse fait danser et planer la horde de fans qui les suit à chaque tournée, Widespread Panic devient un groupe incontournable dans les plus grands festivals. Souvent comparé au Grateful Dead et à Phish, ce collectif basé à Athens, Georgia s'est forgé une réputation impressionnante de tournées incessantes. Leur réputation en tant que figure de proue sur le circuit Jam Band néo-hippie s'est propagée rapidement.

 Pour connaître l'origine de ce groupe, il faut remonter en 1982, quand le chanteur John Bell et le guitariste Mike Houser commencent à jouer ensemble en marge de leurs études collégiales à Athens, Géorgie. Lorsque le bassiste Dave Schools quitte le milieu universitaire pour rejoindre le duo, l'année d'après, Widespread Panic voit officiellement le jour. Le groupe enregistre son premier single, "Coconut Image" en 1986 et le batteur Todd Nance les rejoint peu de temps après, suivi par le percussionniste Domingue "Sunny" Ortiz et enfin le claviériste John "JoJo" Hermann.

  Widespread Panic sort un premier album énergique, "Wrangler Space" en 1988 sur le The Tiny Landslide label. Après plusieurs années de tournées incessantes, ils signent chez le label major Capricorn en 1991. Apparitions au H.O.R.D.E. Festival (Horizons of Rock Developing Everywhere) en 1992 et 1993 qui leur permet d'accroître le nombre de leurs fans suite à leurs prestations. Après avoir fait équipe avec leur compatriote géorgien Chesnutt Vic pour enregistrer en 1995 l'album "Nine High a Pallet" sous le nom de "Brute", Widespread Panic sort en 1997 l'album "Bombs and Butterflies". Au printemps 98, le groupe enchaîne avec "Light Fuse", "Get Away" et "''Til the Medicine Takes" qui suit un an plus tard. "Another Joyous Occasion" (2000) et "Don't Tell the Band" (2001) sont les deux premiers du millénaire.

 

En Juin 2002, Widespread Panic retourne sur la route pour leur tournée estivale annuelle des États, mais le membre fondateur et guitariste Michael Houser tire sa révérence. Houser lutte contre le cancer et doit retourner chez lui à Athens pour se reposer et le guitariste George McConnell le remplace à la fin de la tournée. Le 10 août 2002, Houser décède, suite à des complications dûes à son cancer du pancréas, à l'âge de 40 ans. Le souhait de Houser était que le groupe se devait de continuer après son décès, McConnell le remplace donc. 

 

L'album suivant "Ball" voit le jour en avril 2003. "Night of Joy" et "Über Cobra", sortent fin mars 2004, reprenant les morceaux Live de deux spectacles donnés à "The House of Blues" (Myrtle Beach, Caroline du Sud). Widespread Panic retourne en studio et c'est 2006 que "Earth of America" est pondu. S'y ajoute "Free Somehow", le dixième album studio du groupe (et le premier avec le nouveau venu, le guitariste Jimmy Herring).

Le dernier album en date est "Dirty Side Down" (2010)...une pure merveille de rock où l'on s'extasie à l'écoute de la palette riche de sons et de textures que nous offre Widespread Panic. Les mélodies blues se marient à merveille avec un rock virulant parfumé de temps à autre de jazz fusion et de psychédélisme !!! Widespread Panic est avant tout un jam band, un groupe qui a pour habitude de se produire devant plus de 70 000 personnes en live et dont les performances scéniques sont de grande envolée. En voici la preuve avec ce Live au Red Rocks le 28 juin 2002 :

  

Live at Red Rocks (2002/06/28)

   

 

 

Set 1
Let's Get Down To Business
Pleas
Barstools and Dreamers
Little Lilly
C. Brown
Tie Your Shoes
The Waker
Contentment Blues
Imitation Leather Shoes

Set 2
Weight Of The World
Pusherman
Coconut
Doreatha*
Bayou Lena*
It Ain't No Use**
Jam**
Drums***
Rebirtha
Low Rider
Proving Ground

Encore
Casa Del Grillo
Mr. Soul

* avec George McConnell à la guitare/vocals, Randall Bramblett au saxophone
** avec Randall Bramblett au saxophone
*** avec Cecil Daniels à la batterie

7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:06
La scène musicale islandaise riche et variée...un documentaire proposé par Arte :
L'arbre Björk ne cache plus la forêt : une nouvelle génération islandaise arrive en force sur la scène musicale. Les préjugés sur les insulaires ayant la vie dure, on imagine les Islandais comme un peuple marginal et replié sur lui-même. Idée largement démentie, entre autres, par la vie musicale qui s'y développe. La capitale Reykjavik est en l'occurrence une véritable pépinière de créateurs, le quartier général de quelque 400 groupes de musiciens multipliant les recherches et les expériences tous azimuts - un foisonnement remarquable dans une ville qui ne compte pas plus de 120 000 habitants et dont on peut découvrir le centre en dix minutes.

Le rock venu du froid

 

 
Durée : 55min.
Diffusion : Haute définition
Genre : Docu-info - Musical
Origine : Allemagne
Année de réalisation : 2011
Réalisation : André Schäfer, Jonas Niewianda

 

 

 

6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 12:03
 SETLIST

1. When The Music's Over
2. Alabama Song
3. Back Door Man
4. Five To One
5. Hello, I Love You
6. Moonlight Drive
7. Horse Latitudes
8. A Little Game
9. The Hill Dwellers
10. Spanish Caravan
11. Wake Up
12. Light My Fire
13. The Unknown Soldier
14. The End
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:45

 

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 Me voici sur le retour.

Bien que je ne sois jamais parti. Près d'un an et demi, pour achever un premier graphic novel. (rêve de gosse au passage) permis grâce à un relais de contacts, transmission naturelle non forcée comme les affectionne la destinée. La marque jalon majeure se situe ici-même, ''On The Road with Jerry...''

Vince Larue – Mars 2012

 

***

 

J'aime à citer Robbie Robertson lorsqu'interviewé par Scorsese au moment de The Last Waltz, le dernier concert de The Band, avec ses membres originaux.''The beginning of the beginning of the end of the beginning.''

Pour situer, le journal beat : Frissons solaires d'un ange de la désolation, c'était il y a deux ans – entre janvier et juin 2010 (voir le lien proposé à la fin de l'article).

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Une brève rétrospective m'amènerait à préciser que la paix profonde réelle et affichée aujourd'hui s'est nourrie, énergisée, d'une révolte virulente sans violence, pacifisme radical, qui se poursuit à l'heure actuelle par un mélange plus ou moins subtile d'anarchisme bouddhiste, de bouddhisme engagé, sans réfuter des épithètes tels que ''holistique'', ''mystique'', ''chamanique'' – allez savoir.

Un petit recueil poétique en langue anglaise, auto-publié sous le titre clin d’oeil Solar Shiverings en reprend les instants de grande lucidité, de pleine conscience, d'absence de croyances, d'esprit vide, d'amour. Car c'est avant tout une ode à un amour étrange, improbable mais pourtant existant, inspirant, infini. Poèmes courts, forme épurée, incisive et osons sincère, se dit d'influence Beat, Zen et tribale.

***

 

Depuis quelques mois, voici que je tournais à 3-4 planches de Dark Heat par semaine, avec l'idée claire de terminer d'illustrer avant avril, où une semaine de break complet dans mon emploi du temps, me permettait d'envisager sérieusement de me rendre en Arizona, à Phoenix même, bénéficiant de l'hospitalité de Barry Graham, auteur du script et zen teacher au Sitting Frog Zen Center.

D'un seul coup l'année nouvelle prenait encore un autre visage, si nous devions tous périr en 2012, les spéculations allant bon train, alors je la voudrais flamboyante cette année, de mille feux et étincelles comme les étoiles d'une nuit sans nuages. Une nuit comme celle du 2 au 3 octobre dernier, cette nuit passée à courir entre Dunkerque et Lille, près de la frontière belge, chevauchée plusieurs fois au cours d'un ultramarathon de près de 150 kilomètres – allez comprendre.

Courir comme dessiner, il n'a jamais été question, jamais été envisageable pour moi de ralentir, freiner ces activités, ces pratiques qui n'en forme qu'une, oui, du genre pratique zen assez originale. J'ai toujours ressenti ce besoin, cette passion indomptable qui consiste à honorer par mon existence ces deux activités propres à la lignée, je veux parler de la lignée humaine, l'art en particulier graphique et la bipédie dans son plus bel exercice, la course à pieds. Je ne partais pas complètement innocent, les indiens Tarahumaras pour référence, et quelques spécialistes américains, Scott Jurek, Anton Krupicka, ces hippies de l'ultrarunning pour illustrer de manière simplette ce dont il est réellement question. (j'écrirai un article plus tard sur le sujet, il s'agit purement de contre-culture athlétique, brisant les stéréotypes sportifs et possibles limites humaines).

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Pour revenir à Dark Heat, son aboutissement, ses 142 pages, et ce voyage outre-atlantique vers le désert où l'on renaît, Phoenix, la gigantesque, controversée, contradictoire, à l'image du reste du monde qui ne se contrôle plus. Eh bien, ce séjour se voulait point d'honneur, j'allais découvrir la ville qu'il m'avait été donné d'illustrer, j'allais rencontrer l'auteur dont j'avais illustré un roman publié en France par 13e Note éditions en juin 2011, Regarde Les Hommes Mourir. Après un an et demi d'échanges très réguliers, dialogues internet amicaux parfois très personnels, d'une vision partagée, cette rencontre devait et allait se produire.

 

 

 

 

"From the macabre minds of writer Barry Graham and artist

Vince Larue, Dark Heat is a contemporary hybrid of crime

thriller and ghost story, set against the bleak desert cityscape of

Phoenix, Arizona.

Gary Scott is a newspaper reporter who thinks he’s seen

everything. But when he investigates a series of grisly and

bizarre killings – starting with a dog, then people, moving closer

and closer to Gary – he realizes that this is like nothing he has

ever encountered. Even the cops are terrified, and so Gary

must work alone to find the truth, as everything he believes in

proves to be false, and his reality comes apart.

Dark Heat is a tale of horror both physical and psychological, a

slide into panic in which nothing is ever as it seems, and what is

real is always worse than what is imagined."

***

C'est donc à la suite d'une nuit intermittente dans le hall du terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle, d'une quinzaine d'heures de transfert et de multiple contrôles m’ôtant ceinture et chaussures, que je suis arrivé fringant dans l'immense toile urbaine tissée toujours plus largement en plein désert de Sonora qu'est Phoenix.

 

Terminal 2 Sky Harbor Airport, Phoenix, Arizona - 19h30 heure locale. Il y fait chaud, je ne vois pas Barry Graham. J'emprunte un téléphone mobile moderne à un des derniers passagers attendant encore taxi ou connaissance véhiculée, et compose son numéro, pas de réponse. Mon dernier vol en partance d'Houston avait eu une demi-heure de retard sur l'horaire prévu, je me dis que s'il ne vient pas, je suis dans une drôle de situation, ne connaissant même pas l'adresse précise de la maison, du Sitting Frog Zen Center, hormis l'intersection de deux rues servant de repère et indiquée sur le site web du Zen Center, c'est à 10 miles de l'aéroport. Mais finalement, cinq minutes après mon ''coup de fil'', je l'aperçois. Accolade - Je réalise - truc de dingue. Mon anglais est maladroit mais rapidement ça devient compréhensible, et on se marre car il ne retrouve plus l'endroit où est garée la berline Ford boite automatique louée pour 3 jours, le temps que Daishin, sa compagne, elle même zen teacher, revienne de Berkeley et du San Francisco ZenCenter où elle passe un long weekend.

 À peine 1h plus tard, nous rejoignons les galeries d'art le long de Grand Avenue, c'est First Friday, chaque mois, l'ambiance et les arts sont mis à l'honneur dans certaines rues, avenues, certains quartiers de Phoenix, les galeries ouvrent, les gens admirent, festoient, et ça fait vraiment plaisir. Deux rencontres majeures ce soir là, Robert Pela, un critique d'art reconnu et réputé pour sa critique acerbe, dont en témoigne son blog au nom explicite ''I hate everything'' - et Esther Voisin, une ravissante photographe française tout droit sortie d'un film Jarmuschien ou d'une oeuvre de Pratt, c'est d'ailleurs lorsqu'on en vient à parler graphic novel, en mentionnant Pratt comme une de mes influences, elle s'exalte et me rencarde sur des contacts qu'elle a en France, et étonnamment... Pratt l'accompagne tout personnellement puisqu'un petit tatouage aux silhouettes des danseurs de Tango - une des oeuvres du dessinateur italien – vient sublimer l'épiderme bronzé de son épaule droite. Alors qu'elle dialogue avec Barry dans un franglish devenu confus à mesure que son verre de vin rouge se vide, sa fillette nargue mon égo en alternant parfaitement le français et l'anglais, moi qui lutte encore tant en linguistique.

 

Enfin, voici l'article qu'écrira Robert Pela sur son blog au lendemain de la soirée, relatant nos rencontres (cliquez sur l'image) :

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Il va sans dire que je ne peux présenter mes humbles posters sans mentionner mes grandes influences, les Miller, Pratt, Burns pour la partie encrée – mais surtout et en particulier John Thompson et Wes Wilson dont l'impact sur mon art dépasse le cadre strictement artistique. Ils ne sont toutefois pas les seuls à avoir leur trombine dépeinte sur mes affiches, à l'ancienne manière de certains artistes amérindiens, j'honore par mon art les gens d'une tribu éparse... alliant une certaine sagesse à leur génie créatif, jeune au delà des années, conscients des terres, de la planète et de son abus par l'activité dominante, souvent étrangement stressée dans son attitude journalière, individualiste, ignorante et compétitrice, carnassière, perpétuellement geignarde et insatisfaite. A ce titre j'aimerais renvoyer aux 8 principes d'éco-psychologie définis par Théodore Roszak (cliquez sur l'image ci-dessous), et notamment le 6e que j'apprécie tout particulièrement :

 

6. ''Among the therapeutic projects most important to ecopsychology is the reevaluation

of certain compulsively "masculine" character traits that permeate

our structures of political power and which drive us to dominate nature as if it

were an alien and rightless realm. In this regard, ecopsychology draws

significantly on the insights of ecofeminism with a view to demystifying the

sexual stereotypes.''

 

 ECOPSYCHOLOGY: EIGHT PRINCIPLES
Theodore Roszak

Cliquez sur l'image :

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Je trouve cela diaboliquement vrai, toutes ''couches sociales'' concernées. Roszak méritera sa place lui aussi sur ''On The Road with Jerry'', prochainement.

Nous souhaitons ensuite retrouver Michele et Richard Bledsoe, deux artistes avec lesquels j'étais en contact depuis près d'un an sur recommandation de Barry, mais ils n'étaient plus à Deus Ex Machina, la galerie, fermée à l'heure où nous passions.

Barry Graham me demande si je suis fatigué? diable non, enfin il est probable qu'un peu, mais comment dire... j'ai pour habitude de rester sur la réserve de longues heures, appréciant le caractère inédit de l'instant comme rarement, j'affirme que non.

Direction donc un club – bar, pour trinquer et discuter de tout, 13e Note: l'éditeur français nous ayant mis en relation, Art, Zen, littérature, poésie, conscience environnementale, écrivains célèbres, les rencontres déjà mémorables du début de soirée, les (ex) petites amies, les filles-femmes-muses qui avaient, ont ou auraient, déclenché chez nous un ressenti magnifique, ... comme deux artistes inspirés, comme deux amis de longue date, la situation me fait halluciner de réalisme et rire tant j'en suis bien conscient, de la chance, du privilège, mais aussi de la volonté et de l'intention qui, maintenues impeccables assez longtemps, permettent à chacun de saisir sur le vif l'occasion salvatrice quand elle se présente, parce qu'intimement souhaitée. Shunryu Suzuki le formulait autrement :

 

“If your mind is empty, it is always ready for anything, it is open to everything. In the

beginner's mind there are many possibilities, but in the expert's mind there are few. ”

 

Nous ne sommes pas les pièces interchangeables que l'on veut nous faire croire. Nous sommes tous des joyeux lurons uniques, toutefois faits de la même matière. Qui peut le ressentir fera les bons choix, redécouvrant sa vraie nature, recherchant les alternatives.

Changement de bar, poursuite des discussions, je tourne à la Blue Moon, simple à prononcer et puis c'est une très bonne mousse.

J'ai une petite chambre d'ami à côté du Zendo de l'autre côté du jardin, avec douche et évier, tandis que la maison principale, typée ''désert'' comme la plupart là-bas, regorge de livres sur étagères à planches en bois horizontales et demi-agglos pour le maintien vertical, deux gros ventilateurs quasi silencieux au plafond, deux chats à leur aise dans le séjour au canapé confortable.

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***

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Dimanche débute mon initiation zazen dans le Zendo, il y a un étudiant supplémentaire prénommé Daniel, je galère avec ma position assise. Je récite en japonais et en anglais, bois le thé. J'y suis.

Bouddha tout comme Charlotte Joko Beck - la zenteacher qui fut la plus importante pour Dogo (Barry Graham) bien qu'il ait reçu la transmission du dharma de Yamashiro Roshi - sont présents à leur manière. Sans oublier Shunryu Suzuki, dont une photo sous verre orne un des murs de la pièce à côté d'un poème de St Francis.

 Dogo effectue un dharma talk en fin de session, je suis attentif, une bonne part du discours m'est familier pour être un lecteur assidu de son blog, et pour avoir lu et illustré la couverture de son livre Kill Your Self: lifeafter ego.

Je passe l'après-midi qui suit avec Daniel, l'étudiant bouddhiste, il a 53 ans et travaille comme volontaire au Japanese Friendship Garden dans Downtown Phoenix, on déambule un moment, les larges rues du centre ville sont vides comme pour le tournage d'un film, la chaleur est forte mais appréciable. Daniel me sert de guide pour une visite gratuite au jardin japonais, cette activité est une part primordiale dans sa pratique Zen, complémentaire de ses deux temps de méditation quotidienne. Il a rejoint le Sitting Frog Zen Center à la mort de son ancien professeur qui était d'une autre branche du Bouddhisme que le Zen. Je n'ai plus le nom en tête.

 

Phoenix

 Je paye quelques iced-teas après ça et on cause le reste du temps - enfin, j'écoute plus que je ne parle avec lui. Il fait super chaud, ville morte, c'est dimanche, je prends quelques clichés, avant de retrouver Barry en fin de journée. On dépose alors Daniel à son domicile, puis on tourne un peu en voiture, dans les quartiers et rues, en faisant constamment le rapprochement avec les romans et le graphic novel, car il s'agit bien de cette ville, Phoenix dont il est toujours question. Burritos végétariens dans un mexicain, avant de rentrer. Les courses sont effectuées dans un magasin Fresh & Easy, sorte de biocoop local. J'ai plein de livres entamés, on a un noyau dense d'intérêts littéraires, d'auteurs, en commun, qui une fois encore dépasse le contexte littéraire ou artistique. On retrouve des écrivains fameux, des activistes environnementaux, des naturalistes, des poètes, les étagères fourmillent de crime novels, noir novels, et de livres sur le Zen... quelques livres de botanique, d'autres sur l'alimentation, proviennent davantage de la bibliothèque de Daishin.

***

Daishin rentre mardi apm, je décide de passer ma journée sur Central Avenue, les Muséums en tête. Barry m'y dépose le matin à 10h, pour me récupérer à 18h. Il s'avère que le Phoenix Art Museum est fermé le mardi. Qu'importe, je passe l'essentiel de la journée au Heard Museum, dédié aux natifs américains (amérindiens) je tenais absolument à y aller. Mon amie Lakota, paléontologue pour la Standing Rock Sioux Tribe, Nord Dakota, a vécu en Arizona et même travaillé au Heard Museum il y a plusieurs années, c'est un très bel endroit, chargé d'émotion quand on sait ou découvre sur quoi s'est fondée l'Amérique moderne, comment s'est américanisée l'Amérique, et comment dans quelle ignorance et indifférence les masses défilent continuellement et quotidiennement. Les Mc Donalds, les KFC, le rythme et les préceptes de l'économie mondiale, le port d'arme légal, les OGM, les lobbyings, la politique misérable, la colonisation des esprits et le massacre de la biodiversité et des écosystèmes dont la pérennité des équilibres constitue le support de toute vie.

 

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Je savoure un break et une boisson dans la cour, achète quelques cartes postales, puis m'en vais marcher le long de Central Avenue.

Phoenix est telle que dépeinte dans Dark Heat, du moins, c'est ce que Barry ne cesse de souligner. Je reconnaîtrais presque que mon sentiment rejoint son affirmation. J'ai l'impression d'y être déjà passé, d'y avoir déjà vécu, de m'y tenir debout depuis un nombre important d'années, je m'y sens familier. Cette vision m'a d'abord sauté au yeux la première fois lors de l’atterrissage et de la vue que j'avais du hublot sur la métropole du désert. Un gigantisme difficilement descriptible, presque étouffant. L'affluence d'âmes urbaines et l'Histoire qui se peint et repeint. Des tas de choses me traversent l'esprit, mon esprit traverse un tas de choses, du genre effet... champ d’astéroïdes. Je ne peux en contenir que l'image floue des doux instants de l'existence filante.

 

***

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Le mercredi soir, nouvelle séance au zendo conduite cette fois-ci par Daishin. Daniel est présent, ainsi que Kyle, d'un âge proche du mien, il étudie les arts cinématographiques.

Puis une soirée spéciale débute, une cérémonie sangha honore la communauté présente, avant de jouir d'un apéritif accompagné d'un concert privé du groupe Make My Baby dont Lonna Kelley, une des membres est une amie de longue date de Barry, également pratiquante zen. Steve Weiss, autre ami de Barry qui travaille pour le cinéma indépendant, un type approchant la soixantaine, qui connaît très bien Phoenix, et le milieu cinématographique, nous régale plus tard de commentaires et d'anecdotes avec un enthousiasme très communicatif. Make my Baby en musique ça donne ça :

 

 

 

 

 

 

 

ou bien ça :  

 

 

J'ai l'occasion de visiter le Phoenix Art Museum le jeudi avec en autre la mise en avant de deux expositions spéciales, Gustave Baumann, peintre du Southwest et Frank Lloyd Wright, le précurseur et visionnaire architecte - superbe. Puis le privilège d'enchaîner ensuite, en compagnie de Daishin et de Dogo, The Practice of the Wild, le film essentiel avec Gary Snyder et l'écrivain Jim Harrison. Tous les deux excellemment bien connus de ce blog...

 

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***

Vendredi, dernière journée sur place, programme dense. J'invite tout le monde au japonais à midi. On se balade ensuite à Tempe, le long de Tempe's Lake, où le trafic aérien maintient un bruit perpétuel, et où ce lac, cette retenue d'eau semble bien incongrue avec les spécificité de l'endroit. Direction Scottsdale où l'on rencontre Patrick le gérant du Poisonned Pen, une librairie indépendante estampillée Crime novels. Barry Graham y a d'ailleurs son étagère dédiée, les trois bouquins avec mes illustrations en couverture sont présents. Ça mérite photo.

 Library

 

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Le soir direction Deus Ex Machina, la galerie, cette fois-ci est la bonne, je rencontre Michele et Richard Bledsoe dans ce lieu atypique, en fait le mot exact est: éclectique!

Ils sont charmants, déjantés, passionnés. Je me retrouve dans leur folie, leur vision.

 

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Il y a une performance poétique, avec de nombreux intervenants, Barry y performe trois de ses poèmes, et non des moindres. Vraiment un lieu intéressant.

J'offre à Michele et Richard une affiche chacun, un Tom Waits pour Michele, et l'ovni survolant Phoenix pour Richard qui prépare une expo dédiée, je crois comprendre, à ce genre d'hommage extraterrestre.

 

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Enfin, Barry nous guide vers le Bikini Lounge, un bar que je caractérise sur le moment d'inspiré de celui où débarque Clooney et Tarantino dans From Dusk Til Dawn. Trois litres de bière s'y écoulent, et Daishin consomme peu. On cause musique, on cause collaborations futures, on rit, on a beau vivre l'instant, il est rare de ne pas sentir poindre une certaine nostalgie de la page qui tourne au moment même où elle se tourne. La compassion s'applique à tous, aux autres, à soi, à toute l'existence depuis le big bang, celui qui sait opérer avec compassion et détachement, ne souffre plus des tourments mêmes que génère les interactions de vie, les relations, les sentiments, les dites forces les dites faiblesses, perfection imperfection. La vie comme elle est, parfaite comme elle est.

Shunryu Suzuki dirait :

''enjoy your problems''

 

Dogen :

“Forgetting oneself is opening oneself”

“To study the Buddha Way is to study the self. To study the self is to forget

the self. To forget the self is to be actualized by myriad things. When

actualized by myriad things, your body and mind as well as the bodies and

minds of others drop away. No trace of enlightenment remains, and this notrace

continues endlessly.”

 

Charlotte Joko Beck :

''Caught in the self-centered dream,

only suffering.

Holding to self-centered thoughts,

exactly the dream.

 

Each moment, life as it is, the only teacher. Being just this moment, compassion's way.''

 

Déstructurer la représentation du temps dans les esprits est une grande part de mon intention ces derniers mois, je pense l'avoir plutôt deux fois qu'une, retranscrit dans Solar Shiverings. Il faut pouvoir s'extirper des points de vues, croyances, contraintes ou conditionnements, par lesquels on se restreint dans un confort fictif face à l'inconnu ou notre excès d'importance propre. Car toute existence est précaire et le restera - indépendamment du schéma sociétal dans lequel elle évolue, indépendamment des priorités qu'elle s'accorde à mettre en avant pour son intérêt et confort personnel.

De retour chez eux, c'est Burritos pour combler la faim et éponger l'hydratation excessive. Il est autour de minuit trente, je n'ai pas prévu de dormir, Daishin entame une sieste, tandis que je prolonge la conversation avec Barry, je ne sais pas si je le mérite mais pour avoir fait allusion lors du déjeuner au collier bouddhiste japa-mala, remarqué sur Daniel et pour avoir vu Snyder et Ginsberg en porter lors de The Human Be-in gathering - San Francisco 1967, je reçois de la part de Barry, un présent inestimable, le japa mala ou o-juzu, 108 perles en bois avec quatre plus grosses sculptées ici en forme de tête de mort. Ce même japa mala qu'avait confectionné pour lui un moine dans le pur style southwest.

À l'heure de me déposer à l'aéroport, l'accolade est succincte avec Barry au Sitting Frog Zen Center, ''thanks so much Barry'' est tout ce que j'articule. Je monte alors en voiture avec Daishin jusqu'au terminal 2 de l'aéroport ou nous nous séparons, reconnaissants, pour les quelques jours passés ensemble, à discuter agriculture, alimentation, art et diverse littérature. Il est déjà prévu que lors de mon retour, nous rendions visite à Larry Fondation, proche ami de Barry Graham, récemment publié en France chez Fayard - Il vit à L.A.

La prochaine fois j'opterai pour le séjour prolongé, sous visa, ou termes légaux, m'autorisant la résidence - à bon entendeur...

 

Vince Larue – avril 2012  

 

Cliquez sur les images ci dessous :

Scumbo

 

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How Do You Like Your Blue Eyed Boy

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Kill Your Self: life after ego

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  Vince Larue est un artiste, écrivain, activiste, ultramarathonien - frissons solaires est son premier livre, un recueil de poèmes mélangeant diverses influences, Beat, le Zen, et tribaux. (cliquez sur l'image ci-dessous) :

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Illustrations de Vince Larue

  

 ***

 

livre_32.jpgQuand un véritable moine bouddhiste approfondit son exploration du mythe d’un Phoenix crypto-fasciste, écrasé de chaleur, tremblant de violence mais aussi d’amour, cela donne deux polars chauffés à blanc où s’enchaînent non-stop bastons mémorables et scènes de cul torrides.
Enfant de Glasgow, boxeur professionnel, moine bouddhiste, Barry Graham écrit sur la mort, sur la prison, sur les rues de Phoenix jonchées d’armes à feu, sur les désirs contrariés. Il parle de shérifs sadiques et de détenus du couloir de la mort. Ses fictions sur les dealers mexico-américains sont si convaincantes qu’on lui a demandé si son travail était autobiographique. Or il est écossais et ne deale pas… Graham a une magnifique écriture. Le blues de ses paroles rend la douleur et la joie plus poignantes. Il transforme la souffrance privée en souffrance publique. De façon suprêmement délicate.
[D’après l’introduction de Larry Fondation à Regarde les hommes mourir]
 
« En Amérique, on aime tuer les gens. Parfois légalement, le plus souvent non. Mais c’est une constante. Il arrive qu’on tue pour sauver sa peau, ou en proie à la rage ou à la terreur. Ou avec préméditation, après des heures, des jours ou des mois de préparation. J’ai assisté à deux meurtres. J’ai observé le visage de ces hommes tandis qu’ils mouraient. Et beaucoup d’autres crimes ont été commis tout près de moi. »
Barry Graham, Regarde les hommes mourir
 
            Illusory Flowers in an Empty Sky
Illustration de Vince Larue
 
Barry Graham est un écrivain reconnu internationalement, né en 1966. Journaliste, il assume également la charge d'abbé au « Sitting Frog Zen Center » à Phoenix (Arizona), où il réside. À la demande de prisonniers condamnés à mort, il a assisté à deux exécutions. Son article écrit après cette expérience, - « Regarde les hommes mourir » (« Why I Watch People Die ») a été publié dans Flaunt en 2008 et a été récompensé d’une médaille d’argent Folio. Ses textes ont également paru dans des magazines comme Harper's, Parabola, Las Vegas Life, The Arizona Republic et Scotland on Sunday. Barry Graham est l’auteur du roman The Book of Man (Serpent's Tail, 1995), choisi par l’American Library Association comme l’un des meilleurs livres de 1995, et d’un recueil de récits, Before (Incommunicado Press, 1997). Ses nouvelles apparaissent dans trois anthologies : Phoenix Noir (Akashic Books, 2009), Suspect Device (Serpent's Tail, 1998) et Intoxication (Serpent’s Tail, Londres, 1998, et Au diable vauvert, Paris 1998). 

***

"Frissons solaires d'un ange

de la désolation"

de Vince Larue

Cliquez sur l'image ci-dessous et découvrez les écrits de Vince Larue :
 
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:33

    Gary Snyder reste assez largement méconnu du grand public en Europe, mais il est vrai qu'il s'est toujours tenu à l'écart des modes pour tracer sa propre route. Ce natif du nord-ouest américain (né en 1930), présent dès les premières manifestations de la « Beat Generation » des années 1950 à San Francisco, se tenait déjà à une certaine distance des exubérances de Jack Kerouac et consorts. Il apparaît pourtant, sous le nom de Japhy Ryder, dans le roman « Les clochards célestes » de Jack Kerouac (« The Dharma Bums », 1958), dans lequel il initie ce dernier à la culture chinoise et bouddhique, et à ce que l'on n'appelait guère encore l'écologie.  

Il est aujourd’hui, après le décès d'’Allen Ginsberg en 1997, la dernière grande voix « Beat ». De 1956 à 1969, il a surtout vécu au Japon afin d'’y approfondir sa connaissance et sa pratique du bouddhisme zen. Son retour aux USA à la fin des années 1960 le voit s'’enraciner dans les Sierras de Californie du Nord, fondant famille et lieu de vie. Auteur d'’une quinzaine de recueils de poèmes, c’'est aussi un essayiste vigoureux et stimulant. On retrouve dans La pratique sauvage, publié en 1990 aux USA, les chemins de connaissances d'’un Snyder qui conjugue au quotidien liberté et discipline : la spiritualité asiatique, le monde amérindien, le souci du vivant sous toutes ses formes, le regard frais du grand voyageur. Dans ce « Walden » contemporain, c'’est bien le terme « pratique » qui nous renvoie dès le titre à Thoreau, lequel se retrouverait dans le projet décrit par Snyder dans la préface de l’'édition française : « ‘pratique’, dans le sens d'’un effort conscient, soutenu et délibéré pour apprendre à trouver une meilleure harmonie avec soi-même et avec le mode d’existence réel du monde. Nous devons nous enraciner dans le terrain le plus profond de l’'être ». Cet enracinement, nous dit Snyder, passe par la re-connaissance de notre dimension sauvage. (Traduction française d’Olivier Delbard)



    La Pratique Sauvage, préface à l'édition française de Gary Snyder :

"Ces essais trouvent leur origine dans le travail effectué avec les habitants aussi bien des régions les plus reculés de l'Alaska que du coeur de New York, sur des questions telles que l'écologie, la survie des espèces menacées, les sociétés originelles, les religions d'Extrême-Orient et les stratégies de défense de l'environnement.
Mon autre angle d'approche fur spirituel. Mon propre chemin relève d'une sorte de bouddhisme authentique dont les racines plongent naturellement dans les pratiques animistes et chamanistes. Le respect envers tous les êtres vivants fait clairement partie de cette tradition. J'ai ainsi enseigné à d'autres comment méditer pour pénétrer les étendues sauvages de l'esprit. Comme je le suggère dans l'un de ces essais, le language lui-même est finalement un système sauvage. (...)
 Le Sauvage, synonyme dans la civilisation occidentale de sauvagerie et de chaos, est, d'une façon impartiale et implacable, fondamentalement libre dans sa beauté formelle. Et son expression - la richesse de la vie animale et végétale (non compris) sur le globe, les pluies torrentielles, les vents violents et les calmes matinées de printemps, la courbe d'un météore traversant l'obscurité - est la réalité authentique de ce monde auquel nous appartenons."

Dernier poète de la beat generation (prix Pulitzer en 1975 pour son recueil Ile-Tortue), philosophe de la nature, bouddhiste initié lors de son séjour au Japon (1956-1968), fondateur d'une communauté rurale toujours active dans la Sierra Nevada et militant de l'écologie radicale, Gary Snyder est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages. La Pratique Sauvage est son recueil d'essais le plus important à ce jour.

   

"Sans domicile", un extrait de La Pratique Sauvage de Gary Snyder

Pour les bouddhistes, le terme "sans domicile" désigne un moine ou un prêtre (en japonais, shukke : littéralement "hors de la maison"). Le terme se réfère à quelqu'un qui a, dit-on, laissé derrière lui sa vie de chef de famille, les tentations et obligations du monde profane. Une autre expression, "quitter le monde", signifie se détacher des imperfections liées au comportement humain et plus particulièrement accentuées par la vie urbaine. Cela ne signifie pas que l'on prenne ses distances vis-à-vis du monde naturel. Cela a conduit certains à vivre en ermites de montagnes ou dans des communautés religieuses. On a posé la "maison" contre les "montagnes" ou la "pureté". En développant une plus large perspective du monde des sans domicile, le poète du Ve siècle Zhiang-yan dit qu'un bon ermite devrait "prendre les cieux pourpres pour cabane, la mer qui l'entoure pour point d'eau, tonnant de rire dans sa nudité, marchant en chantant, cheveux au vent". Le poète du début de la période Tang, Han-shan, est considéré comme le véritable modèle du reclus ; sa maison spacieuse touche l'extrémité de l'univers.

Depuis que j'habite à Han-shan,
Combien de dizaines de milliers d'années ont passé ?
Suivant mon cours, retiré dans la forêt près d'une source,
Je déambule, me repose et contemple à ma guise
La falaise est froide, les hommes ne viennent pas
Les nuages blancs sans cesse s'amoncellent
Les herbes tendres pour couverture,
Joyeux, la tête sur une pierre,
Je laisse ciel et terre poursuivre leur changement.

"Sans domicile" finit dans ce cas par signifier "chez soi dans l'univers tout entier". De la même manière, les plus indépendants d'entre nous qui n'ont pas perdu le sens de la totalité du lieu sont capables de percevoir leur foyer, les montagnes et les bois de la région comme appartenant à la même sphère.

"Les métaphores autour du « grand livre de la nature » ne sont pas seulement inexactes, mais aussi pernicieuses. Le monde est sans conteste saturé de signes, mais il n'est pas un texte figé contenant les archives des différentes versions existantes. Cet attachement exagéré au modèle livresque reflète depuis toujours l'idée que rien de bien intéressant ne s'est produit avant l'apparition de l'histoire écrite. Il est sûr que les systèmes écrits procurent un avantage. Ceux qui possèdent l'écrit se sont toujours perçus comme supérieurs à ceux qui en sont privés, et les peuples qui ont un Grand Livre sacré se sont toujours considérés au-dessus de ceux qui ont une religion vernaculaire, quelle que soit la richesse de ses rites et de ses mythes." 

 

        

"Sachons jouir de notre condition humaine, riche d'étincelles spirituelles et de jouissance sexuelle, mais aussi occupée par l'ambition sociale et les coups de colères stériles, tout en ne nous considérant ni plus ni moins comme un parmi tous les membres de la Grande Diversité. Sachons nous accepter tous égaux et habitants de la même terre. Abandonnons tout espoir d'éternité et arrêtons de lutter contre la saleté qu'elle qu'elle soit. On peut chasser les moustiques, se protéger de la vermine sans pour cela éprouver de la haine. N'attendons rien, soyons alertes et autonomes, attentifs et reconnaissants, généreux et directs. Calme et clarté sont au rendez-vous quand nous nous lavons les mains salies par le travail et que nous jetons un coup d'oeil furtif vers les nuages qui traversent le ciel. S'asseoir pour prendre un café avec un ami, voilà une autre joie toute simple. L'espace sauvage nous demande d'apprendre à connaître le terrain, de saluer plantes, animaux terrestres et oiseaux du ciel, de franchir crêtes et rivières, pour ensuite raconter une bonne histoire de retour à la maison.
Alors, quand les enfants sont bien au chaud dans leurs lits, lors d'une de ces grandes fêtes comme Halloween, le Nouvel An, ou le Quatre Juillet, invoquons quelques esprits, mettons la musique, et ceux et celles qui sont toujours de ce monde se laisseront aller en se libérant totalement. Voici la portée ultime du mot "sauvage" dans son sens ésotérique le plus profond et le plus angoissant. Ceux qui sont prêts pour l'aventure y parviendront. Mais surtout, s'il vous plaît, ne le répétez à personne!"     

     

       

Gary Snyder & Lawrence Ferlinghetti

     

 

Gary Snyder & Allen Ginsberg